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Développement durable

A Rennes, Jeremy Rifkin en appelle à la « troisième révolution industrielle »

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : France

L’essayiste américain, Jeremy Rifkin, a exposé son analyse devant les habitants et les élus de Rennes Métropole, dimanche 30 septembre 2012. Défenseur d’une troisième révolution industrielle issue de la convergence entre l’énergie et les réseaux de communication, il considère que les territoires ont un rôle essentiel à jouer dans cette mutation.

 

Le public rennais a largement répondu à l’invitation lancée par Rennes Métropole à venir écouter l’économiste américain Jeremy Rifkin, dans le cadre de l’opération Viva-Cités : 800 personnes, dont de nombreux jeunes, on assisté dimanche 30 septembre 2012 à la conférence de l’essayiste, qui prône l’avènement d’une « troisième révolution industrielle » (1).
Le lendemain, lundi 1er octobre, l’auteur a pu préciser sa vision du monde devant les élus de Rennes métropole et des partenaires économiques locaux, réunis en séminaire. L’occasion, pour Jeremy Rifkin, de marteler sa conviction que le monde devra être « décarboné » dans 25 ans. « La deuxième révolution industrielle, fondée sur l’exploitation des énergies fossiles, est en train de mourir, nous n’y reviendrons pas », explique-t-il.

Réseaux intelligents - Sa conviction : la troisième révolution industrielle va naitre de la convergence entre les énergies renouvelables et les réseaux de communication. Selon Rifkin, il est aujourd’hui techniquement possible d’exploiter les ressources énergétiques naturelles (solaire, éolien, biomasse, géothermie) localement, à partir des lieux de consommation, en transformant par exemple nos immeubles en mini-centrales. La question du stockage de l’énergie ainsi produite pourrait trouver sa solution dans des technologies innovantes, liées à l’hydrogène.
Surtout, l’auteur considère que demain, les réseaux intelligents (smarts grids) pourront non seulement acheminer de l’information, comme aujourd’hui avec Internet, mais aussi de l’énergie, à moindre coût.

Biosphere Valley- Evidemment, cette analyse iconoclaste suppose de bousculer les organisations actuelles, en passant « du pouvoir vertical au pouvoir latéral ». En clair, les centres de décisions doivent être plus collaboratifs, moins hiérarchiques.
Les élus rennais, autour du président de Rennes Métropole Daniel Delaveau, ont vu dans cette analyse un encouragement à approfondir leur projet communautaire autour des questions centrales du développement durable. D’autant que Jeremy Rifkin considère que la Bretagne, au regard de ses caractéristiques économiques et géographiques, dispose de nombreux atouts pour se transformer en « biosphere valley », un lieu d’expérimentation autour  :

  • de l’agriculture,
  • des nouveaux circuits de production et de distribution alimentaire,
  • et de nouveaux projets énergétiques renouvelables.

Master plan - Pour y parvenir, l’essayiste évoque une méthode : la création d’un « master plan », une feuille de route stratégique qui réunit tous les acteurs d’un territoire autour d’objectifs partagés. Il a déjà conseillé plusieurs grandes métropoles sur ce thème, et l’Union européenne se montre intéressée par ses travaux.
Ses détracteurs, car il n’en manquent pas, lui reprochent ses approximations scientifiques et son talent de conteur à l’américaine, effectivement très efficace. Le principal mérite de Jeremy Rifkin et d’encourager le débat en ouvrant des pistes de réflexion hétérodoxes, qui incitent à la remise en question. A son échelle, Rennes compte bien faire son miel de cette analyse décapante, futuriste et très stimulante. Pour quels résultats ? Rendez-vous dans vingt-cinq ans !

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1 Commentaire

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  1. 1. OGalloSelva 16/10/2012, 09h50

    On ne peut pas reprocher à un économiste des approximations scientifiques. Quand Roosevelt a lancé le New Deal, il n' y avait aucune certitude scientifique et même pas de plan déterminé.
    Enfin un économiste qui donne des pistes de développement!
    Mais la seconde partie de l'ouvrage est également très importante car ce développement économique ne pourra se réaliser (le pouvoir vertical) sans changements sociétaux et politiques profonds.