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Climat

Paris se prépare pour faire face au changement climatique

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : Régions

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Une étude réalisée par Météo-France et le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) sur la capitale simule l’impact de différentes mesures techniques, comme le verdissement des rues, sur les pics de températures attendus d’ici à la fin du siècle.

 

Quelle mesure technique serait la plus efficace pour adapter la ville aux hausses de température imputables au changement climatique ? Pour la première fois, une étude menée sur l’agglomération parisienne par Météo-France et le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) et publiée jeudi 25 octobre, répond à cette question.

Cette étude, nommée Epicea et financée par la ville de Paris, montre que les températures pourraient augmenter en moyenne dans la capitale entre 2 et 4 °C, d’ici la fin du siècle selon le scénario d’émission de gaz à effet de serre retenu (A2 et A1B1).
« Les pics de chaleurs et les canicules, actuellement rares à Paris, seraient courants, précise Julien Desplat, responsable études et climatologie à la direction Ile-de-France et Centre de Météo-France. Afin de tester différentes stratégies d’aménagements nous avons retenu la canicule de 2003 comme épisode de référence pour nos simulations ».

4 à 7 degrés d’écart entre le centre et la périphérie de la ville - Une description du cadre bâti de l’agglomération, recensant à la fois la forme urbaine et les propriétés des matériaux, a été élaborée par le CSTB en collaboration avec l’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR).

Les simulations réalisées à échelle de résolution de 250 mètres montrent que les écarts de température pourraient être de l’ordre de 4 à 7 °C en fin de nuit entre le centre de Paris (arrondissements les plus chauds : 2e, 3e, 8e, 9e, 10e et 11e) et les zones alentour moins urbanisées.

4 scénarios - Sur la base de ces données, les chercheurs ont ensuite testé quatre scénarios d’aménagements :

  • modification des propriétés radiatives des façades et toitures des bâtiments,
  • verdissement par végétalisation de l’espace urbain,
  • humidification des chaussées,
  • combinaison de ces trois mesures.

Évidemment ce scénario est apparu comme le plus efficace puisqu’il permet d’abaisser les températures de 1 à 2 °C en moyenne sur l’ensemble de l’épisode de canicule. Le verdissement a également révélé un impact important en journée. Ce scénario simule le recouvrement par de l’herbe de l’ensemble des terres nues dans Paris intra muros, soit 862 hectares et de la moitié des rues de largeur supérieure à 15 mètres soit 300 hectares. Le refroidissement obtenu peut atteindre jusqu’à 5°C à un instant donné.

Si les aménagements avaient étés en place en 2003

Températures enregistrées en 2003

Moyennes des températures de l’air simulées pour les cinq nuits les plus chaudes de la canicule de 2003 sur l’agglomération parisienne.

Températures simulées si les scénarios projetés avaient été appliqués lors de la canicule de 2003

Impact du scénario « complet » d’aménagement sur les moyennes des températures de l’air simulées pour les cinq nuits les plus chaudes de la canicule de 2003 sur l’agglomération parisienne.

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