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fonction publique

Après le brûlot anti-FPT de Zoé Shepard, le billet d’humeur du DGS de la Courneuve !

Publié le 04/10/2012 • Par Karine Ménégo • dans : A la une, A la une emploi, A la Une RH, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

GIUNTA
Roland Bourguet
Ethan Parker qui n'est autre qu'Anthony Giunta, Directeur général des services de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) publie un essai en réponse aux deux brûlots anti-FPT signés par Aurélie Boulet, alias Zoé Shepard, administratrice de la région Aquitaine.

Anthony Giunta ne se cache pas longtemps derrière le pseudonyme d’Ethan Parker. Outre le fait qu’il révèle son identité dans le communiqué présentant son essai(1), paru en septembre 2012 chez Gualino (Lextenso Editions), l’essentiel du récit que le DGS de La Courneuve étire sur une centaine de pages se déroule dans une mairie de Seine-Saint-Denis.

Presque plus ulcéré par la démarche d’Aurélie Boullet que par le contenu des deux opus signés par la jeune administratrice du conseil régional d’Aquitaine, sous le pseudo de Zoé Shepard(2), l’auteur de ce premier essai le qualifie de « billet d’humeur ».

Il ouvre son récit juste après le conseil de discipline de juillet 2010, qui a suspendu plusieurs mois l’administratrice trentenaire pour manquement au devoir de réserve, notamment.
Anthony Giunta bascule dans la fiction quelques lignes plus tard, en ajoutant à cette sanction une semaine de « travaux d’intérêt général » dans « une petite commune de Seine-Saint-Denis ».

Simpliste et dangereux – C’est l’occasion pour le DGS de dire tout le mal qu’il pense du premier livre écrit par Aurélie Boullet. Dénoncer la paresse et l’incompétence généralisée parmi les territoriaux en pleine révision générale des politiques publiques (RGPP) est jugé simpliste et dangereux : « La dette et les dépenses publiques seraient donc les principales responsables de notre mauvaise santé économique […] Quand on veut se séparer de son chien, ne dit-on pas qu’il a la rage ? » peut-on lire, notamment, page 46.

Par ailleurs, l’essai ne manque pas de caricaturer quelque peu son « héroïne » : la jeune Zoé est démesurément ambitieuse (p11, p14), dispose d’un immense corpus de savoirs théoriques mais ignore tout du travail des élus d’une collectivité (p16, 41 et 84).

Elle se montre hautaine (p23, 70, 83 et page 69, où Zoé salive devant « un troupeau de fonctionnaires qu’elle pourrait dépecer au premier coup de stylo »), s’avère être colérique (p34 et p43, où le personnage prend la parole sans y être convié puis quitte l’assemblée en claquant la porte à défaut d’avoir rallié les suffrages), avant de se révéler franchement fausse.
Après avoir fait mine de répondre aux attentes du DGS, elle se sert des anecdotes vue dans la collectivité pour nourrir un blog intitulé « Bienvenue chez les ploucs » (p87).

Enfin, cet essai semble aussi pour son auteur l’occasion de rétablir quelques vérités…

  • D’abord, les territoriaux ne comptent pas plus de fainéants que dans le privé (p20 et 98).
  • Ensuite, la charge de travail de certains cadres est incompatible avec les « 35 h mensuelles » choisies comme sous-titre du premier livre signé Zoé Shepard (p31 et 39).
  • Enfin, les collectivités « sont bien gérées et n’ont aucune leçon à recevoir ni d’un Etat en déficit ni d’obscures agences de notation » (p47).

… mais aussi de souligner certains dysfonctionnements, parfois déjà soulevés par Aurélie Boullet :

  • On rencontre des incompétents dont on peine à se dépêtrer, comme la première secrétaire, Michèle (p27).
  • Des bureaux politiques qui s’éternisent car chacun reste figé sur une posture idéologique (p43).
  • Tous les élus « ne sont pas investis dans leur fonction » (p57).
  • Des crises internes sont gérées a minima (scène du cadre « placardisé » depuis 17 ans après une lettre anonyme corroborée par un témoignage, p79 à 83).

