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transports

Notre-Dame-des-Landes : un tram-train de moins en moins désiré

Publié le 14/11/2012 • Par Jacques Le-Brigand • dans : Régions

L'évidence d'une desserte en tram-train de Notre-Dame-des-Landes où doit être construit le nouvel aéroport de Nantes s'estompe au sein des collectivités. Seul, le conseil régional des Pays de la Loire réitère son indéfectible soutien à cet équipement, jusque-là présenté comme consubstantiel à la future plate-forme.

La décision officielle sera prise au début de l’année 2013, une fois les dernières études analysées. Mais sans attendre, Nantes Métropole et le conseil général de Loire-Atlantique affichent leur scepticisme dans un courrier commun tout récent.

Selon les projections de trafic, moins de 1 500 usagers et salariés de la plate-forme monteront chaque jour dans les rames au départ de Nantes. En y incluant les habitants de l’agglomération dans le cadre de leur mobilité quotidienne, le total reste en deçà des 8 000 passagers.

150 millions d’euros pour 17 km de rails – Outre un déficit prévisible d’exploitation, le montant du chantier avoisinerait désormais les 150 millions d’euros pour 17 km de rails, une facture gonflée notamment par la réalisation de trois ouvrages d’art.
A comparer aux 203 millions dépensés pour la réouverture, également par tram-train, de la ligne Nantes-Châteaubriant (64 km) sur laquelle se brancherait cet appendice à destination de Notre-Dame-des-Landes.
Il emprunterait pour partie une ancienne voie ferrée transformée en sentier de randonnée dont certaines portions, enserrées dans le tissu périurbain, compliquent le choix du tracé.

Patrick Mareschal, l’ancien président (PS) du conseil général, avait déjà exprimé son désaccord sur le sujet en 2010. Son successeur Philippe Grosvalet lui emboîte donc le pas.
Autorité organisatrice de transports compétente, sa collectivité lui préfère un service de bus cadencé, en partie sur site propre, articulé avec le réseau de la communauté urbaine. Un projet beaucoup moins onéreux.
Peu en phase avec les attentes des élus du secteur, cette solution doit néanmoins être expérimentée dès la rentrée 2013 en prévision des marchés de transports publics qui arrivent à échéance en septembre 2015.

« Attendons de connaître le résultat des études », prévient Gilles Bontemps, vice-président du conseil régional. Sans vouloir en dire davantage, l’élu évoque de « bonnes surprises » en termes d’exploitation.
Surtout, il rappelle l’engagement des trois collectivités auprès de la population à respecter les orientations issues de l’enquête publique en 2007, préalable à la DUP.

La liaison ferroviaire figure en effet parmi les recommandations de la commission, laquelle « prend acte » alors de son achèvement « à l’ouverture » de l’aéroport.
En 2010, l’Etat, maître d’ouvrage de Notre-Dame-des-Landes, lui confère même un statut intouchable. « C’est maintenant aux autorités régionales, départementales et communautaires porteuses du projet tram-train de faire le nécessaire », affirmait alors le ministre des Transports Jean-Louis Borloo.

Livraison pour… 2035 – Dans les couloirs de l’assemblée départementale, on souligne que les fonds économisés seront fort utiles pour la future LGV Nantes-Rennes via Notre-Dame-des-Landes, également soulignée par la commission d’enquête publique.
Si le débat public est prévu à l’été 2013, sa livraison n’est pas attendue avant… 2035.

« Les deux dossiers ne s’opposent pas, ils sont complémentaires, plaide Gilles Bontemps. Et si on ne fait pas le tram-train aujourd’hui, le site ne disposera pas de raccordement ferroviaire avant 20 ans. Ce serait aller à l’inverse du mouvement qui se dessine en France et en Europe. »

Le débat présente aussi une dimension politique : si la région se dit prête à assumer l’essentiel du coût, le département n’est pas forcément d’accord cependant pour lui laisser le leadership sur ce dossier à la veille de l’acte III de la décentralisation.

« Défaut congénital » – Le risque serait pourtant de reproduire le « défaut congénital » de Nantes Atlantique, l’actuel aéroport de la métropole, livré aux seules voitures alors qu’existe une voie ferrée à quelques centaines de mètres du tarmac.

Quoiqu’il en soit, une mise en service concomitante des deux infrastructures est d’ores et déjà compromise : si l’option du tram-train s’impose dans quelques mois, il ne sera pas opérationnel avant 2020, soit deux à trois ans après l’ouverture théorique de Notre-Dame-des-Landes.

Régions

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Notre-Dame-des-Landes : un tram-train de moins en moins désiré

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vavasseur

16/11/2012 03h19

Pour Nantes atlantique, il est possible de prolonger de 1 km la ligne de tram actuelle. Ou en faisant arriver, depuis différents endroits bien choisi, 1 autocar par minute (capacité 60×50=3000 personnes/heure) vous pouvez apporter à l’aéroport de Nantes atlantique l’ensemble des passagers. Dans ce cas les voyageurs n’auront pas besoin de leur voiture et vinci pas de droit de stationnement. Les élus, j’en suis convaincu, vous diront que ce n’est pas possible, vous verrez.
Pour nddl, l’équilibre même du projet de l’exploitant vinci sera impossible à atteindre. Demandez, et vérifier, avant qu’il ne coupe les arbres.

Vincent Fouquet

16/11/2012 02h32

La liaison en tram-train de Châteaubriant à Nantes est en soit une aberration, une décision prise contre le bon sens : 64 km de tracé pour un matériel préconisé par le constructeur pour une distance max de 36km !!
Et quid de l’uniformisation des transports : un TER circule déjà entre Rennes et Châteaubriant en bi-mode (électrique+diesel) : une simple réhabilitation des voies aurait permis de prolonger jusqu’à Nantes.
Quant à la liaison Rennes-Nantes en TGV, je pense que vous devriez poser la question à RFF du maintien de ce projet : il n’est plus d’actualité.
http://www.nexus.asso.fr

Kapital

16/11/2012 02h53

Bien lire cette lettre, et les plans consultables à l’intérieur de ce courrier

-Lien vers Lettre au Président de Vinci Airports:
http://www.nexus.asso.fr/IMG/pdf/nexus_22-10-2012_lettre-a-vinci_gare-sncf-performante-a-nantes-atlantique.pdf

Pseudo

01/12/2012 11h54

Qu’est-ce qu’ils inventeront pas encore pour éviter de faire une ligne TGV (St-Malo-)Rennes-Nantes.

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