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Décentralisation

Handicap et dépendance : l’Unapei dénonce le transfert de compétence aux départements, annoncé par François Hollande

Publié le 09/10/2012 • Par Virginie Fauvel • dans : France

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Le président de la République a annoncé que "les départements se verront confier l'ensemble des politiques du handicap et de la dépendance, hors du champ de l'assurance maladie", lors des états généraux de la démocratie territoriale, vendredi 5 octobre 2012. L'Unapei, acteur majeur de la politique du handicap, craint une décision uniquement guidée par une logique de réduction des déficits. L'association réclame une concertation avec le chef de l'Etat.

 

Chiffres-clés

Créée en 1960, l'Unapei est une association œuvrant pour la représentation et la défense des intérêts des personnes handicapées mentales. C'est un mouvement national qui fédère 600 associations présentes au niveau local (Apei, Papillons Blancs, Chrysalide, Envol...), départemental (Adapei, Udapei, Association tutélaire) et régional (Urapei).
En d'autres chiffres, l'Unapei rassemble : 

  • 180 000 personnes handicapées accueillies
  • 60 000 familles adhérentes des associations affiliées
  • 3 000 établissements et services spécialisés
  • 20 000 salariés handicapées des entreprises adaptées, 
  • 120 000 travailleurs d'ESAT, 
  • 700 000 majeurs protégés 
  • Près de 1 000 000 bénéficiaires de l'AAH
  • 75 000 professionnels employés dans les associations et les établissements

« Sans aucune concertation, le président de la République cède aux départements une grande partie de la politique du handicap », regrette l’Unapei (1) qui réagit, dans un communiqué du 8 octobre 2012, aux annonces du chef de l’Etat qui s’exprimait le 5 octobre dans le cadre des états généraux de la démocratie territoriale.  
Selon l’association, un tel transfert de compétences « au profit » des conseils généraux traduit la volonté de l’Etat de se désengager de la politique du handicap : « L’Etat ne jouera plus aucun rôle dans l’égalité de traitement des personnes handicapées. Leur sort risque de dépendre de la bonne ou mauvaise santé financière des départements ».

Logique de réduction des déficits - L’Unapei voit une décision « guidée avant tout par une logique de réduction de déficits de l’Etat, le handicap n’étant ainsi perçue que comme une charge à transférer au profit de collectivités elles-mêmes exsangues et qui pourraient être tentées au travers de la manne financière ainsi transférée – plus de 11 milliards d’euros – de détourner ces sommes pour assurer leur propre équilibre ». 
Raison pour laquelle l’Unapei refuse la décentralisation de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ; des aides pour les établissement et services d’aides pour le travail (ESAT) et demande sans délai « l’ouverture d’une concertation avec le chef de l’Etat et les personnes concernées ».

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    Notes

    Note 01 - qui fédère 600 associations présentes au niveau local (Apei, Papillons Blancs, Chrysalide, Envol...), départemental (Adapei, Udapei, Association tutélaire), régional (Urapei), et gére 3 000 établissements et services spécialisés - Retourner au texte

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Du plus récent / Du plus ancien

  1. 1. lector 10/10/2012, 10h23

    L'UNAPEI a raison. C'est à l'Etat de prendre en charge les politiques du handicap donc son coût comme c'est à l'Etat de prendre charge le RSA. Pourquoi transmeetre aux départements ces charges, encore une fois c'est pénaliser certains départements.
    J'estime même que les allocations versées aus mères célibataires ne devraient pas être à la charge de la Caisse d'allocations familiales (CAF) mais à la charge du budget de l'Etat.

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