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Soutien à la parentalité

Le maire, ni père Fouettard ni père la morale

Publié le 10/12/2012 • Par Pascal Weil • dans : Actu experts prévention sécurité, Dossiers prévention-sécurité

Valoriser les compétences des parents ou favoriser une approche plus contraignante afin de les responsabiliser : la controverse semble aujourd’hui dépassée par les élus locaux.

Aide et soutien à la parentalité, responsabilisation des parents… les appellations varient, mais désignent la même préoccupation : toucher des administrés en difficulté avec leurs enfants absentéistes, en situation de mal-être, ayant commis des incivilités ou inscrits dans des conduites à risques. Des parents qui, entend-on souvent, ne savent ni comment s’y prendre ni vers quelle institution se tourner.

Retour en arrière. En mars 2007, le maire est propulsé sur le devant de la scène. Cheval de bataille du gouvernement alors en place, la responsabilisation parentale s’invite dans le débat suscité par la loi relative à la prévention de la délinquance. Trois nouveaux dispositifs voient le jour : le conseil pour les droits et devoirs des familles (CDDF), le contrat de responsabilité parentale et le stage de responsabilité parentale. L’objectif est de répondre à la défaillance supposée des parents et de rétablir leur autorité.

Représenter l’autorité publique – Emblématique, le CDDF, qui prend la forme d’une « commission de remontage de bretelles », raille-t-on alors, se heurte à la réticence des élus, soucieux de ne pas se transformer en « shérif » ou « père Fouettard », selon le mot de Jacques Pélissard, président de l’Association des maires de France.

Cinq ans après, quel bilan tirer ? « Faire entrer le maire dans la chaîne pénale n’était pas souhaitable », avance Jean-Luc Deroo, maire (PS) d’Halluin (20 100 hab., Nord) et initiateur des « ateliers parents » et des forums de parentalité, qui, depuis douze ans, font référence dans le secteur. « Toutefois, reconnaît-il, cet élu a son rôle à jouer dans l’expression de l’autorité publique.»
Un propos largement repris par ses homologues, qui, dans leur grande majorité, n’ont pas eu besoin de créer une structure ad hoc pour organiser des rendez-vous en face-à-face avec les familles. « Le rôle du maire n’est pas d’intervenir dans les familles, fonction dévolue aux travailleurs sociaux, mais de les accompagner, estime Roger Vicot. Dans notre commune, poursuit le maire (PS) de Lomme (27 600 hab., Nord), nous avons développé un projet éducatif global comprenant une dimension de soutien à la parentalité importante. La mairie n’est pas un opérateur en tant que tel. Elle est “facilitatrice”. »

Une fonction de coordination – Le ressenti est identique à Toulouse (440 200 hab., Haute-Garonne), où, selon Claude Touchefeu, adjointe au maire (PS), l’édile « a pour rôle d’accompagner les parents qui ne savent pas s’y prendre. Il a une fonction de coordination et peut mobiliser un partenariat très large, en matière de réussite éducative, de prévention précoce et de médiation familiale ». En clair, le premier magistrat remplit ici sa mission de pilote de la prévention : il vise avant tout la réorientation des familles vers le bon interlocuteur.
« En tant qu’autorité de proximité, il a la capacité de mobiliser des services municipaux et de solliciter d’autres professionnels », renchérit Grégoire Turkiewicz, consultant au service « conseil et évaluation des politiques publiques » au centre de gestion de la FPT des Bouches-du-Rhône. Et ce, dans un champ d’action qui semble ainsi bien délimité : d’un côté, l’action sociale, qui revient au conseil général, de l’autre, l’action judiciaire pour des enfants délinquants et, le cas échéant, leurs parents.

Proposer sans imposer – Pour autant, au vu des débats souvent polémiques sur l’immixtion de l’élu dans les affaires familiales, l’articulation entre prévention de la délinquance et soutien à la parentalité ne semble pas toujours très claire. « Le soutien à la parentalité est l’un des outils au service de la prévention de la délinquance, il n’en est ni l’alpha ni l’oméga. La démarche doit être globale, en agissant sur la famille dans toutes ses acceptions : parents, enfants, fratrie, etc. », indique le maire (UMP) de Tarascon (13 200 hab., Bouches-du-Rhône), Charles Fabre, qui a mis en place une « cellule de citoyenneté et de tranquillité publique » (CCTP).
A travers cette structure originale, qui rayonne en Provence-Alpes-Côte d’Azur sous l’impulsion du député-maire (UMP) de Châteaurenard (156 000 hab., Bouches-du-Rhône), Bernard Reynès, l’édile recourt à la fois au rappel à l’ordre et à des mesures de soutien et de conseil à la fonction éducative mises en oeuvre par des associations spécialisées. « Le maire propose, mais n’impose pas ce type de mesures. Les familles sont libres de les accepter ou non », précise Charles Fabre.

Respect de l’institution familiale – A l’inverse, selon l’adjointe au maire (UMP) de Bordeaux (236 700 hab., Gironde) Véronique Fayet, le premier magistrat de la commune n’a « ni les compétences ni le mandat » pour intervenir dans les familles. « Il faut donc prendre la parentalité dans un sens large et positif. On ne fait pas du soutien aux parents pour lutter contre la délinquance, mais pour favoriser la réussite des enfants. Ce qui est fait sous la contrainte est peu fructueux. Les parents n’ont pas besoin de sanction, mais d’être soutenus dans un lieu d’épanouissement qui vaut tous les CDDF ».
« L’articulation entre les deux démarches est possible, conclut Claude Touchefeu, à Toulouse, mais assortie d’une règle d’or : celle qu’aucune institution ne doit être soumise à une autre. Le maire est dans son rôle d’animateur et de coordinateur. L’institution familiale doit aussi être respectée dans sa capacité à prendre en compte ses difficultés», souligne-t-elle.

Volet d’une politique familiale ou levier de la politique de prévention, le soutien à la parentalité reste encore d’actualité.  Il demeure une priorité de la prévention, malgré les financements modestes du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) pour 2013 (lire l’encadré p. 22). « La responsabilisation parentale en tant que politique individualisée vise des catégories identifiables, les parents et les jeunes. Aujourd’hui, les outils existants ne semblent pas remis en cause par les orientations 2013 du FIPD », précise Grégoire Turkiewicz.

Le FIPD 2013 place les jeunes au premier plan

Les jeunes constituent le public prioritaire du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) 2013, de sorte que la moitié des crédits nationaux, hors vidéosurveillance, soit environ 18 millions d’euros, devront leur être consacrés.
Au titre des axes d’intervention à financer, la circulaire du 31 octobre 2012, adressée aux préfets, évoque notamment les actions dans le champ de la parentalité, celles « d’aide aux familles en difficulté dès lors qu’elles visent à prévenir concrètement la délinquance ». Déjà, en 2012, « la responsabilisation des parents » figurait parmi les réponses ciblées d’un programme de prévention de la délinquance des jeunes.
Ces actions locales en matière de responsabilisation parentale ont été financées à hauteur de 300 000 euros, cette année. « Il importe de toucher les parents qui en ont le plus besoin et qui doivent être les plus concernés par des mesures visant la restauration de l’autorité parentale », précisait la circulaire de 2012.

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