Véritable débat – L’essai signé Ethan Parker se termine sur un aveu de « Zoé » : elle s’est lancée dans la fonction publique car elle n’assumait pas son désir d’être écrivain (p104 et 107) … bien que l’auteur estime page 47 que « forte de ses prestigieux diplômes, elle trouvera facilement un poste dans une banque d’affaires internationale ».
Anthony Giunta croit cependant utile d’affirmer que la polémique qui a accompagné ces parutions doit contribuer à « un véritable débat sur l’apport et l’engagement des fonctionnaires dans leurs missions ».

Cet article est en relation avec les dossiers

Notes

Note 01 Ethan Parker, « Au boulot Zoé ! Ou le quotidien d'un fonctionnaire engagé », Editions Gualino-Lextenso Editions, 109 pages, 7,50 euros. Retour au texte

Note 02 Zoé Shepard, « Absoluement dé-bor-dée ! Ou le paradoxe du fonctionnaire » puis « Ta carrière est fi-nie ! », Editions Albin Michel, 19 euros. Retour au texte

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Après le brûlot anti-FPT de Zoé Shepard, le billet d’humeur du DGS de la Courneuve !

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Bertrand_B

04/10/2012 09h04

L’idée de faire un livre pendant de ceux de Zoé aurait pu être intéressante, mais le livre d’Etan Parker est au final franchement mauvais : style lourd, fautes d’orthographe, histoire poussive, aucun humour.
Et il bascule dans tout ce qu’il dénonce en inventant une vie et des traits de caractères à sa narratrice (est-ce vraiment légal au fait de prendre une personne réelle comme héroïne d’un roman?) et glorifie tellement les collectivités que ça en devient franchement ridicule.
Mieux vaut lire Abruti de fonctionnaire! d’Henry Rouant PLeuret si vraiment on veut rester sur le thème des collectivités.
Comment un DGS absolement dé-bor-dé a-t-il trouvé le temps d’écrire un livre? A-t-il pris un nègre?

ugottale

04/10/2012 10h50

les emplois fictifs n’ont jamais existé , un ingénieur convoqué pendant les heures de service , par son DGST et son SG , pour se syndiquer dans une ville où il n’y a qu’un syndicat , courroie de trasmission d’un ancien parti unique , les tours de table pour attribuer tous les marchés de BTP , avec les entreprises qui font de la PUB , dans le journal du maire , les HS fictives , les frais de mission fictifs , les employés qui fabriquent le journal du maire à son cabinet , nommés fonctionnaires , les véhicules de fonction pour des cadres administratifs qui ne bougent pas de leur bureau , les mises au placard de cadres , qui se contentent pourtant de rappeller la loi MOP , un directeur de département qui exige , d’un ingénieur des villes , d’établir une permission de voirie dont seul le maire a les pouvoirs de police , des policiers municipaux qui se font faire une gâterie par une pauvre sexagénaire , laquelle va au commissariat de police nationale pour informer le commissaire ….et à la sortie de 45 jours à FRESNE , les 3 sauvageons recevront une prime de 30 000 F de la part du maire , une maire qui refuse toute indemnité d’astreinte aux agents de la viabilité hivernale et qui menace de prouver la faute professionnelle car elle veut des bénévoles , des élus cheffaillons qui perturbent les services et ne respectent pas les règles de l’art , un maire-adjoint expert fiscal du concessionnaire des marchés forains sponsorisé par lui , et qui est chargé de la délégation des marchés forains ….
Lire « ROSE MAFIA » I et II et ZOE SHEPARD « Absolument débordée » et « Ta carrière est finie » !

d'avalie noire

04/10/2012 10h50

Pour ce qui me concerne, Ingénieur Territorial depuis 18 ans, dans la collecte et le traitement des déchets, je me dit parfois que j’aurais mieux fait d’aller me reposer dans le privé.
Chaque poste, privé ou public, a ses avantages et inconvénients. Autour de moi, je ne vois que des fonctionnaires qui bossent sans compter leurs heures, quel que soit leur grade. Parce que la seule mission qui nous importe, c’est de servir le public…

mar 86

04/10/2012 11h28

Enfin un auteur qui sans massacrer la réalté met en avant les vrais atouts des collectivités.
On a en effet pas besoin de maltraiter les professions publiques en les caricaturant comme « zoé » pour en tirer des enseignements positifs et de nécessaires remises en questions pour améliorer la gestion des services publics.

