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Cet article fait partie du dossier Congrès des maires 2012 : les élus face à la rigueur |
CONGRÈS DES MAIRES 2012
Sommaire du dossier
En marge de l’atelier « Pour une égalité numérique des territoires » qui se tenait au Congrès des maires mercredi 21 novembre, Antoine Darodes de Tailly a révélé à La Gazette qu’un opérationnel des réseaux d’initiative publique des collectivités locales allait rejoindre l’équipe qu’il constitue pour piloter la refonte du Plan National Très Haut Débit. Fleur Pellerin a par ailleurs promis de sécuriser les investissements des collectivités locales.
A la tribune, les représentants de l’association des maires de France réclament de l’Etat « une gouvernance innovante » de ce Plan National Très Haut Débit contesté par les élus locaux, toutes tendances politiques confondues. Dans l’assistance, Antoine Darodes de Tailly écoute attentivement les interventions des maires : cette gouvernance innovante, c’est justement à lui d’en bâtir le cadre. Nommé le 9 novembre 2012, il a quitté ses fonctions à l’ARCEP de directeur de la régulation des marchés du haut et très haut débit chargé des relations avec les collectivités territoriales.
Ses premières décisions étaient attendues par les collectivités engagées dans des réseaux d’initiatives publiques. Il confie : « bien-sur, il y aura, comme tout le monde s’y attend, des haut-fonctionnaires issus des corps constitués qui travailleront sur les aspects techniques et financiers. Mais avant d’accepter ma mission, j’avais posé comme condition de pouvoir intégrer un opérationnel de RIP. J’ai donc demandé à Ariel Turpin, chef du service aménagement numérique du conseil général de Seine et Marne de rejoindre mon équipe ».
Ariel Turpin, le candidat idéal - Cet homme de terrain sera donc, dans ce cénacle « technocratique », le représentant des opérationnels de l’ombre qui mènent pour leur collectivités les schémas directeur territoriaux d’aménagement numérique.
Il a depuis 2004 connu toutes les étapes de la réduction de la fracture numérique du Haut Débit. Toutes ces années de soubresauts juridiques, de réussites et de déconvenues qu’ont traversées tous les réseaux d’initiatives publiques depuis que les collectivités sont autorisées à intervenir dans le domaine des communications électroniques.
« Je salue cette démarche, car associer les collectivités locales en amont c’est du jamais vu, s’enthousiasme Ariel Turpin. Mais c’est encore plus la reconnaissance de la politique d’aménagement numérique de la Seine et Marne qui me fait plaisir ».
Tous les ingrédients étaient en effet réunis pour en faire un candidat idéal. Il est incollable sur la combinaison des solutions alternatives au très haut débit dans le département le plus rural d’Ile de France. Il a veillé à la mise en œuvre de la boucle locale fibre optique Sem@for77 dont la DSP a été confiée à Covage. Et a encadré l’expérience pilote de Chevry-Cossigny, commune-test du département choisie par le commissariat général à l’investissement pour le déploiement du FTTH rural. La seule expérience pilote menée sur un RIP à laquelle France-Télécom Orange a accepté de s’associer.
Ce même jour, la ministre déléguée à l’économique numérique, apportait de nouvelles précisions sur sa feuille de route en préparation pour février 2013.
Pour répondre à l’inquiétude exprimée à la tribune sur les intentions d’investissement de France-Télécom-Orange et de SFR sur les zones moyennement denses, elle prévoit de proposer un conventionnement systématique entre les opérateurs nationaux, les collectivités territoriales et l’Etat durant l’année 2013. Et de préciser : « Là où, les opérateurs nationaux ne respecteront pas leurs engagements, l’Etat accompagnera les collectivités dans leurs projets ».
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