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Emploi

Ile-de-France. L’aide financière du conseil général du 93 aux grévistes de PSA Aulnay contestée par l’opposition

Publié le 05/04/2007 • Par La Rédaction • dans : Régions

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Le conseil général de Seine-Saint-Denis a indiqué le 3 avril avoir voté « une aide exceptionnelle » de 20.000 euros aux salariés de PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en grève depuis le 28 février. Mais le 5 avril, l’opposition UMP au conseil général (PCF) a annoncé son intention de déposer un recours contre cette décision.
Il est prévu que l’aide soit versée sous forme d’aides sociales aux familles des grévistes via une association, « Entraide solidarité Salarié 93 et Famille », reçue le 2 avril par le président PCF du conseil général, Hervé Bramy, précise l’instance départementale dans un communiqué.
Le conseil général « affirme aujourd’hui sa solidarité avec les familles des salariés » et cette solidarité « doit être comprise par la direction de l’entreprise comme une forte exigence de vraies négociations sur les salaires et le recul de la précarité », explique Hervé Bramy.
Patrice Calméjane, membre UMP de la commission permanente et maire de Villemonble a quant à lui annoncé sa décision de «déposer dans les prochaines semaines un recours gracieux devant le préfet contre ce détournement de fonds publics au service d’une action politique ».
Le maire de Villemonble se réserve aussi la possibilité d’un recours ultérieur devant le tribunal administratif, rappelant que « plusieurs arrêts du Conseil d’Etat confirment l’interdiction pour une collectivité de s’immiscer dans un conflit politique ou collectif via des subventions ». Les deux recours ne sont pas suspensifs.
Patrice Calméjane rappelle que les aides aux familles en difficulté « doivent relever du droit commun », et donc des centres communaux d’action sociale.
Les syndicats avaient de leur côté commencé le 2 avril à distribuer aux grévistes des chèques de solidarité, en général de 200 euros, fruit des 94.000 euros de dons recueillis depuis le début du conflit auprès de salariés solidaires.
Les ouvriers en grève (environ 400 sur 4.500 salariés) ont reconduit le 2 avril au matin leur mouvement après une réunion avec la direction qui les a laissés insatisfaits, celle-ci refusant de négocier sur les salaires, selon Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, qui notait cependant « un changement de ton » de la direction de l’usine.
Selon Jean-Pierre Mercier, PSA a proposé aux grévistes une prime exceptionnelle de 50 euros, la réduction de 50% du prix du transport en bus collectif jusqu’à l’usine, une compensation en jour de repos de deux samedis travaillés sur quatre et le paiement d’une journée de grève.
Soutenus par cinq syndicats de l’usine (CGT, CFDT, SUD, CFTC et Unsa), les grévistes réclament une augmentation de 300 euros, un salaire minimum d’embauche de 1.525 euros nets, le départ en préretraite des plus de 55 ans et l’embauche des intérimaires.

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