fred maupin

04/10/2012 11h55

C’est faire beaucoup de cas d’un livre (celui de ZS) ecrit avec une plume qui se veut acerbe mais qui peine a quitter le registre de la mechancete. N’est pas montesquieu qui veut. Et Il faudra un jour que cette chere Zoe nous revele ce qu’elle venait faire dans cette « galere ». Ah si elle avait reussit l’ENA sa vie serait plus douce et la bibliotheque territoriale moins riche de trois livres, esperons que le dernier releve la lourdeur des deux premiers.

Le K

05/10/2012 07h09

Enfin…. Fonctionnaire engagée depuis des années, …. Zoé Livre 1, où comment alimenter les fantasmes et rassurer ceux du privé… Sûr, que certains se sont régalés… et oui, c’est tellement rassurant toutes ces compétences qui transparaissent chez Zoé… Heureusement qu’elle est là… C’est de l’humour…

titi

05/10/2012 09h33

J’envie ceux qui critiquent ZS car pour ma part, tout (ou presque) ce que j’ai lu dans son livre m’a paru bien familier. Au début de ma carrière, j’en riais. Aujourd’hui, je suis consterné et fatigué. Il nous faudrait des témoignages issus du privé pour pouvoir comparer.

lulettre

05/10/2012 10h46

Comme titi moi aussi je suis consterné par la vérité. Ayant travaillé dans le privé et la FPT, je peux vous dire que dans le privé les fainéants et les faux malades au bout d’un moment ils sont mis dehors où pénalisés . Ce que je constate c’est l’énorme gachi d’argent dépensé pour des personnes qui ne sont en fait pas productives (agents privés d’emploi, présidents, vice-présidents, élus « d’opérette » . . .) dans le privé la majorité du personnel est productif.

germaine06

05/10/2012 07h10

pas si loin des réalités romancées de Z Shépard est ce que j’ai subi pendant 4 ans dans une (moyenne) collectivité avant de craquer et de partir en retraite anticipée!
venant de la FP d’etat, j’ai débarqué dans ce monde territorial décidée à me mettre au service de cette collectivité (puisque recrutée comme DRH).Mes illusions sur les compétences le service aux autres et l’éthique ont vite volé en éclat, à la place j’ai eu dgs accrochée à son poste et ses incompétences, élus se mélant de tout et jouant aux chefs de service, agents en plein désarroi ou lécheurs professionnels de bottes « municipales »! Bref tout celà parle à tous ceux qui ont navigué dans ce monde particulier.Aujourd’hui je me demande encore ce que « j’allais faire dans cette galère »ou pour paraphraser Petit Gibus: »Si j’aurais su j’aurais pas venue!!!

Lucho

06/10/2012 06h21

« Quand on veut se séparer de son chien, ne dit-on pas qu’il a la rage ? » peut-on lire, notamment, page 46 ». Voici avoué de la part même d’un DGS que le mensonge est un véritable atout managérial. Bravo !
Cela dénote toutes les lacunes de formations fournies aux trentenaires responsables du moment (que nous réserve leur fin de carrière ???). Pour ma part, je me suis retrouvé intégralement dans le livre de Mme BOULET même si la teneur des propos, l »écriture et certaines idées puissent y être reconnus comme simplistes.

Jeandelamune

07/10/2012 11h01

S’il existe une majorité de « rouages » compétents et investis dans leurs missions de service public, ces « petites mains » qui font tourner la machine et qui n’ont pas voix au chapitre, leur administration est souvent composée de cadres qui n’auraient pas pu trouver leur place dans le privé ou la fonction publique d’Etat. C’est un fait et je vous côtoie suffisamment pour m’en rendre compte au quotidien. Dommage que vous n’ayez pas laissé ZS s’exfiltrer vers la Cours des Comptes quand il était encore temps, maintenant vous êtes face à un second volume de ses aventures palpitantes et pourquoi pas un film au succés aussi prévisible que « promotion canapé » en son temps. J’hésite entre deux conclusions, les voici, choisissez celle qui vous convient le mieux Monsieur le rédacteur d’un contre-feu:
1) A trop vouloir prouver…
2) Mais bon, pour équilibrer un budget plombé par la masse salariale à financer, me disait encore un DGS, il suffit de relever les taux et le tour est joué.

