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Cet article fait partie du dossier Economie sociale et solidaire : quand les territoires inventent leur monnaie |
ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE
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Sommaire du dossier
Guy Poultney est conseiller municipal à la vie communautaire à Bristol. En septembre, cette ville du Royaume-Uni (430 000 habitants) a lancé sa propre monnaie : le Bristol pound. Guy Poultney témoigne alors qu'une journée nationale d'échanges est organisée, le 9 novembre 2012 à Lyon, par le collectif Monnaies sur le thème de « Monnaies complémentaires & territoires. Créer une monnaie locale : pourquoi, comment ? Opportunités, étapes, outils et limites » .
A l’origine, le Bristol pound est un projet indépendant. La mairie a décidé de se joindre à cette initiative et de la soutenir. Dans un contexte économique difficile, un tel projet est quelque chose que les gens peuvent s’approprier ici et maintenant et voir concrètement l’impact de leur argent. En plus, cela renforce les liens sociaux. Autres avantages pour la ville : les habitants sont incités à acheter local, ce qui permet de réduire l’empreinte écologique de Bristol. Cela encourage également la diversification de l’économie locale pour aider à la création d’emplois, en plus de qualité. Enfin, le Bristol pound contribue à la résilience économique locale et crée de la croissance économique grâce à la circulation plus rapide de la monnaie locale.
Oui, des centaines d’habitants se sont inscrits pour soumettre leurs idées de dessins destinés à être imprimés sur les billets et des centaines d’autres ont participé, à travers la ville, à des rencontres pour tester la faisabilité du projet. Des douzaines d’entreprises ont également été consultées et ont contribué à structurer le projet.
Des panels de personnes, représentatives des différentes communautés (ethniques, artistiques, écologiques, activistes et culturelles) de la ville, ont choisi les symboles des billets de 1, 5, 10 et 20 Bristol pound (1 Bristol pound équivaut à 1 livre sterling). Sur le billet de £B5, on voit un tigre en train d’écrire ce tag sur un mur : « Oh Liberté » !
Au bout d’un mois d’activité, l’équivalent de 50 000 livres sterling est en circulation, sous forme de billets, et l’équivalent de 25 000 livres sterling sont en dépôt virtuellement. Nous avons atteint des millions de personnes. Il est important de souligner qu’il devrait y avoir une accélération de la consommation puisque cet argent est fait pour être être dépensé et non économisé, stimulant ainsi le secteur indépendant.
Pour l’instant, il y a sept espaces d’échange répartis dans la ville. Les gens peuvent aussi simplement recevoir des Bristol pounds lorsqu’on leur rend la monnaie. Nous avons également commencé à faire la promotion du Bristol pound sur les salaires. À noter que vous pouvez payer un autre membre du réseau en ligne ou via un simple texto.
À travers toute la ville et ses environs. Nous encourageons aussi les fermiers à rejoindre le réseau via Farm-Link, une initiative qui soutient le développement de l’agriculture locale et la construction de bâtiments respectueux de l’environnement. Le réseau du Bristol pound est très large afin d’inclure toute entreprise indépendante locale. Nous nous réservons cependant le droit de refuser un membre si nous estimons que son activité sape la réputation et le fonctionnement du projet.
Le conseil municipal de Bristol a versé 5 000 livres sterling pour les recherches initiales et le travail de faisabilité. Nous apportons aussi un soutien en nature dans le sens où nous prêtons gracieusement des bureaux à l’équipe du Bristol pound, situés dans le centre ville, sans oublier le temps de travail d’un agent de la ville.
Tout à fait légal et nous avons communiqué très ouvertement avec les autorités nationales comme la Banque d’Angleterre.
D’après nos connaissances, cinq villes, pour l’instant, l’expérimentent : Bristol, Brixton, Lewes, Totnes et Stroud. Il y a beaucoup de projets plus petits basés sur le troc de biens et de savoirs ou les crédits de temps : les Local exchange trading system, les Lets (connus en France sous le nom de Systèmes d’échanges locaux, les Sel).
Chaque initiative de monnaie locale est indépendante, mais nous réfléchissons à mettre en place des services intégrés. En attendant, nous partageons les open source software.
Certains sont très en colère après les banquiers. Ils leur reprochent d’avoir contribué à la perturbation économique afin de se faire rapidement de l’argent pour eux-mêmes. Cela leur semble très injuste, mais ils se sentent impuissants pour changer des personnes si influentes.
C’est une transition vers une économie de résilience dans laquelle les communautés peuvent répondre positivement à un contexte économique difficile, à un pic du pétrole et au dérèglement climatique. Afin d’y parvenir, nous avons besoin d’être davantage connectés et habilités à créer une économie plus juste et moins dépendante des énergies fossiles.
Journée nationale d'échanges organisée, le 9 novembre 2012 à Lyon, par le collectif Monnaies en débat : « Monnaies complémentaires & territoires. Créer une monnaie locale : pourquoi, comment ? Opportunités, étapes, outils et limites »
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Patrick Lefèvre
09/11/2012, 14h04N'importe quoi...
Encore un "machin" qui participe à la confusion ambiante
Le troc ayant sdes limites, la monnaie n'est qu'un outil qui simplifie l'échange économique entre les individus !...
Un marteau sert à enfoncer un clou mais on peut l'utiliser pour tuer : est-ce pour cela qu'on va créer un nouvel outil ?
Au politique de faire en sorte que la monnaie reste à son rôle premier
Citoyennement vôtre
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