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Interview et analyse de Denis Muzet, sociologue, président de l’Institut Médiascopie

Publié le 19/11/2012 • Par Sophie Le Gall • dans : Dossiers d'actualité

Denis Muzet, sociologue, président de l’Institut Médiascopie, explique les enseignements à tirer, particulièrement pour les élus locaux et les dirigeants territoriaux, de l'enquête sur "Les mots des communes".

Quel enseignement retient le plus votre attention dans cette enquête Mediascopie – La Gazette – MNT ?

L’échelon local fait l’objet d’une perception paradoxale, à la fois positive et négative. D’un côté, il bénéficie de la loi de la proximité qui le rend sympathique, tel un cocon qui protègerait des menaces de la mondialisation. De l’autre, il est pris dans la nasse de la décentralisation, pâtissant indirectement de sa mauvaise image. Pour les Français, la décentralisation est une nébuleuse et elle n’a pas bien fonctionné. De plus, l’échelon local est affaibli du fait que de nombreuses attentes qui s’exprimaient autrefois au niveau local – emploi, sécurité – sont maintenant adressées au régional ou au national.

Sur quel point en particulier cette enquête complète-t-elle vos études précédentes portant sur les institutions ?

Alors qu’au niveau national, le service public est jugé en perdition – ses valeurs, égalité d’accès, gratuité, ne sont plus crédibles -, il peut redorer son blason grâce à l’appréciation portée sur lui au niveau local, parce qu’à cette échelle, il est moins incantatoire, plus concret et personnifié.
Il s’incarne ainsi remarquablement dans le personnel communal ou intercommunal. On note par exemple une forte cote d’amour du jardinier, qui s’explique certainement par l’aspiration des Français au vert, avec, venant derrière, l’assistante maternelle ou l’animateur. Les élus ont tout intérêt à mettre en avant dans leur communication l’action des agents, à capitaliser sur cette image. Avoir en tête que ce qui n’est pas raconté n’est pas vu !
Également, j’insiste sur le rôle de lissage social que les habitants attribuent à leur commune et leur intercommunalité. Ils attendent de l’échelon local qu’il protège les plus jeunes, les plus âgés, les plus fragiles en général.

Comment les élus peuvent-ils utiliser les conclusions de cette enquête dans leur gouvernance ?

Bien entendu, les élus ont raison de faire confiance à leur ressenti, à leur expérience, aux informations de terrain ou émanant de leurs collaborateurs. Mais, aujourd’hui plus qu’hier, à l’heure où global et local sont interconnectés, ils ne peuvent se passer d’une vision élargie à l’échelle nationale et même mondiale. Cette enquête inédite leur fournit un cadre sociologique comparatif qui les aide à se situer. Elle les accompagne dans leur compréhension du rapport des Français aux échelons territoriaux et de l’appréciation qu’ils ont de leur capacité d’intervention ou non.

Références

Voir également les études « Les mots de la co-construction » et « Les mots des départements de France ».

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