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Statistiques de la délinquance

« Explosion » de la délinquance en novembre selon le Figaro, Manuel Valls veut un « thermomètre » fiable

Publié le 18/12/2012 • Par avec l'AFP Hugo Soutra • dans : Actu prévention sécurité, France

La publication, mardi 18 novembre 2012, de nouveaux chiffres de la délinquance par le Figaro, qui parle d'une "explosion des crimes et délits" en novembre, a suscité une charge de la droite accusant de "laxisme" le gouvernement. Interrogé par le journal conservateur, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls promet une réforme du mode d'évaluation de la délinquance au 1er janvier 2013.

Bis repetita. Après l’avoir déjà fait pour le mois d’octobre, le journal conservateur alerte sur le bilan statistique de novembre, qui « n’est guère réjouissant ».
Citant « les tableaux de bord mensuels de la police et de la gendarmerie », qui ne sont plus publiés par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), le journaliste explique que « la délinquance générale a augmenté de 5,6%, avec près de 15.000 victimes de plus en un mois » (295.000 faits constatés contre 280.000 en novembre 2011), et parle d’une « dégradation tous azimuts ».

Toujours selon l’analyse du journal conservateur propriété du sénateur UMP Serge Dassault, « les atteintes volontaires à l’intégrité physique, principalement des coups et blessures volontaires, ont augmenté de 5% (40 500 faits enregistrés) pour la même période, les atteintes aux biens,essentiellement des vols, de 6,8% (191 600 faits) et les infractions économiques et financières de 13,2%(27 000 faits).

Par la voix de son président, l’UMP s’est attaquée à la politique « laxiste » prêtée à la gauche en matière de sécurité. Avec l' »insécurité record de novembre, les Français paient le prix du laxisme socialiste », a déclaré Jean-François Copé.

« Affiner les indicateurs » –  Dans une interview au Figaro, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls insiste pour sa part sur la nécessité d’évaluer le phénomène sur la durée et sur la réforme de l’outil statistique, qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2013.

« Cela fait dix ans que l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales répète que les courbes de la criminalité ne peuvent se calculer avec pertinence que sur des durées suffisamment longues, et donc qu’une hausse subite n’existe pas scientifiquement », déclare le ministre.
« Dès mon arrivée, j’ai cessé la pratique qui consistait à fixer aux chefs de service l’évolution chiffrée qu’ils devaient atteindre en fin d’année », souligne-t-il. « Tout le monde sait que cela conduisait à des distorsions statistiques ».

En matière d’estimation de la délinquance, M. Valls veut « rétablir un thermomètre qui fonctionne et qui donne le vrai état de la température, sans qu’on l’ait préalablement passé au congélateur ». « C’est pourquoi, notamment, je généralise la préplainte en ligne », ajoute-t-il.

« La violence a augmenté sans discontinuer depuis vingt ans », analyse-t-il. « Il ne s’agit pas de perpétuer un système dans lequel la sous-déclaration et, hélas, trop souvent, la difficulté de déposer plainte sont très importantes. Il s’agit d’avoir enfin le courage d’assumer la révélation de tous les actes de délinquance, par exemple en matière de violences intrafamiliales et à l’égard des femmes. »

« Ma responsabilité n’est pas de minimiser les chiffres de la délinquance, mais de mener une politique efficace », martèle le ministre.
Pour la première fois en novembre, l’ONDRP n’a pas publié de bilan mensuel de la délinquance. Raison invoquée: une « distorsion » de données entre la police et la gendarmerie, dont les chiffres ont explosé suite à la mise en place récente d’un nouvel outil informatique de recueil de plaintes.

Dénonçant « le bluff médiatique du ministre de l’Intérieur », le député R-UMP Eric Ciotti demande au Premier ministre « de mettre fin à cette politique laxiste », tandis que Bruno Beschizza, chargé à l’UMP des questions de sécurité, évoque une « instrumentalisation cynique » visant à « présenter un bilan de la gauche satisfaisant » à terme.

La question des statistiques de la délinquance et de leur hausse soudaine avait déjà suscité un violent différend gauche-droite mi-novembre.
Manuel Valls avait alors affirmé que ces chiffres résultaient de « manipulations » et d’une « instrumentalisation » imputables à l’ancien gouvernement, rappelant son intention de réformer les méthodes statistiques.

L’ONDRP avait confirmé une hausse de « certains indicateurs » de la délinquance en zone gendarmerie, qu’il faut « analyser » en la mettant notamment sur le compte d’un nouvel instrument de collecte des plaintes utilisé par elle depuis quelques mois.

Fin novembre, M. Valls était lui même tombé dans le piège des statistiques de la délinquance, en faisant état d’une baisse « significative » des violences aux personnes en novembre, avant la publication officielle de ce bulletin qui ne compare jamais la délinquance d’un mois sur l’autre.

A quoi ressemblera le prochain outil statistique ?

Dans son interview, Manuel Valls ne détaille pas la façon de réformer l’outil statistique. La raison est simple selon des sources proches de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), chargé de la divulgation officielle des chiffres: elle serait un véritable casse-tête.

Il serait ainsi envisagé d' »affiner les indicateurs » voire d’en créer de nouveaux « en fonction de l’évolution de la délinquance ».

Pour le criminologue Alain Bauer, « la question est comment on interprète » ces chiffres qu’il « suffirait d’analyser sans faire de propagande ».
M. Bauer préconise que ce soit désormais les enquêtes de victimation, réalisées auprès des Français sur leur vécu de la délinquance, qui constituent désormais le bilan annuel de la délinquance.

Un bilan annuel reste prévu début janvier, sans que l’on sache exactement sous quelle forme il sera présenté. Quel sera-t-il? Pour tout ministre de l’Intérieur, c’est, disent les spécialistes, un « passage obligé ».

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