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Justice, jurisprudence

Rhône-Alpes. Premier procès de pompiers en tant que personne morale

Publié le 03/07/2007 • Par La Rédaction • dans : Régions

Pour la première fois en France, des pompiers ont commencé de comparaitre le 2 juillet en tant que personne morale pour ‘ »homicides involontaires », devant le tribunal correctionnel de Chambéry, après un incendie qui avait fait dans cette ville deux morts en 2002.
Au premier jour du procès, des experts en incendie ont souligné l’extrême rapidité avec laquelle un feu de sapin de Noël a embrasé l’appartement situé à l’étage supérieur dans le vieux Chambéry, tuant le 1er janvier 2002 ses deux jeunes occupants.
Entre le moment où Delphine Vincent, 19 ans, et Jonathan Touzani, 17 ans, ont « détecté les premières fumées et le moment où ils sont tombés dans le coma, il s’est écoulé six minutes, et trois minutes après, ils étaient morts », a expliqué l’expert René Guichard, estimant qu’au moment où les pompiers sont arrivés sur place, « il n’y avait plus rien à faire ».
Il est reproché au service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de la Savoie de ne pas avoir prêté « une attention suffisante à l’appel passé par les victimes », puis d’avoir « transmis une information erronée » au centre de secours de Chambéry.
Le tribunal a passé en revue l’historique du drame qui commence lorsque Alain Spiess, habitant le troisième étage d’un immeuble historique de Chambéry, demande à son ami Hervé Ranzini d’allumer trois « cierges étincelants » accrochés à son sapin. Cet arbre s’embrase aussitôt et les deux hommes le couchent sur le sol, ce qui a pour effet de renforcer le feu.
Un film exercice réalisé par les pompiers a été projeté devant le tribunal, montrant l’embrasement d’un appartement par un sapin en flamme. « En 15 secondes, la pièce est à moitié en feu, une télévision située à 3 mètres du sapin s’enflamme en 25 secondes, quarante secondes après, tout est noir », a expliqué le colonel des pompiers Alain Lhuillier.
La compagne d’Alain Spiess, Philomène Gandelli appelle les pompiers à 19h37, leur fournit des renseignements imprécis sur le numéro de l’immeuble et se trompe d’étage : « j’étais paniquée, je ne savais plus le numéro des pompiers ».
Le président du tribunal, Daniel Muller, lit alors l’appel des deux jeunes – se trouvant à l’étage supérieur – aux pompiers, enregistré à 19h41. Dans cette communication d’une durée de 4 minutes 58, le dialogue avec la standardiste est poignant : « on va mourir, dépêchez-vous (…) on ne peut pas sortir, les issues sont bouchées (…) Surtout, ne faites pas la connerie de sauter par la fenêtre », répond la standardiste.
La mère de Delphine, Annie Clocher-Vincent, a déclaré le 2 juillet que « s’ils avaient sauté (ndlr: d’une hauteur de 10 m), ils seraient peut-être blessés mais vivants ». Le standard des secours reçoit plusieurs appels mais l’opératrice « ne pose pas de question sur l’existence de personnes à sauver », note le président du tribunal. A cause de l’erreur d’étage, elle ne comprend pas la situation et l’information sur la présence de deux jeunes dans l’appartement en flamme ne parviendra jamais aux pompiers arrivés sur les lieux du drame à 19h44.
Le procès, qui durera jusqu’au 6 juillet, s’est poursuivi le 3 juillet par l’examen des responsabilités de l’importateur et du distributeur des cierges étincelants.

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