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Démographie médicale

Les déserts médicaux existent aussi en ville, dénonce l’UFC-Que choisir

Publié le 16/10/2012 • Par avec l'AFP Agathe Vovard • dans : A la une, France

Medecin à l'hôpital
Fotolia
C’est surtout par l’accès aux spécialistes que la fracture sanitaire se fait sentir, selon une étude de l’UFC-Que choisir présentée mardi 16 octobre 2012. La présence de médecins proches n’est plus une garantie pour un accès suffisant. Encore faut-il pouvoir payer des dépassements.

L’association de défense des consommateurs s’est intéressée à l’accès aux généralistes et à trois types de spécialistes, choisis dans la mesure où ils sont accessibles sans passer par son médecin référent.
L’étude montre « assez peu de tensions en termes d’accès aux médecins généralistes », souligne Daniel Bideau, administrateur de l’UFC-Que Choisir. 5 % de la population se trouve dans un désert médical (territoires dont la densité des médecins par rapport à la population est 60 % inférieure à la moyenne nationale) (mais l’accès à un généraliste reste difficile(1) pour 22 % de la population).

Carte de la fracture sanitaire pour les médecins généralistes sans limite de tarifs (en rouge, les déserts médicaux et en rose, les zones où l’accès aux médecins est difficile)

En ce qui concerne les pédiatres, l’inégalité se fait davantage sentir. 28 % de la population souhaitant avoir recours à un pédiatre qui ne pratique pas de dépassement d’honoraires vit dans un désert médical.
Et même pour les personnes qui peuvent payer plus cher, la situation est choquante. Avec ces critères d’absence de limite de tarifs, 20 % de la population se trouve dans un désert pédiatrique…

Mulhouse, Le Havre ou encore Orléans – Et ces phénomènes ne touchent pas que les zones rurales. Des villes importantes de plus de 100 000 habitants présentent un taux d’accès insuffisant pour se soigner sans dépassements : Mulhouse, Le Havre ou encore Orléans.

Carte de la fracture sanitaire pour les pédiatres sans limite de tarifs (en rouge, les déserts pédiatriques et en rose, les zones où l’accès aux pédiatres est difficile)

Le Mans, Besançon – En ce qui concerne les ophtalmologistes, les inégalités sont encore plus importantes. 13 % des personnes qui sont dans une situation aisée habitent dans un désert médical.
Le taux va jusqu’à 45 % pour la population qui cherche un ophtalmologiste pratiquant les tarifs de la Sécurité sociale.
Et là encore, de grandes villes sont montrées du doigt : Le Mans, Besançon et Orléans.

Carte de la fracture sanitaire pour les ophtalmologistes sans limite de tarifs (en rouge, les déserts médicaux et en rose, les zones où l’accès aux ophtalmologistes est difficile)

Enfin, pour les gynécologues, la situation est sensiblement la même que pour les ophtalmos. Ce sont alors 54 % des personnes qui vivent dans un désert gynécologique si elles ne souhaitent pas avoir recours à un spécialiste avec des dépassements d’honoraires.
« Avec les gynécologues, on peut encore plus parler de fracture sanitaire puisque dans des villes comme Lyon, Nice et Paris, l’accès à un tel médecin exerçant au tarif de la Sécurité sociale se révèle vraiment problématique », souligne Daniel Bideau.

Carte de la fracture sanitaire pour les gynécologues sans limite de tarifs (en rouge, les déserts gynécologiques et en rose, les zones où l’accès aux gynécologues est difficile)

Impact des dépassements d’honoraires – L’association de consommateurs pointe l’impact des dépassements d’honoraires. « Pour les ophtalmos et les gynécos, la moitié de la population française bascule d’une offre satisfaisante’ aux soins à une ‘offre problématique’ selon que les personnes peuvent avoir recours à un médecin qui pratique des dépassements, ou non », indique Mathieu Escot, chargé de mission santé.

Pour changer les choses, il est urgent de mettre en place des mesures coercitives. « Depuis 10 ans, chaque projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) empile des mesures incitatives, qui sont un échec en France comme dans les pays qui les ont testées ».
Mathieu Escot salue le cas de l’Allemagne, qui a instauré des quotas d’installation, ou encore des Pays-Bas, où l’installation nécessite une autorisation préalable de la commune.

Autorisation préalable de la commune – Parmi les « mesures immédiates et ambitieuses, et cohérentes entre elles », à prendre pour lutter contre cet « état d’urgence sanitaire » selon Alain Bazot, président de l’UFC-Que choisir :

  1. réduire les aides publiques pour les médecins installés en territoires sur-dotés ;
  2. rendre sélectif le conventionnement des médecins (c’est-à-dire limiter les installations dans les zones sur-dotées, ce qui permettra de combler progressivement les zones sous-dotées ;
  3. et « envisager très sérieusement la disparition des dépassements d’honoraires avec une phase de transition à 40 % du tarif de la Sécurité sociale (prise en charge médiane par les complémentaires santé) ». Avant plus globalement de repenser la rémunération des actes médicaux.