ALIMAS

07/10/2012 06h42

(09A1261A01). PARMI LES 11 COMMENTAIRES, JE RETIENS CELUI DE @ TITI 05/10/2012, 09H33. Vous écrivez : «…Il nous faudrait des témoignages issus du privé pour pouvoir comparer…». Justement en la matière, ce n’est pas comparable ! Pourquoi ? Parce que les activités civiles marchandes sont assujetties aux astreintes et contraintes des marchés, des clients (et non des usagers), de la croissance, de la rentabilité, de la compétitivité, du renouvellement, de l’innovation des technologies, des produits, des procédures, des procédés, des méthodes, etc. … ALORS QUE LES ACTIVITÉS POLITIQUES ET PUBLIQUES NE LE SONT PAS. Nous allons devoir dans les années à venir, choisir et subir des solutions drastiques.

C’est le statut de garantie de l’emploi dans la fonction publique (non assujetti aux exigences précédemment citées) qui explique en partie, pourquoi, les fonctions publiques ((FPE), (FPT), (FPH)), sont endettées et déficitaires jusqu’au cou, de façon discontinue, depuis des décennies. Dans le privé, on ne peut pas se permettre de valeur ajoutée fantôme (ce qui ne se vend pas). Dans le privé, on ne crée pas d’emploi sans travail, sans commandes et sans marché, sinon, c’est le plongeon ou des décisions absurdes telles que de supprimer les baignades pour éviter les noyades. Comprenne qui voudra, qui saura et qui pourra.

artur

08/10/2012 12h54

la difference c’est que dans le privé il y a une recherche d’efficacité afin d’en tirer des profits alors que dans le public c’est l’argent à tout le monde mais à personne en meme temps, bien gerer les deniers publics ca n’interesse pas grand monde…
on le voit au niveau des politiques mais aussi des fonctionnaires, plus precisement ceux qui ont un grade ou une fonction élévé.
Des exemples pour alimenter les livres de Zoé je pourrais en citer à la pelle. C’est la vérité arretons cette hypocrisie générale pour constater que sous couvert de l’interet général se cache des interets personnels.

petitegouttedeau

08/10/2012 10h51

Fonctionnaire territoriale depuis 10 ans dans une collectivité de taille moyenne, j’ai malheureusement connu des élus désireux de « laisser une trace de leur passage » et des agents incompétents, mais j’ai également connu des agents vaillants pas regardant sur leurs horaires et des élus à l’écoute des conseils des techniciens qui les conseillent.
Quant au conflit public privé, c’est une histoire vieille comme le monde et tout les fonctionnaires ne sont pas planqués derriere un bureau et tous les agents du privé ne sont pas des super héros.
Personnellement j’ai des agents qui ont enchainé des travaux de nuit aprés leur journée de travail alors que les agents du privé qui travaillent avec nous ont 2 équipes distinctes!!!
Derniere précisions, le budget des collectivités territoriales, contrairement au budget de l’état, ne doit pas être voté en déficit et les emprunts ne peuvent pas financer les charges de personnels…

Thomas H

08/10/2012 11h57

Attaché dans l’administration depuis 5 ans, je ne compte pas mes heures. D’autant plus qu’en Nouvelle-Calédonie (Fr), là où je travaille, on est encore aux 39 heures et il n’y a pas de RTT.

Je ne me reconnais donc absolument pas dans les commentaires ci-dessous, dont une majorité laisse penser que la situation dépeinte par Zoé Shepard est vraie.

Il y a tant à faire partout (surtout en cette période où l’efficacité est une exigence), comment trouvez-vous le temps de vous ennuyer ?

Le vrai problème est selon moi la motivation de certains territoriaux. Lorsque certains disent ne pas avoir de travail et ne travaillent pas le nombre d’heures légales, il s’agit souvent en fait de paresse déguisée…
Il y a du travail, encore faut-il vouloir travailler !

