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Vidéosurveillance

« La phase d’incitation à l’équipement est maintenant derrière nous » – Jean-Louis Blanchou, ministère de l’Intérieur

Publié le 10/12/2012 • Par Hervé Jouanneau • dans : A la Une prévention-sécurité

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Intérieur
Dans un entretien accordé au Club prévention sécurité, le préfet Jean-Louis Blanchou, délégué interministériel à la sécurité privée et responsable de la mission « vidéoprotection » au ministère de l’Intérieur dresse un bilan du plan national d'équipement lancé en 2007 qui a, selon lui, complètement joué son rôle". En outre, il évoque le choix gouvernemental de réduire les crédits "vidéos" dans l'enveloppe du fonds interministériel de prévention de la délinquance 2013 et annonce, en conséquence, que les aides financières de l'Etat seront désormais plus sélectives.

Cinq ans après le lancement du plan national d’équipement par Michèle Alliot-Marie, quel état des lieux dressez-vous de la vidéoprotection en France ?

Le plan national d’équipement, lancé en 2007 s’est traduit par un déploiement important de caméras de voie publique. Fin 2011, on en dénombrait environ 38 000 sur le territoire. Cet élan a mécaniquement entraîné un regain d’intérêt dans le secteur privé –entreprises, commerces mais aussi particuliers – pour les dispositifs de vidéoprotection. Au total, le ministère de l’Intérieur estime aujourd’hui à 1 million le nombre de caméras installées en France.

L’objectif initial du gouvernement était de tripler le nombre de caméras de voie publique, soit de passer de 20 000 à 60 000. Un objectif, donc, loin d’être atteint. Comment l’expliquez-vous ?

Les chiffres avancés polluent le débat. En réalité, cette estimation de départ – 20 000 caméras en 2007 – a été faite de façon empirique, sans qu’on ne dispose de véritables outils d’inventaire. Il nous est apparu a postériori que ce chiffre était largement surestimé par rapport à la réalité. Un ordre d’idée plus raisonnable se situe autour de 10 000 caméras. De fait, le plan national d’équipement a de mon point de vue complètement joué son rôle.

Le précédent gouvernement avait fait de la vidéoprotection la « priorité numéro un » de sa politique de prévention de la délinquance. Ce n’est visiblement plus le cas aujourd’hui : les crédits « vidéo »du fonds interministériel de prévention de la délinquance pour 2013 devraient baisser de 30%. Quelles vont en être les conséquences ?

Sous réserve du vote définitif du projet de loi de finances, le développement de la vidéoprotection devrait bénéficier de 20 millions d’euros en 2013 : 10 millions issus du FIPD et une rallonge de 10 millions obtenue en octobre à l’Assemblée nationale. Dans un contexte de restriction budgétaire général, il est normal que la politique d’aide au financement de la vidéoprotection participe à l’effort collectif mais l’enveloppe permettra d’aider encore de nombreux projets. Nous allons d’une part cibler notre aide financière vers les projets qui nous paraissent les plus pertinents, en fonction notamment de l’insécurité enregistrée localement. Il s’agit donc d’établir des priorités en nous appuyant sur l’expertise de la direction générale de la gendarmerie nationale et de la direction générale de la police nationale. D’autre part, comme l’indique une annexe du 26 novembre à la circulaire FIPD, nous allons moduler les taux de financement de l’Etat.

En clair, nous allons privilégier les projets d’installation dans les zones de sécurité prioritaire (ZSP) qui seront subventionnés à hauteur de 50%. Les autres projets d’installation bénéficieront d’une aide qui se situera entre 20 et 40%. De même, les projets portés par les bailleurs sociaux ne seront financés par le FIPD que s’ils prennent place dans une ZSP.

Faut-il y voir un coup d’arrêt au déploiement de la vidéoprotection ?

Non. Mais c’est en tous cas une inflexion à la politique publique que nous menions jusqu’ici. La phase d’incitation à l’équipement, au cours de laquelle il nous a fallu montrer l’utilité et l’efficacité de la vidéoprotection, est maintenant derrière nous. Il nous faut être plus sélectif et nous concentrer sur les territoires les plus exposés à la délinquance, et sur les projets qui viendront améliorer l’efficacité des moyens humains sur le terrain.

La question de l’efficacité a donné lieu à de nombreuses polémiques. Quelle est votre position aujourd’hui ?

