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Enquête Médiascopie – La Gazette – MNT : 5 élus locaux réagissent

Publié le 19/11/2012 • Par Romain Mazon Sophie Le Gall • dans : Dossiers d'actualité

Olivier Dussopt, député-maire (PS) d’Annonay (Ardèche), vice-président de l’Association des petites villes de France (APVF), Michel Piron, député (UMP), président de la communauté de communes des Coteaux du Layon (Maine-et-Loire) et président délégué de l'Assemblée des communautés de France (AdCF), Christian Gros maire (PS) de Monteux (Vaucluse), président de la communauté de communes des Sorgues du Comtat, André Rossinot, maire (PR) de Nancy (Meurthe-et-Moselle), président de la communauté urbaine du Grand Nancy, secrétaire général de l'Association des maires de grandes villes de France (AMGVF), et Maurice Vincent, sénateur-maire (PS) de Saint-Étienne (Loire), président de Saint-Étienne métropole, réagissent aux résultats de notre enquête.

« Les craintes exprimées font écho aux craintes des élus »

Olivier Dussopt, député-maire (PS) d’Annonay (Ardèche), vice-président de l’Association des petites villes de France (APVF).

Si la maîtrise des dépenses des collectivités apparaît comme la priorité des sondés, avec la lutte contre la désertification, elle aussi celle des élus. Ces dernières années, malgré le gel des crédits, ils sont parvenus à maintenir le même niveau d’investissement.
Aujourd’hui, ils ont peur de ne plus pouvoir faire face aux besoins de leurs administrés, notamment en matière d’équipements. Je n’hésite pas à dire qu’ils sont « sur l’os ». La solidarité territoriale sera certainement une des clefs pour corriger les inégalités de ressources.
Concernant la lutte contre la désertification, en particulier médicale, il faut peut-être davantage faire savoir combien il est difficile pour une collectivité d’intervenir sur cette problématique extrêmement contrainte. On peut toujours construire des maisons médicales, mais comment les faire fonctionner quand on ne parvient pas à faire venir des médecins ou des pharmaciens car ils ne disposent pas de la liberté d’installation ?
Néanmoins, quelles que soient les difficultés, sur ce sujet, comme sur d’autres, la détermination, le sens du service public doivent toujours l’emporter sur le sentiment de non-reconnaissance de l’action engagée.

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« L’image de l’intercommunalité progressera grâce au vote »

Michel Piron, député (UMP), président de la communauté de communes des Coteaux du Layon (Maine-et-Loire) et président délégué de l’Assemblée des communautés de France.

À travers cette étude, je remarque que, en vingt ans, l’image de l’intercommunalité s’est affirmée. Les administrés comprennent qu’ensemble, on peut plus que tout seul, que l’intercommunalité est une réponse à l’émiettement du territoire français, qui compte plus de 60 % de communes de moins de 500 habitants disposant le plus souvent de ressources très limitées.
Je constate que l’échelon local n’est pas perçu comme déterminant pour définir les actions en faveur de l’emploi. Il a pourtant une fonction d’accueil des entrepreneurs. Ma communauté de communes investit dans l’équipement de zones d’activités et soutient indirectement l’emploi en créant des places de garde d’enfants.
Désormais, pour des raisons de lisibilité de l’action publique et de l’action des décideurs, il me semble souhaitable qu’on lie l’élection des conseillers municipaux et celle des conseillers communautaires dans un même scrutin. Un tel vote permettrait de connecter enjeux communaux et intercommunaux. Et n’oublions pas l’ensemble de la réforme territoriale dans lequel doit s’inscrire notre réflexion, notamment la relation Région-départements qui reste à redéfinir dans une France sur-administrée et… sous-gouvernée.

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« L’attachement à l’échelon local s’explique par un énorme besoin de reconnaissance » 

Christian Gros maire (PS) de Monteux (Vaucluse), président de la communauté de communes des Sorgues du Comtat.

Les personnes que je reçois dans mes permanences expriment la crainte d’être perdu dans une intercommunalité et encore plus dans une agglomération taille XXL. Leur crainte est existentielle, ils ont avant tout besoin de reconnaissance, de compter. C’est certainement une des raisons de la persistance de la figure du maire. Être reçu et entendu par l’élu, c’est un soulagement.
À titre personnel, j’essaye d’être présent autant que faire ce peut, mais aussi de mettre en avant mon équipe municipale, son engagement, et, du fait de la complexité croissante des dossiers, d’associer au maximum les techniciens de ma ville aux projets que je défends.
Par ailleurs, j’aimerais réagir à la note moyenne attribuée au terme « démocratie participative ». Bien sûr, si elle se résume à quelques réunions publiques, je comprends la déception des administrés. À Monteux, j’ai voulu mettre en place des structures pérennes de participation, comme les conseils extra-municipaux et les conseils citoyens. Les conseils citoyens sont composés d’administrés tirés au sort – et non pas de personnes qui seraient acquises à ma cause ! -, d’élus, de représentants d’association… La réflexion menée au sein du conseil citoyen dédié à la vidéo-surveillance a concrètement accompagné nos prises de décision en la matière.

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« Un bloc communal qui sait défendre sa place » 

André Rossinot, maire (PR) de Nancy (Meurthe-et-Moselle), président de la communauté urbaine du Grand Nancy, secrétaire général de l’Association des maires de grandes villes de France.

À la question posée en conclusion de cette étude – « Le bloc communal est-il pris dans la nasse de la décentralisation ? » –, je réponds : au contraire ! Aujourd’hui, on assiste à une meilleure prise en compte du bloc communal, qui sait défendre son rôle et ses intérêts de façon unitaire. Plus aucune petite commune n’est toute seule. Nous avançons ensemble, communes et intercommunalités.
Les nombreuses rencontres que les différentes associations de maires ont eues récemment avec le gouvernement le démontrent.
Par ailleurs, je remarque que l’on parle désormais davantage de contrats de plans Etat-territoires que de plans Etat-régions, un changement qui traduit une nouvelle hiérarchie entre échelons. Pour aller encore davantage de l’avant, je compte sur le fléchage des délégués communautaires, fléchage qui devrait être prochainement mis en place. Les administrés auraient alors une notion de projet de territoire beaucoup plus claire.

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« Je ressens fortement cet attachement au local » 

Maurice Vincent, sénateur-maire (PS) de Saint-Étienne (Loire), président de Saint-Étienne métropole.

Quand j’échange avec les habitants de ma ville, j’entends clairement ce « Small is beautiful » qui se dégage de l’enquête. Je crois, qu’en réactions aux menaces économiques et écologiques liées à la mondialisation, à cette angoisse, les Français se raccrochent à l’échelon local. Et parfois même à une plus petite échelle, comme celle de leur quartier. Certainement aussi parce qu’ils pensent pouvoir agir davantage localement.
J’avais remarqué le même comportement lors de débats sur la loi de 2010 de réforme des collectivités territoriales. J’ai beaucoup entendu, des administrés, mais aussi de certains élus, qu’il ne fallait pas augmenter le périmètre des intercommunalités. Alors que l’avenir est bien à l’intercommunalité : les communes ne peuvent pas, surtout les plus petites, répondre, en restant isolées, aux besoins des habitants.
L’autre point de l’enquête qui me fait particulièrement réagir c’est la mauvaise note attribuée aux métropoles. Je suppose qu’on peut l’expliquer par le fait que les réalisations des métropoles, pourtant déjà très investies sur des projets de compétitivité ou de transports, ne sont pas encore visibles.

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