Agent Territorial Girondin

09/10/2012 05h44

Ce qui dérange le plus c’est le courage de Zoé qui a dénoncé le gachis réalisé par les élus avec nos impots ! En effet quand vous ne « plaisez » plus dans l’administration vos tâches sont confiées à d’autres ou on embauche sur recrutement (toujours soigner son éléctorat!) pour faire exécuter votre travail et ainsi vous vous retrouvez dans un placard sans avoir de travail mais en continuant a être payé. Lorsque les cadres se sont reconnus dans le livre de Zoé le président aurait dû se poser les bonnes questions. La sanction a t-elle réglé le problème : NON ! la méthode a t-elle changé : NON!
Alors un DGS cireur de pompe d’élus a voulu montrer par son livre que les collectivités sont des rouages parfaits et que l’humain est au centre des préoccupations au même titre que l’argent des contribuables et pourtant on en est à des années lumières.

shura

10/10/2012 01h30

Bravo ZS et surtout continuez !! ayant travaillé dans le privé et maintenant dans la FPT, j’ai parfaitement vu la différence – dans la FPT certains agents (c’est pas tous) usent et abusent des congés maladie et l’administration ne fait rien pour vérifier; c’est pas dans le privé qu’un salarié peut tirer au flanc sans être controlé… et pour pallier les absences on embauche souvent des agents de qualité mais temporaires qui ne seront pas gardés. En plus il y a pléthore de DG – DGA – de plus en plus de directeurs qui ne managent rien du tout (la tête dans le sable) et grassement payés avec les impôts des contribuables…

Bernadette

11/10/2012 09h08

Je lis tous les commentaires et je constate que ZS est presque encensée. J’ai lu ces 2 livres. Ce sont des caricatures poussives qui effectivement tracent des situations auxquelles nous avons tous été confronté.
Pour autant, il s’agit de la vision d’une jeune femme qui semble perdue, qui se retrouve dans la fonction publique un peu par hasard. J’ai été outrée lorsqu’elle évoque sa réussité au concours d’administrateur. Zut, à la fin il est très difficile celui-là ! On a l’impression que c’était une formalité. Il faut arrêter 5 mn, je m’énerve.
Ensuite, le personnage de Zoé évolue dans un domaine, naturellement flou, qui ne relève pas du champ obligatoire de compétence d’une collectivité. Il y a surement plus de possibilités de rencontrer des « placardisés ».
Mais, Elle est administrateur. Je suis étonnée qu’elle n’ait pas plus de responsabilités. Elle donne l’impression qu’il n’y a qu’elle qui travaille, qui sait tout et qui snobe tout le monde. Je suis désolée, je n’aimerais pas travailler avec qu’elle !
Que connait-elle du monde des collectivités ? Rien. Je suis navrée mais elle n’a rien à faire dans les collectivités. Elle dénigre tout. Connait-elle le travail effectué par les agents au plus près des usagers ? Non, car elle est ad-mi-ni-stra-teur, dans les hautes sphères de la catégorie A.
Elle dénonce c’est vrai des dysfonctionnements qui réjouissent les spécialistes de la comparaison public-privé. Mais dans les grands groupes privés, il y a des abus similaires. Dans les petites et moyennes collectivités, comme dans les petites et moyennes entreprises, la rigueur est le mot d’ordre.
En conclusion, s’il a un 3e livre, je ne le lirai pas. Deux ça suffit. Je le conseille sans considérer qu’il s’agit du meilleur livre dénonçant les travers du monde des collectivités. Et surtout à prendre avec beaucoup de recul car la réalité de la majorité des fonctionnaires territoriaux n’est pas totalement celui décrit dans ces livres.