Sur le plan politique, le clivage idéologique qui a prévalu au départ a disparu. Nous avons observé un basculement en 2010. Plusieurs facteurs ont contribué à ouvrir les esprits : la pression sociale qui s’est exercée sur les élus, les enseignements des enquêtes menées par les inspections générales du ministère de l’Intérieur, les progrès en termes de contrôle et le rôle rassurant dévolu à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Certes, des réticences politiques peuvent subsister ici ou làdans certaines grandes villes et dans certaines formations politiques, mais les discours clivants consistant à voir dans la vidéoprotection une panacée ou, au contraire, un outil inutile, nous semblent appartenir au passé.

Le débat sur l’évaluation est donc, selon vous, révolu ?

Il a changé de nature. Tout le monde reconnaît aujourd’hui qu’il est nécessaire de réunir un certain nombre de conditions pour que la vidéo soit utile. En l’occurrence, il faut définir des objectifs précis, considérer les caméras comme un élément parmi d’autres de la panoplie de prévention de la délinquance, et, nécessairement, l’adosser à une présence policière sur le terrain. De même, nous savons désormais que cette technologie donne une efficacité maximum dans les zones délimitées voire confinées comme les transports, les centres commerciaux.

Le questionnement porte aujourd’hui sur les bonnes conditions d’utilisation des caméras. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé un appel à candidatures en vue de faire réaliser une étude méthodologique portant sur l’évaluation de la vidéoprotection. Les offres reçues sont en cours d’analyse. Le candidat qui sera retenu devra dresser un état des lieux des évaluations menées à l’étranger et dégager des pistes méthodologiques pour évaluer nos dispositifs au plan local. L’évaluation, qui doit être un préalable à tout projet d’extension d’un système existant, est notre prochain chantier.

L’une des ambitions de votre prédécesseur était de faire diminuer les coûts souvent élevés du matériel. Quelle est aujourd’hui la tendance ?

Je constate que les projets ne sont pas moins chers mais je constate aussi que les performances des matériels ont nettement augmenté au cours des trois dernières années. Surtout, il est très difficile de comparer les dispositifs entre eux : un dispositif de pointe à base de transmission 3G ne présente pas les mêmes fonctionnalités qu’un système relié par la fibre optique. L’un et l’autre peuvent avoir leur intérêt et leur validité. Les comparer n’a pas de sens. Tout dépend des objectifs assignés à la vidéoprotection.

Au demeurant, nous avons décidé, dans le cadre du FIPD, de plafonner le montant éligible à une subvention : l’Etat n’apportera son aide financière que si le coût ramené à une caméra est inférieur à 20 000 €. Ainsi, nous voulons inciter les porteurs de projets à privilégier des solutions économiques. D’ores et déjà, cette année, plusieurs projets ont été écrétés car trop onéreux.

Quel est au total le montant des investissements consacrés à la vidéoprotection ?

L’Etat a dépensé 30 millions d’euros en 2010 et 30 millions en 2011. Pour ces deux années, nous avons subventionné les projets à hauteur de 40 % en moyenne. Le reste incombe aux collectivités locales. Globalement, de 2007 à 2012, l’aide de l’Etat s’est élevé à 133 millions d’euros pour la vidéoprotection.

Où en est-on des raccordements des systèmes de vidéoprotection aux services de police et de gendarmerie nationales ?

C’est sans doute l’une des principales évolutions de ces dernières années. Nous avons financé 17 CSU en 2010 et 46 en 2011. Concernant le déport d’images, nous en avons financé 42 en 2010, 53 en 2011. Cela signifie qu’on ne travaille pas simplement pour faire de l’élucidation mais véritablement en temps réel, en complémentarité croissante avec les forces de l’ordre. C’est pour nous un indicateur qualitatif important. Le fait que le coût des projets ne baissent pas traduit ici le souci de s’équiper avec un matériel de meilleure qualité afin d’améliorer l’efficacité des systèmes.

Qu’en est-il de la formation des opérateurs ?

Nous avons beaucoup travaillé avec le CNFPT pour définir des programmes de formation destinés aux opérateurs et aux chefs de service dans les CSU. Mais je dois faire observer qu’aucune ville n’a fait une demande de crédits FIPD en 2012 pour financer des projets de formation. Pas une seule. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas besoin de formation. Je pense plutôt qu’il n’y as pas besoin d’aide au financement de formations, les élus qui forment leur personnel faisant appel à leurs propres canaux de financement.

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