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Jeunesse

Pauvreté chez les jeunes : « Les collectivités locales doivent absolument se coordonner »

Publié le 13/12/2012 • Par Michèle Foin • dans : France

23 % des jeunes vivent en dessous du seuil de pauvreté, selon le premier rapport de l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (Injep), rendu public le 4 décembre 2012. Victime d’une précarisation croissante, la jeunesse est devenue le catalyseur des problèmes sociaux les plus urgents. Antoine Dulin, membre du groupe des organisations étudiantes et des mouvements de jeunesse et rapporteur d'un avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur l'amélioration du recours aux droits sociaux des jeunes, explique le rôle que peuvent jouer les collectivités locales pour endiguer le phénomène.

Dans un avis du CESE, vous préconisez d’inscrire la question de l’accès aux droits sociaux dans la réflexion de l’Association des régions de France (ARF) relative au service public régional de l’orientation, de la formation et de l’emploi des jeunes.
Qu’entendez-vous par là ?

Il n’y a aujourd’hui aucune coordination de la question de la jeunesse au niveau de l’Etat. Avec la récente tenue du comité interministériel de la jeunesse, qui ne s’était pas réuni depuis 20 ans, on attend d’avoir enfin une articulation des différents sujets comme l’emploi, la santé, l’enseignement, l’exclusion ou la famille.

Or de multiples acteurs locaux – CCAS, communes, intercommunalités, CAF, conseils généraux, régions, missions jeunesse… – sont venus, au fil des années, pallier le manque d’implication de l’Etat à l’égard de la jeunesse, chacun y allant de son propre dispositif.

Il manque aujourd’hui un chef de file capable de réunir tous les acteurs et de coordonner leurs actions. La région semble la plus à même de remplir ce rôle.
Il faut dorénavant penser à une politique globale de la jeunesse au niveau régional, au-delà de l’orientation et de la formation des jeunes.

Quel rôle auraient les collectivités dans l’amélioration du recours aux droits sociaux des jeunes ?

Je vois plusieurs niveaux d’intervention possibles. Le premier concerne la sensibilisation à l’accès aux droits sociaux. Je pense ainsi à l’exemple de Champagne-Ardennes, qui a développé le tourisme administratif.
Les jeunes y comprennent mieux les institutions et la collectivité instaure un premier contact avec ses futurs usagers.

Le deuxième levier concerne la participation des jeunes à l’élaboration des politiques publiques. Trop souvent, les politiques jeunesse sont pensées sans les usagers.

Bien sûr, beaucoup de collectivités ont mis en place des conseils de jeunes, mais ils sont davantage pensés dans l’optique d’apprentissage de la citoyenneté que de réelle participation à la politique publique.

Or sur une question précise, comme celle de la mobilité par exemple, pourquoi ne pas réunir un panel de jeunes, sous forme de jury citoyen, qui participe à la construction de cette politique publique ?

Autre piste, qui s’inspire du Québec : inclure, dans toute délibération d’une collectivité locale, un paragraphe qui concerne les questions de jeunesse et oblige la collectivité locale à penser l’effet de sa politique sur le public jeune.

Le troisième niveau d’intervention concerne la coordination. Il faut à tout prix éviter le millefeuille des dispositifs auxquels les jeunes ne comprennent plus rien.
Bien sûr, cette coordination se fera d’autant mieux que l’on aura mis fin aux critères d’âge.

Pourquoi cela ?

Lorsqu’un jeune appelle le 115 et qu’il a moins de 18 ans, il est orienté vers le conseil général. S’il a 19 ans, c’est le Samu social. Trop de dispositifs dépendent de critères d’âge, alors qu’il faudrait plutôt penser en termes de parcours progressif d’acquisition de l’autonomie.

Si les jeunes pouvaient bénéficier du droit commun, on éviterait cet empilement de dispositifs qui n’empêchent pas un jeune sur quatre de tomber dans la pauvreté.

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