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[opinion] funéraire

La crémation n’est pas un business

Publié le 31/10/2012 • Par La Rédaction • dans : France, Opinions

François Michaud Nérard

François Michaud Nérard

Directeur général des services funéraires de la ville de Paris et vice-président de l’Union du pôle funéraire public

Concernant 32 % des obsèques en France en 2012 (près de 50 % dans beaucoup de villes)(1), contre à peine 1 % il y a une génération, la crémation connaît une expansion impressionnante.
Dans le même temps, la pratique religieuse a baissé spectaculairement. Sur le territoire, moins d’un convoi sur deux passe par l’église avant le crématorium et même moins d’un sur cinq à Paris.
Dans la majorité des cas, le crématorium est le seul lieu où les proches pourront dire adieu à leur défunt.

Il faut donc que ces établissements disposent de personnel formé et légitime, et qu’ils se situent dans un cadre digne. Les administrés qui se marient ont droit à la parole du maire dans la maison commune au centre de la cité.
Pourquoi ces mêmes administrés en deuil seraient-ils délaissés et relégués dans une zone industrielle ?

Or les nouveaux crématoriums sont très majoritairement confiés en délégation de service public (DSP) à des entreprises privées commerciales qui n’ont ni la vocation ni la légitimité à parler au nom de la société lors de cérémonies civiles.

Et, comme les critères les plus simples à prendre en compte dans les appels d’offres de DSP sont le montant de la redevance et le tarif de crémation, l’esthétique de ces établissements et le projet cérémoniel sont souvent ignorés.

Par ailleurs, aucun schéma directeur n’existe pour réguler la création de crématoriums. Or, même si ceux-ci sont restés un monopole communal, ils ont clairement une vocation intercommunale : il y en a en moyenne un pour 248 communes.
On trouve donc des zones très étendues dépourvues de tout établissement quand il y en a pléthore ailleurs.

Schémas régionaux d’implantation des crématoriums – Dans ce dernier cas, ce peut être largement un piège pour les communes qui ont délégué des crématoriums non rentables. Elles risquent de se trouver obligées d’assurer, après la faillite de l’entreprise, la continuité du service public de structures largement déficitaires.
Profitons des lois de décentralisation pour introduire des schémas régionaux d’implantation des crématoriums et imposer des études d’impact économique.
Enfin, l’accompagnement rituel des familles doit faire l’objet d’un débat. D’évidence, la crémation ne peut être juste un business.

Cet article est en relation avec le dossier

Notes

Note 01 François Michaud Nérard est également l'auteur de « Une révolution rituelle, accompagner la crémation », Ed. de l’Atelier, 2012. Retour au texte

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Commentaires

La crémation n’est pas un business

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Association française d'information funéraire

31/10/2012 06h57

L’analyse des coûts pratiqués par les crématoriums en France est éloquente…
Les tarifs sont consultables à la page http://www.afif.asso.fr/francais/conseils/conseil17.html
Michel Kawnik
Président

REMY

02/11/2012 10h21

si la pratique religieuse a effectiviment diminué elle est plus le fait de la raréfaction des ministres du culte qu’une éventuelle désafection de croyance… et si les services de pompes funébres (publics ou privés) et les services municipaux (état civil, police municipale…) se mettent à dispositions des familles pour organiser les cérémonies (religieuses ou laïques) les ministres du culte imposent leur emploi du temps et ne donnent guère de choix sur les créneaux horaires de leurs interventions de plus en plus matinales… à quand le mariage des prêtres et la féminisation de ces derniers ?

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