romain

11/10/2012 12h43

les situations depeintes par cette administratrice territorial arrogante peuvent certainement se rattacher a une certaine réalité notamment dans les collectivités locales les plus grandes et certains ministéres..specialement dans des services de prospectives ou sur des projets et des objectifs mal concus ou plus exactement commandé par des soucis de communication, le projet est tellement vague et en perpetuel definition que personne n’est capable apres deux ou trois ans d’evaluer la tache accomplie, permettant ainsi tous les debordements.
ce qui n’est heureusement pas le cas de la majorité des services ..le service delivrant les permis de construire, nos collegues faisant les payes, délivrant ccarte d’identié….
par ailleurs toute arrogante que soit cette personne, elle a des connaissances approximatives, en effet par exemple elle mentionne qu’un administrateur ne peut pas etre placée sous les ordres d’un attaché ce qui est juridiquement inexact …et oui zoe c’est le principe de la séparation du grade et de l’emploi…… dans cette derniere hypothése son chef attaché simplement ne peut l’evaluer.
en résumé si je dois tirer une lecon des ecrits de cette demoiselle, est que la FPT a copié ce qui a de plus détestable dans la fonction publique d’etat…l’ENA qui apres avoir produit des grands commis, jette dorenanvant dans le service des forts en thèmes qui vivent tres bien dans l’administration, suffisants persuadés d’etre les seuls a disposer d’un cerveau, manifestement incapable de travailler en equipe et dont la principal objectif est : ma carriere !!!!

cathy F

11/10/2012 03h13

Cadre de la FPT depuis 12 ans, j’ai connu des postes dans des collectivités de le région parisienne où tout le monde bossait dur, avec un stress que je trouvais même difficilement gérable, puis je me suis retrouvée dans une grosse collectivité du sud de la France où je retrouve facilement tout ce que Zoé dénonce. J’ai lu ses livres, ça m’a permis de relativiser ma situation (je me suis aussi retrouvée qqs temps ds un placard) et de rire un peu. Car, oui, il faut prendre ces écrits avec un peu de recul, il est évident qu’elle a souhaité faire un gros plan sur les travers de la FPT, tout ne va pas forcément mal, mais on ne va pas non plus faire semblant de vivre dans un monde parfait! Et en lisant les commentaires précédents, j’ai bien le sentiment que ce que Zoé dénonce existe dans pas mal de collectivités, hélas…

Dead170

12/10/2012 03h02

Le sujet est souvent tranché. Faut-il être pour le privé ou pour la FP… le premier aurait tous les atouts et la seconde toutes les tares… mais quand je mange en famille avec mes proches qui bossent tous dans le privé, je m’amuse à collectionner les perles qui montrent en creux un système merveilleux tellement loin de la réalité des fonctionnaires : voitures de fonction, primes annuelles monstrueuses à 5 chiffres, gâchis de matériel, pléthore de consommables, prêt de téléphones portables no limits – avec smartphone, évidemment – frais de déplacements… et le tout en contrepartie de plus de 35h… de travail ? pas sûr pour autant… à les écouter ce temps permet aussi de longs appels privés, des heures de navigation internet pour préparer les vacances ou le baptême du petit… mais tout ça financé par le prix de vente du produit phare ou des services donc par la participation des consommateurs… Transposé dans le public tout ceci donnerait à n’en pas douter lieu à un 3ème opus de ZS. Mais elle n’en fera rien. Elle surfe simplement sur la haine du fonctionnaire, bien entretenue par la droite populiste qui ne souhaite que la fin des « privilèges ». Pour que ses amis des conseils d’administration remplacent les élus et fonctionnaires… EP sait qu’un grand pouvoir impose une grande responsabilité, ZS pense quant à elle que le pouvoir permet simplement de critiquer, comme pour s’exonérer de toute responsabilité. Bien qu’imparfait littérairement, son livre montre donc une ZS imbue d’elle-même, incapable d’autocritique et surtout prompte à se défausser de ses erreurs… ce qu’on aime chez personne qu’elle soit fonctionnaire ou chargée de clientèle chez Neslé…

dubitatif

14/10/2012 12h50

Une chose est certaine . Un bon tiers , voire 50 %des arrêts de travail resultent d’un mauvais management. C’est qui qui paie le gaspillage? c’est qui qui paie les placardisations infondées , de retorsion ? le public, les citoyens evidemment . Le temps est proche où crise des finances publiques , deficit de securité sociale conduiront à entrer dans le lard des collectivités et provoquer l’eradication des elus et managers qui jouent aux guerriers mais qui sont surtout gros lâches au premier vrai pepin, vrai dysfonctionnement, vrai gros problème dans les villes, regions et departements et contreproductifs , gaspilleurs de deniers publics. Hollande ou pas Hollande, UMP ou PS l’heure est proche d’un processus d’assainissement et d’un renversement du mode managerial trop repandu globalement non efficace, gaspilleur de ressources humaines, et surtout couteux pour la collectivité nationale, pour les contribuables et cotisants sociaux.

