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[opinion] social

Faut-il tuer l’Etat-département providence ?

Publié le 18/10/2012 • Par La Rédaction • dans : France, Opinions

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Laurence Quinaut, DGS du conseil général d’Ille-et-Vilaine, Véronique Robitaillie, DGS du conseil général des Côtes-d’Armor, Didier Bacqueville, DGS du conseil général du Gard, et Denis Vallance, DGS du conseil général de Meurthe-et-Moselle

 

En cette période de limitation de la dépense publique, les débats visent légitimement de plus en plus la pertinence et l’efficience de l’action sociale, et notamment celle portée par les départements, chefs de file.

Derrière ces débats, une question centrale : le système social inventé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale est-il encore apte à répondre aux défis de l’avenir en matière de solidarités ? Avec trente de nos collègues DGS de départements, nous proposons de refonder notre système social plutôt que le démanteler.

En articulant trois axes complémentaires :

  1. le maintien de la garantie de droits universels (notamment APA, PCH et RSA) financés intégralement par la solidarité nationale,
  2. la mobilisation maximale des capacités et ressources des usagers au service de leur propre parcours individuel,
  3. et la mobilisation des solidarités de proximité en complément des interventions sociales spécialisées.

Cela nécessite que chaque catégorie d’acteurs interroge courageusement sa place et ses méthodes :

  • les élus en inscrivant la solidarité dans chaque politique publique ;
  • les directions générales en instituant un management plus à l’écoute des préoccupations de solidarités ;
  • les cadres du social en jouant à part entière leur rôle de relais des stratégies départementales et en investissant résolument le champ du management ;
  • les agents en optant délibérément pour une action sociale plus orientée vers la mobilisation des usagers et celle de leur environnement ;
  • les partenaires en prenant leur part dans la construction des solidarités ;
  • les citoyens en redonnant toute sa place à la solidarité d’engagement.

Passer du prototype à la série - Bien sûr, ces dynamiques sont parfois déjà à l’œuvre sur le terrain. Mais l’enjeu est aujourd’hui de « passer du prototype à la série ».
Pour cela, il faudra des élus locaux mobilisés, des cadres de collectivité préparés à animer autant qu’à gérer et des intervenants sociaux formés à l’analyse globale de l’environnement des personnes autant qu’à l’accompagnement individuel.

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  1. 1. TansonHenri Aujoud'hui, 12h30

    Cette baisse des dotations semble inéluctable. Nous devons donc nous préparer à des années difficiles. Pour les citoyens, pour les entreprises, pour l'emploi, etc...
    Et nous ne pouvons rien faire d'autre que de dire que nous ne sommes pas contents, pas d'accord. Mais qui nous demande notre avis. Et puisque l'Etat dit qu'il n'y a plus de sous, que pouvons nous faire? Essayer de comprendre pourquoi l'état nous dit cela? Et imaginer d'autres explications, d'autres solutions? Zut. Là, il faut faire de la politique et remettre en cause pas mal de choses. Mais qui est prêt à le faire?
    Qui dira que nous sommes gouvernés par des gens qui ne semblent pas mettre en avant l'intérêt des Français dans ses décisions. Qui obéit aux directives de Bruxelles sans se poser de questions. Qui accepte cette idée que la dette contractée auprès des banques privées doit être remboursée, maintenant, alors que d'autres pays, et pas des moindres, ont largement dépassé notre niveau d'endettement sans s'inquiéter! Qui essaye de nous persuader que notre travail est trop cher et que nous devons acçepter des sacrifices. Qui oublie de dire que notre travail n'est cher que par rapport aux coûts de main d'œuvre des pays sans protection sociale, les Chinois, les Bulgares, les Roumains. Etc...
    Il faut se poser les bonnes questions, essayer de comprendre et agir.
    Mais là, nous acceptons, résignés, de nous faire tondre, comme si il n'y avait pas de solution... Il y en a pourtant. J'en suis convaincu. Et pacifique en plus!

  2. 2. parisienne Aujoud'hui, 11h43

    Il aura donc fallu la diffusions d'une émission consacrée à la protection de l'enfance et à ses dérives pour qu'enfin, les conseils généraux s'en soucient enfin ! Et pour faire quoi ?
    Ah oui, un guide pour l'autodiagnostic…c'est vrai que c'est diablement efficace…

  3. 3. Yann Aujoud'hui, 09h02

    Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l'Etat de l'autre...
    Et les médias dominants, en n'informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

  4. 4. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  5. 5. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

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