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Congrès des maires 2012

Baromètres des élus locaux : les maires ont soif de décentralisation

Publié le 20/11/2012 • Par La Rédaction • dans : Dossiers d'actualité, France

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© D.R

La deuxième édition du Baromètre du Courrier des maires, publiée le 20 novembre, et portant sur le « moral » des maires à l’ouverture de leur Congrès annuel, donne un photographie précise de l’élu « préféré » des Français. Surtout, il fait ressortir la difficulté à exercer ce mandat.

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Cet article fait partie du dossier

Congrès des maires 2012 : les élus face à la rigueur

 

Chiffres-clés

  • 76 % des élus estiment plus difficile d’être maire en 2012 qu’en 2001, soit dix points de plus qu’en 2011.
  • 40% des élus pensent se représenter en 2014 (contre 34% en 2011), 40% hésitent et 20% ont renoncé à solliciter un nouveau mandat
  • 48 % veulent renforcer la décentralisation et/ou sont pour le transfert de nouvelles compétences aux collectivités (contre 40 % l’an dernier).
  • 67 % des élus ayant répondu à notre baromètre estiment que la suppression du cumul parlementaire/exécutif local serait « une bonne chose ».
  • 53 % des élus se prononcent contre le mariage pour tous contre 37% d’opinion favorable.

Près de 500 élus locaux ont répondu à cette deuxième édition du Baromètre du Courrier des maires, qui abordait à la fois les conditions d’exercice de leur mandat et leur « moral », et les réformes récentes, ou annoncées (réforme territoriale, Acte III de la décentralisation, cumul des mandats…).

Etre maire : un engagement exigeant - En cette dernière année de mandat, le moral n’est pas au beau fixe, même si les élus sondés affichent une certaine satisfaction pour leurs réalisations. Une majorité d’élus ont le sentiment d’avoir eu une activité déterminante principalement dans le domaine l’aménagement et du développement de leur commune (96 % de réponses positives, et dans la gestion et la valorisation du patrimoine communal (94 %).

Cependant, trois maires sur quatre (76 %) jugent le mandat plus difficile à exercer en 2012 qu’en 2001, soit dix points de plus que l’an passé (66 %). Les lourdeurs administratives et la raréfaction des ressources expliquent ce ressenti pour un élu sur trois.

S’ils sont un peu plus nombreux que l’an passé à envisager de se représenter en 2014 (40 % contre 34 % en 2011), 40% hésitent et 20% ont renoncé à solliciter un nouveau mandat.

Lorsqu’on interroge les élus sur les thèmes de campagne prioritaires pour 2014, l’emploi arrive en tête des premières réponses, loin devant l’environnement et le cadre de vie. Autre nouveauté : l’irruption de l’intercommunalité à ce « hit-parade » des futurs thèmes de campagne : elle est mentionnée par trois élus sur quatre. Une percée à laquelle la modification annoncée du mode de scrutin applicable pour les élus communautaires (fléchage sur les listes des candidats aux municipales) n’est certainement pas étrangère…

Acte III de la décentralisation : oui, à conditions - Près d’un élu sur trois souhaite le renforcement de la décentralisation (29 %) et un élu sur cinq le transfert de nouvelles compétences (19 %). Si l’on additionne les réponses à ces deux items, 48 % des répondants (huit points de plus qu’en 2011) souhaitent un renforcement de la décentralisation.

Deux chantiers sont jugés prioritaires : la clarification des compétences et la simplification des normes. L’attente forte d’un renforcement du statut de l’élu est confirmée. Ce qui n’exclut pas d’être favorable à la limitation du cumul des mandats : 67 % des élus estiment que la suppression du cumul entre un mandat parlementaire et un mandat au sein d’un exécutif local serait « une bonne chose ».

La menace des contraintes financières - Le gel des dotations de l’État aux collectivités locales va lourdement impacter l’investissement local pour 88 % des élus. D’autant qu’à ce gel doivent succéder en 2014 et 2015 des baisses conséquentes (- 750 millions d’euros chaque année) comme le gouvernement l’a annoncé, fin septembre, devant le Comité des finances locales (CFL).

Les élus sont inégaux devant la raréfaction du crédit bancaire : 41 % d’entre eux reconnaissent accéder aisément au crédit contre 43 % « plus difficilement », souvent parmi les communes plus importantes.

Mariage pour tous : le rejet - Présentés en conseil des ministres le 7 novembre, le projet de loi ouvrant le droit au mariage pour tous ne recueille que 37 % d’opinion favorable, 53 % des élus se prononçant même ouvertement contre le mariage pour tous. Cette évolution semble donc moins séduire les officiers d’état civil que le grand public, avec cependant des différences notables en fonction de la taille de la commune, ou de l’âge : ainsi, les élus urbains (54 % d’opinion favorable au-dessus de 5 000 habitants) et les jeunes (63 % des moins de 40 ans sont pour, 55 % des plus de 51 ans contre) se montrent plus progressistes sur le sujet.

Fiche technique

Ce baromètre a été conçu pour la deuxième année consécutive, par le Courrier des Maires en partenariat avec Income Consulting. Un questionnaire a été adressé par e-mailing auprès de maires et adjoints au maire. Le terrain s’est déroulé entre le 14 septembre et le 1er octobre 2012. 457 élus ont répondu à ce questionnaire (68 % de maires, 32 % d’adjoints), élus à 82 % dans des communes de 5 000 habitants et moins. Les comparaisons entre 2012 et 2011 sont analysées sans redressement.

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