L’association souhaite présenter ce dossier à la ministre de la Santé ainsi qu’aux parlementaires des deux commissions aux Affaires sociales.
Alerter le grand public aussi. Par le biais d’une carte interactive de « l’intolérable fracture sanitaire ». Chaque citoyen peut aussi, après avoir constaté l’état sanitaire de sa commune, envoyer un courrier type à ses députés et sénateurs.

L’accès aux soins des plus démunis se détériore, déplore aussi Médecins du Monde

Médecins du Monde (MdM) constate une détérioration de la santé des plus exclus, et demande au gouvernement des « mesures exceptionnelles » pour améliorer leur accès aux soins, dans son rapport annuel rendu public mardi.

« Dans un contexte de crise, dont les effets se font ressentir encore plus durement pour les plus précaires, les indicateurs de santé ne font que se dégrader », souligne le Dr Jean-François Corty, directeur des missions France à MdM, qui parlait déjà en 2011 de « crash sanitaire ». En 2011, les 21 centres de soins de l’ONG en France ont accueilli 29 466 personnes et effectué 40 627 consultations (+ 5,2 % depuis 2010 et + 22 % depuis 2008). Parmi ces patients, 99 % vivent en dessous du seuil de pauvreté, 72 % vivent à la rue ou dans un logement précaire, 92 % sont des migrants, souvent en situation irrégulière, et 12 % sont mineurs.

Autre indicateur alarmant, 38 % des patients (24 % en 2010) se sont fait soigner trop tardivement (notamment les femmes enceintes, dont 45 % ont un retard de suivi de grossesse), et plus de 20 % ont renoncé à des soins au cours des 12 derniers mois. Conséquences : dans 40 % des cas, les pathologies nécessitent une prise en charge de plus de six mois, et 12 % des patients ont des maladies potentiellement graves, comme l’hypertension artérielle, le diabète, l’asthme ou le cancer. « Se soigner devient un parcours du combattant » pour ces publics, qui « méconnaissent les dispositifs de soins, sont confrontés à la barrière linguistique, à la peur des arrestations, et à de nombreuses difficultés administratives », explique le Dr Corty.

Au total, 80 % d’entre eux n’ont aucun droit ouvert à l’AME ou à la CMU. Dans les centres de soins, les files d’attente s’allongent. Il faut souvent venir à l’aube pour avoir une chance d’être reçu, comme au centre de la Plaine-Saint-Denis, qui a accueilli 6 000 personnes en consultation en 2011 (contre 5 600 en 2010). « On refuse des gens tous les jours », se désole Sophie Morel, coordinatrice de la mission Banlieue de MDM. « On tente de les réorienter vers d’autres structures, comme les Permanences d’accès aux soins de santé (Pass) » des hôpitaux, dit-elle. Mais ces Pass sont insuffisants et peu efficaces, note le rapport.

Les Roumains, qui représentent 30% des patients du centre (devant les Pakistanais, les Moldaves et les Indiens), ont souvent des pathologies liées à la pauvreté, comme des problèmes cardio-vasculaires, de cholestérol et d’hypertension, souligne le Dr Alain Benet, bénévole. Parfois des cas de tuberculose, de VIH, ou d’hépatites B ou C sont détectés, mais les malades viennent aussi pour de simples toux, des douleurs lombaires, des maux de tête ou d’estomac, détaille-t-il. Face à ce constat, « la solidarité est un remède contre les inégalités. Un système de santé solidaire est encore plus nécessaire », insiste Thierry Brigaux, président de MDM, qui réclame une amélioration des dispositifs d’aide. Tout en saluant la suppression par le nouveau gouvernement du droit d’entrée de 30 euros pour l’AME, il demande notamment la fusion de ce dispositif, jugé trop complexe, dans la CMU, pour un accès simplifié aux soins, et le relèvement du seuil d’attribution de la CMU-complémentaire (assurance complémentaire) au niveau du seuil de pauvreté.

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Notes

Note 01 densité de médecins entre 30 et 60 % en dessous de la moyenne nationale Retour au texte

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Commentaires

Les déserts médicaux existent aussi en ville, dénonce l’UFC-Que choisir

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logique

17/10/2012 08h31

Arrêtez avec vos dépassements d’honoraires…
C’est combien le dépassement ? Combien avez vous payé qui n’a pas été remboursé (sécu + mutuelle )
Qui n’a pas fait un jour venir un plombier dans sa maison ? Combien a-t-il pris ? combien avez vous été remboursé ? 0 € tout à votre charge. Pour un petit joint qui fuit, plus de 100 € après avoiir attendu plusieurs jours voire plusieurs semaines.

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