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Economie

Pour Nicole Bricq, « les régions doivent être les pilotes de l’export »

Publié le 05/12/2012 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France

nicole bricq
JOEL SAGET / AFP
Dans une interview accordée à La Gazette, la ministre du Commerce extérieur défend le rôle des régions au sein de la Banque publique d’investissement. Pour Nicole Bricq, les grandes réalisations des collectivités locales doivent servir de vitrine au « Made in France ».

Des plans « export » régionaux

Pourquoi souhaitez-vous vous appuyer sur les régions pour redresser la balance commerciale ?

Je suis une régionaliste convaincue. Je considère que pour réussir à l’étranger, il faut une assise territoriale. Ce n’est pas toujours le cas aujourd’hui. Sur dix entreprises qui vont pour la première fois à l’export, seules trois se maintiennent à l’international une année après. Il faut donc davantage sélectionner et accompagner au plus près ces PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI).
Les régions, dont le rôle de chef de file dans le domaine du développement économique va être renforcé par l’acte III de la décentralisation, sont les plus à même de faire ce travail. Voilà pourquoi, j’ai souhaité, dès mon arrivée, qu’elles soient les pilotes de l’export. C’est tout le sens du partenariat que j’ai passé avec elles le 18 septembre.

Ne redoutez-vous pas que les régions favorisent des « canards boiteux » ?

Au contraire, nous nous appuyons sur ce qui marche. Les régions sont dans les pôles de compétitivité. Elles ont des fonds d’investissement qui fonctionnent. Et, surtout, elles ont pris des engagements précis le 12 septembre à l’Elysée. Sur la partie « export », le pacte Etat-régions prévoit une augmentation dans les 3 ans du nombre de PME et ETI exportatrices de 10 000, alors que ce chiffre, qui s’élève à 117 000 en 2012, est en baisse régulière.

Les plans régionaux pour l’internationalisation des entreprises que vous appelez de vos vœux avant le 31 mars 2013, n’ajoutent-ils pas une nouvelle couche au millefeuille de l’action économique ?

Non, ils sont simplement destinés à donner la priorité à l’exportation, dans le respect du principe constitutionnel de libre administration. Ils ont d’ailleurs vocation à s’intégrer dans les actuels schémas régionaux de développement économique. Je ne fais donc pas un Xème Plan. Je ne monte pas une usine à gaz. Je n’ai pas le temps pour cela.
J’ai un objectif que m’a fixé le Premier ministre : arriver à l’équilibre de notre balance commerciale hors énergie sur l’ensemble du quinquennat. Je dois gagner à l’export 20 à 25 milliards d’euros dans un univers de plus en plus concurrentiel. Les objectifs sont faits pour être atteints.

Quel rôle les pôles de compétitivité doivent-ils jouer en ce sens ?

A l’étranger, les entreprises françaises ont du mal à jouer groupées. Les pôles de compétitivité leur offrent une visibilité commune. Quand le ministère de l’économie russe vient à Paris, il me parle de nos pôles. C’est tout à fait intéressant, car son grand pays est en pleine croissance…

Le label « Pôle de compétitivité » s’impose donc à l’international…

Grappes, clusters, nuages, appelons cela comme on veut… L’important, c’est que ces rapprochements entre le monde de la recherche et les entreprises puissent être mis au service de l’export.

Un volet international pour la BPI

En quoi la BPI favorisera-t-elle les exportations ?

J’ai insisté, cet été, auprès de la mission de préfiguration de la Banque publique d’investissement supervisée par Bruno Parent pour que la BPI comprenne un volet « international ». C’est le cas dans le projet de loi.
La BPI aura pour mission principale de démocratiser le crédit, c’est-à-dire l’ouvrir aux PME et ETI exportatrices. C’est indispensable car les banques sont de plus en plus rétives et ces entreprises ont besoin de trésorerie. La BPI leur donnera des fonds de roulement.
Dans le cadre de sa seconde activité, séparée de la première, elle fournira aussi des capitaux, grâce notamment à la mutualisation des fonds d’investissement des régions.

