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Etude

Les communes face au vieillissement de leur population

Publié le 16/10/2012 • Par La Rédaction • dans : France

Du Nord au Sud, de la métropole ou des Doms, des villes-centre aux banlieues, toutes les villes ne vont pas subir de la même façon les effets du vieillissement. Louis Maurin et François Cousseau, spécialiste du cabinet Compas, analysent les ressorts du vieillissement de la population dans les 100 plus grandes communes françaises. Une démarche pour anticiper les besoins en équipements et services publics.

Louis Maurin et François Cousseau

Centre d'observation et de mesure des politiques sociales (Compas)

Sans surprise, huit villes du Sud de la France se classent parmi les 100 plus grandes communes qui comptent le plus de personnes de 85 ans rapportées à leur population totale (données au 1er janvier 2009). Cannes arrive en tête du classement, avec plus de 5 %, deux fois plus que la moyenne nationale. On trouve ensuite Antibes, Béziers, Hyères, Nice, Toulon, Perpignan et Pau (entre 3,6 % et 4 %).

A l’évidence, on est face aux effets de l’héliotropisme : une partie des retraités qui en ont les moyens migrent vers des régions au climat moins rude. Ce n’est pas la seule raison : ces régions sont aussi celles d’une fécondité relativement moins élevée.
C’est surtout une raison ancienne : depuis une quinzaine d’année les communes de la Riviera attirent beaucoup moins. Le phénomène s’est déplacé vers le sud-ouest, qui connaîtra un fort vieillissement d’ici quelques années.

Le cas de Neuilly-sur-Seine (2è position du classement) est particulier : une logique de prix de l’immobilier très élevé réduit les flux de jeunes arrivants, fige la structure par génération de la population, qui vieillit. Ce phénomène se combine avec l’implantation historique sur la commune de familles aisées.

Viennent ensuite des communes dont une partie se trouve au centre de la France (Saint-Etienne, Bourges, Limoges notamment), pour qui la part des personnes âgées résulte d’abord d’une fécondité moindre et surtout d’un défaut de population plus jeune, dont une partie a migré pour ses études ou trouver un emploi.

Le rôle de la fécondité – A l’autre bout de la chaîne, on a sans surprise les communes des Doms. Les plus de 85 ans y représentent moins de 1% du total : l’espérance de vie y est plus faible que dans l’Hexagone, la fécondité plus élevée. Des territoires souvent en difficulté économique, mais qui disposent de forces vives importantes.
On rencontre aussi des communes des banlieues parisienne ou lyonnaise : Cergy, Saint-Denis, Villeneuve d’Ascq, Aubervilliers, etc.

Cergy, la ville qui compte la part la moins élevée de plus de 85 ans (0,4 %) reste un cas particulier. Même si la ville nouvelle a été créée il y a 40 ans, elle demeure relativement récente (les années 1980) par rapport à d’autres communes. Les autres villes de banlieue connaissent à la fois des départs de populations âgées et l’arrivée de jeunes, dont une part plus importante d’immigrés.

L’indice de vieillissement attendu – Un autre indicateur est intéressant à consulter. L’ « indice de vieillissement attendu » qui rapporte la part des 75-84 ans aux plus de 85 ans. Cet indicateur renseigne sur le poids de ceux qui arrivent dans l’âge de la dépendance, par rapport à celui de ceux qui y sont déjà. Pour les communes, c’est l’un des signes prévisible de besoins croissants dans ce domaine.

Parmi les communes où cet indicateur est le plus élevé, on retrouve la ville de Cergy, en 7e position. La commune est trop jeune pour avoir un taux de personnes très âgées important, mais ceux-ci seront de plus en plus nombreux dans les années qui viennent. Un grand nombre de villes de banlieues sont dans ce cas, à commencer par Vénissieux, Aubervilliers ou Aulnay-Sous-Bois, des communes plus souvent mises sous les feux des projecteurs médiatiques du fait des difficultés des jeunesses.

La part de plus de 85 ans y est particulièrement faible, mais l’effet vieillissement n’en sera que plus fort. On notera que les communes des Doms figurent aussi en haut du classement. Là aussi, c’est moins le poids des aînés que la croissance future qui importe.

En bas du classement de l’indice de vieillissement attendu on trouve des grandes villes de province : Nancy, Bordeaux, Dijon, Poitiers. Il s’agit de communes d’une certaine stabilité démographique, qui ont à la fois un poids relativement élevé de plus de 85 ans, mais une part plutôt inférieure à la moyenne de 75-84 ans. L’effet vieillissement y sera moins fort, ce qui ne veut pas dire que les besoins seront moindres puisque déjà à un niveau relativement important.

Source : Compas. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Téléchargez la note complète « Compas Etude » d’octobre 2012 consacrée aux besoins face à l’augmentation de la dépendance : Deux millions de personnes âgées dépendantes en 2040. Quelles réponses pour les territoires ?

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Commentaires

Les communes face au vieillissement de leur population

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Bonjour

17/10/2012 10h21

En ce qui concerne le vieillissement de certaine villes, <> ne sont pas les seuls facteurs déterminants.
L’analyse ne tient pas assez compte du facteur « perspectives d’embauche ».
Prenons pour exemple le cas de Béziers, depuis 20 ans, son taux de chômage n’a jamais cessé d’être parmi les plus élevés de France. Même si en terme d’évolution celui ci s’est amélioré entre 98 et 2000, il a toujours figuré au palmarès des villes les plus touchées.
Le phénomène est structurant, fonctionnaires, pme, métiers de la vente, agriculteurs, libéraux, sont parmi les rares débouchées possibles. Génération après génération les plus dynamiques vont construire leur avenir familial ailleurs…. pour mieux y revenir après 75 ans !

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