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Patrimoine

Quatre ans de travail pour inscrire le fest-noz au patrimoine de l’Unesco

Publié le 13/12/2012 • Par Stéphanie Stoll • dans : Régions

Avec le soutien de 72 collectivités, au premier chef desquelles figure le conseil régional de Bretagne, l’association culturelle Dastum a obtenu, le 5 décembre 2012, l’inscription du fest-noz au registre du patrimoine culturel immatériel.

Après le maloya réunionnais, le compagnonage ou le repas gastronomique, l’Unesco a ajouté au registre du patrimoine culturel immatériel (PCI) de l’humanité, mercredi 5 décembre 2012, le fest-noz des Bretons. En réunissant lors de cette « fête de nuit », danseurs, chanteurs et musiciens, cette pratique culturelle assure la transmission et la modernisation d’un répertoire musical et dansé, tout en étant vecteur de lien social.

« L’enjeu, c’est la reconnaissance de la culture populaire, commente Jean-Michel Le Boulanger, vice-président du conseil régional chargé de la culture. On se bat contre la hiérarchie dans les politiques culturelles, entre des cultures savantes et des cultures populaires qui seraient soutenues localement et tenues en infériorité. Les cultures populaires touchent aussi à l’universel. »

Tout commence en décembre 2008 – L’association Dastum (« collecter » en breton), spécialisée, depuis 1972, dans le collectage et la transmission du patrimoine oral de Bretagne, a piloté le dossier de l’Unesco. Ce travail débute en décembre 2008, lors d’un colloque au cours duquel deux cents participants étudient la convention de l’Unesco sur le PCI (voir encadré). En 2009, Dastum rédige et diffuse un appel à la reconnaissance du patrimoine culturel immatériel en Bretagne, auquel souscrivent 72 collectivités (dont le conseil régional) et 7000 pétitionnaires. L’association organise aussi un débat public, en centre Finistère, en juin 2010.

Techniquement, le dossier est bouclé en mars 2011. Un colloque universitaire, à Rennes, offre alors aux élus bretons une opportune opération de lobbying auprès de représentants japonais et flamands de l’Unesco. Néanmoins, l’institution internationale, qui fait alors face à un embouteillage de dossiers, contraint la France à ne présenter qu’une candidature cette année-là (l’équitation de tradition française). Le ministère de la Culture ne transmettra donc celle du fest-noz qu’en 2012.

Sentiment d’identité – « Le processus est long car il faut prouver à l’Unesco que c’est une communauté entière qui se mobilise et que cette mobilisation n’est pas factice, précise M. Le Boulanger. Il faut que cette communauté reconnaisse l’élément culturel comme faisant partie de son patrimoine, que ce patrimoine se recrée en permanence, qu’il procure un sentiment d’identité et qu’il respecte la diversité culturelle. Par exemple, l’urbanisation influe les pratiques actuelles du fest-noz. Et en hiver, il y a des festoù-noz tous les week-ends, ce n’est pas un objet touristique ! »

Outre un soutien politique, le conseil régional a apporté à Dastum un soutien financier de 15000 euros.

Le patrimoine culturel immatériel dans la convention de l’Unesco

La France a ratifié, en 2006, la convention de l’Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003) ; le PCI porte sur des pratiques humaines, à la différence des 962 sites du « patrimoine mondial naturel et culturel » régi par un traité de 1972.
Dans son article 2, le texte de 2003 précise que le PCI « transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine ». La convention distingue une liste représentative du PCI (art. 16) et une liste nécessitant une sauvegarde urgente (art. 17). La liste représentative compte désormais 150 éléments et la liste nécessitant une sauvegarde urgente 20 éléments.
« Il s’agit d’un impact international, qui souligne l’aspiration des communautés à ce que leur culture soit reconnue et respectée, commente Charles Quimbert directeur de l’association Dastum jusqu’à l’automne. La notion de patrimoine culturel immatériel devient synonyme d’un humanisme qui cherche à construire un avenir et non à préserver un passé. À l’inverse, voyons-nous poindre les méfaits d’une patrimonialisation excessive prédits par certains ethnologues ? » Une question qui sera abordée, à Brest, les 14 et 15 décembre lors des deuxièmes rencontres du PCI en Bretagne.

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