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Santé publique

Pesticides : un rapport du sénat incite toutes les collectivités à faire sans d’ici 5 ans

Publié le 25/10/2012 • Mis à jour le 22/07/2013 • Par Virginie Fauvel • dans : Actualité club Technique, France

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Un rapport d'information du Sénat du 23 octobre 2012 sur les pesticides alerte sur les risques sanitaires liés au pesticides et incite fortement les collectivités territoriales à ne plus les utiliser d'ici 5 ans. Il relève aussi que la consommation de produits phytosanitaires auraient augmenté de 1,3% en 2011, malgré le plan Eco-Phyto 2018, lancé en 2008.

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Le Club Technique

 

Le problème est de taille dans un pays qui est le 4ème consommateur mondial de produits phytosanitaires, avec 60.000 tonnes en moyenne par an, soit un tiers de la consommation européenne, souligne le sénateur EELV du Morbihan Joël Labbé, qui fait partie de la mission commune d’information sénatoriale, présidée par Nicole Bonnefoy (PS, Charente) et Sophie Primas (UMP, Yvelines).
Son rapport, rendu public le 23 octobre 2012  propose notamment d’inciter les collectivités à ne plus utiliser de pesticides d’ici cinq ans. Les collectivités locales les utilisent en effet pour les routes et les espaces verts.

Sont aussi concernés par l’incitation, les sociétés autoroutières, la SNCF pour l’entretien des voies ferrées et de leurs abords, les aéroports, les golfs et des jardiniers-paysagistes qui assurent, pour le compte des collectivités, l’entretien de leurs espaces verts.

« zéro-phyto », un mouvement déjà enclenché - Le rapport note une tendance très encourageante. D’après une étude de 2010, 60 % des communes de plus de 50 000 habitants ont déjà pris les devants et se sont engagées dans un plan d’éradication totale de l’utilisation de produits phytosanitaire, le plan dit « zéro phyto ».
Le rapport évoque « des techniques comme le paillage combiné au désherbage manuel, pour les massifs de fleurs » et  « la gestion différenciée des espaces verts, avec par exemple des fauches tardives ou des fauches moins nombreuses sur les talus ».

Eco-Phyto 2018 à revoir - Malgré ces initiatives, le rapport appelle à revoir le plan Ecophyto 2018 dont les résultats sont pour l’heure décevants.
Lancé en 2008, ce plan prévoit une réduction de 50% de l’usage de ces produits d’ici à 2018, et malgré tout, la consommation de produits phytosanitaires a encore augmenté de 1,3% en 2011.  « Son bilan est mitigé et il faut le revoir », défend Sophie Primas, présidente de la mission.

La mission suggère par ailleurs aux collectivités de sensibiliser les enfants dès leur plus jeune âge en créant des jardins de la biodiversité dans les écoles et en apposant des panneaux signalant les espaces publics non traités, sur les terrains de sport et jardins publics. 

Adopté à l’unanimité par les 27 sénateurs de la mission, ce rapport de 348 pages propose une centaine de recommandations qui devraient faire l’objet d’un débat en séance plénière en janvier 2013.

Les maladies liées aux pesticides

De nombreux pesticides autorisés aujourd’hui en France ont déjà une toxicité cutanée reconnue, comme les fongicides et certains herbicides.
Comme les dermatoses, les rhinites, asthmes et insuffisances respiratoires chroniques sont reconnus comme des maladies professionnelles s’ils sont liés à la manipulation de pesticides. C’est également le cas depuis peu pour la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer, ainsi que pour le cancer, même si le rôle exact joué par les pesticides dans son développement reste « difficile à évaluer », relève le rapport.
Des présomptions fortes existent pour le cancer de la prostate, le lymphome ou encore les leucémies et les cancers du cerveau chez l’enfant, mais elles devront encore être confirmées par de nouvelles études.

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