Ce livre qui n’est pas sans exces a cependant un grand merite . Celui de poser des questions sur des problèmes d’efficacité manageriale voire de debilité dans certains cas, de gaspillage de ressources humaines par incitation au desinvestissement , de gaspillage de deniers publics, de contribution au plombage de l’assurance maladie ( plus du tiers des arrêts resultent certainement de distorsion manageriale, d’incompetence manageriale, de faits du prince ) ,de la folie d’elus locaux de tous les bords trahissant les idées qui ont presidé à la decentralisation.

Certes il y a aussi les mauvais fonctionnaires et ceux qui sont reellement malades mais ça fait pas les 100 % des arrêts de travail , loin s’en faut. Quand un Directeur ou un chef de service a sa direction, son service un soudain bond des arrêts , il y a alerte..si la collection d’arrêts s’agrandit et ne decroît pas……Il faut une reunion de crise car y a peut être aussi un probleme de management. Mais si la collectivité , elus et DGS et DRH ont choisi deliberement de manager de traviole…alors que les souris dansent …et que les faux malades fassent bombance ..puisque que tel est le voeux d’elus du peuple et d ela republique….jusqu’à ..????

dubitatif

14/10/2012 12h53

Dans mon message precedent , je parle de  »ce livre ». Il s’agit bien sûr du livre, des livres de Zoé Shepard

realver

15/10/2012 08h53

Il n’y a pas subitement plus de mauvais managers. Les différents constats de dysfonctionnement ne viennent pas uniquement du style managérial. Le véritable problème vient de la nouvelle oomplexité de gérer un fonctionnariat en mouvance, avec des objectifs à court terme, dans un esprit d’efficacité et de rentabilité, avec en prime des organigrammes MATRICIELS rendant l’atteinte des objectifs très difficile. Les managers et les agents ont ils été préparés et accompagnés à ces mutations profondes ?

shura

17/10/2012 09h07

voilà le parfait exemple du cadre sup. qui veut épater le petit personnel par un langage pompeux et incompréhensible !

Ivan CAR

16/10/2012 02h10

Mesdames et messieurs,

Je vois que tout le monde assume pour moi c’est simple le commentaire est :

BOF!!!!!

Bonne journée

nestor

19/10/2012 10h12

d’accord avec Shura,
faut arreter de se la peter les pseudo managers, c’est vous les dangers publics de la FPT !!!

Tant que les interets personnels (politiques et hauts fonctionnaires) primeront sur l’interet general Zoe pourra ecrire des livres.
Et elle a bien raison de dennoncer ce que tout le monde sait dans le milieu territorial.
Ceux qui sont pas content c’est que qui ont des choses à se reprocher ou alors ce sont des doux reveurs…

Rage

22/10/2012 04h02

C’est très « fun » que ce soit un DGS d’une commune comme la Courneuve qui écrive sous pseudo. Cela démontre énormément de chose, dont le principal: il y a un VRAI débat de fond sur le travail dans la fonction publique territorial. On peut être pour, contre, ou les 2 à la fois, mais il y a un sujet de fond: peut-on encore continuer ainsi?

Je crois qu’il y a des écarts énormes entre collectivités, métiers, positions hiérarchiques, territoires etc…
La réalité d’une grosse collectivité, avec ses inerties et ses excès n’a rien à voir avec les « PME » que sont des communes, toujours au contact du terrain mais peu capables de lever le nez du guidon.
De même, qu’un DGS (nommé par un élu) critique une administratrice (ayant réussi le concours le plus difficile) est symptomatique des « haines » et guégerres entre ceux qui ont les concours et les autres, entre A, B et C, etc…

Mais au delà d’un récit « fun » d’un côté, et fort « agressif » de l’autre, force est de constater qu’il y a plus d’élus en France que dans toute l’Europe réunie! Plus d’élus, mais aussi plus de copains, plus de privilèges, plus de placards, plus d’affaires de fesses… certes moins « spectaculaires » qu’ici ou là, mais tout aussi réelle et « locale ».