Quand la BPI sera-t-elle opérationnelle ?

Nous devons aller vite. Le projet de loi devrait être voté avant la fin de l’année. Quoiqu’il en soit, la banque démarrera dès le 1er janvier 2013. Elle sera un instrument pour la conquête de nos entreprises à l’international. C’est tout le sens du levier 5 du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi présenté par le Premier ministre, le 6 novembre, au lendemain de la remise du rapport « Gallois ». C’est dans cette perspective que la BPI offrira un accompagnement personnalisé et très fort pour 1 000 PME et ETI exportatrices au fort potentiel de croissance.

Qu’apportera la BPI aux autres entreprises ?

Pour les PME, l’Etat propose aujourd’hui plusieurs produits Coface (1) et Oséo. La banque publique d’investissement distribuera la totalité de ces produits et un travail est engagé en vue de les rationaliser et de les simplifier autant que possible. Il est aussi important que des développeurs d’Ubifrance (opérateur commercial de l’Etat) puissent exister dans la BPI, au niveau régional.

Quel rôle ces développeurs d’affaire peuvent-ils jouer ?

Ils peuvent aider les entreprises à élaborer leur stratégie export, à trouver les bons partenaires de leur développement international, à sélectionner la bonne démarche de prospection, notamment à travers les salons à l’étranger. Ils sont en relation étroite avec les services régaliens des Etats qui, dans certains pays, exercent une influence déterminante.

Les collectivités locales, vitrines du « made in France »

La France ne compte-t-elle pas trop d’ambassades économiques, notamment régionales ?

Sur certains salons internationaux, je vois la différence avec d’autres pays, c’est certain. L’Etat lui-même a deux opérateurs : un pour l’agro-alimentaire, un autre pour mon ministère. Avec mon collègue Guillaume Garot (NDLR : ministre délégué à l’agroalimentaire), nous voulons nous mettre sous un seul pavillon : le pavillon France.
Pour ce qui est des collectivités territoriales, je ne suis pas caporal-chef… La question des ressources se posera pour elles… Alors, elles conventionneront.

La région Ile-de-France est-elle dans son rôle quand elle favorise l’ouverture d’une représentation économique en Iran ?

La région Ile-de-France, je la connais bien. C’est celle qui dépense le moins en frais de fonctionnement. Le projet que vous évoquez ne relève pas d’elle mais du fonds mondial des villes et il n’a pas coûté le moindre euro au contribuable francilien. Il n’y a donc rien de sérieux là-dedans.
Au contraire, les réalisations de la région sont une vitrine ! Alstom et RATP Développement mettent en avant ce qu’ils font ici quand ils vont en Arabie-Saoudite. En janvier, lors de mon voyage en Chine, qui affronte d’énormes problèmes urbains, j’évoquerai la filière « Ville durable » que nous sommes en train de créer.
Déjà, lors de ma visite à Moscou, l’adjoint au maire s’est montré très intéressé par le Grand Paris. Il est d’ailleurs venu ici : non seulement il a vu Bertrand Delanoë, mais il a aussi rencontré les architectes de l’Atelier international du Grand Paris.

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Commentaires

Pour Nicole Bricq, « les régions doivent être les pilotes de l’export »

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rockfeller

06/12/2012 02h48

Madame avec tout le respect possible, « je dois gagner à l’export » cela ne sera pas vous mais les forces économique de ce pays; croyez vous vraiment face aux groupes coréens et chinois que la PME innovante de Trifoullis soutenue par la Région X va faire le poids ? Etes vous naïve pour ne pas voir la concurrence acharnée que se feront nos petits régions de France entre elles. A part payer des voyages à l’étranger pour des élu-es comme cela se fait déjà…je ne vois pas

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