Je trouve qu’un DGS qui « contre » Zoé Shepard alimente la machine: si tout était si parfait, pourquoi réagir? C’est un peu comme ceux qui disent que l’équipe de France de foot ça ne va pas: il y a ceux qui évitent la question et ceux qui constatent que chaque année il y a moins de licenciés et que sur les terrains ça part en live…

Bref, moi je trouve que le débat (qui devrait alimenter la réflexion sur la réforme des CT) MERITE d’être posé et qu’il y a des excès dans la FPT, à tous niveaux mais notamment au sommet, qui sont inacceptables, notamment en période de crise.

A force de ne rien faire pour y remédier, un jour, il faudra bien passer à la caisse…

PimPamPoum

22/12/2012 01h55

Le « brûlot anti-FTP » de Zoé Shepard ? Carrément ?
J’y ai vu une satire des dérives de certaines collectivités, mais je ne me souviens pas d’une posture encourageant la suppression de la FTP.

Ce n’est parce que des problèmes sont pointés que cela signifie que l’auteur adopte une position anti-FTP. De plus, si elle a critiqué le pistonnage, les gaspillages et le comportement de certains, elle reconnaissait aussi l’investissement d’une partie du personnel.
Quant à la question de la rupture du devoir de réserve de Zoe Shepard, je me souviens qu’on a pas toujours été aussi critique à la Gazette…. Sous l’ancienne majorité, quand des DGS bafouaient ce devoir pour critiquer les projets gouvernementaux, le magazine était moins critique à leur égard, hein.

Enfin, je constate que les livres humoristiques de Zoé Shepard ont entrainé une sur-réaction d’une partie des cadres des collectivités. Après, tous les questions de gaspillages ou de népotismes sont un marronnier de la presse généraliste et aseptisée. Pourquoi tant de haine, cette fois ?
Ces réactions démesurées démontrent au final :
-1, l’existence d’un corporatisme de la fonction publique qui agace réellement le peuple et qui aliment les préjugés sur les fonctionnaires (qui ne vous disent pas tous merci) ;
-2, une négation de problèmes bien réels, ce qui n’aide pas à les résoudre.

toniokate

27/12/2012 09h14

Monsieur Anthony Giunta se serait-il reconnu dans l’un des personnages de Zoé Shepard? Sa hiérarchie l’a-til envoyé au front pour dénoncer les livres de celle-ci en contrepartie d’un futur avancement?
Je félicite Zoé Shepard pour tout le courage qu’elle encore aujourd’hui et que je n’ai pas à dénoncer tout ce système.
Pour travailler dans la fonction publique depuis plusieurs années et pour avoir travaillé dans le privé, je peux vous assurer que ce qui est raconté dans les deux livres est la dure réalité de ce qui se passe dans une collectivité ou une entreprise d’aujourd’hui. Je le vis au quotidien, a plus petites échelles que celles décrites dans les deux tomes, mais je peux dire que les exagérations de ses personnages et situations ne le sont pas tant que cela! et le faire savoir peut vous valoir une évaluation professionnelle baclée, une mise au placard à long terme et au plus mal cela finit par vous faire sauter du vingtième étage du bâtiment de l’entreprise française de télé-comunication de votre ville.
Alors, oui, certains salariés vivent bien leur travail dans leurs entreprises mais d’autres souffrent effectivement de toutes les abérations de ce monde.
Mais pour que ma critique soit juste, je me ferais un plaisir de lire vos écrits Monsieur Giunta afin de les comparer à ceux de zoé Shepard.

J.Ed94

02/01/2013 09h02

A la lecture de ‘ta carrière est finie », Il est surprenant qu’un Administrateur puisse rester dans une collectivité aussi « pourrie » sans réagir : pour ma part j’aurai déjà changé de « crèmerie », sauf si bien entendu la paye est bonne…

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