En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X
Déposez votre CV

Logo Gazette.fr

1

Commentaire

Réagir
Imprimer

Développement durable

A Rennes, Jeremy Rifkin en appelle à la « troisième révolution industrielle »

Publié le 02/10/2012 • Mis à jour le 16/04/2013 • Par Xavier Debontride • dans : France

Imprimer

1

Commentaire

Réagir

L’essayiste américain, Jeremy Rifkin, a exposé son analyse devant les habitants et les élus de Rennes Métropole, dimanche 30 septembre 2012. Défenseur d’une troisième révolution industrielle issue de la convergence entre l’énergie et les réseaux de communication, il considère que les territoires ont un rôle essentiel à jouer dans cette mutation.

 

Le public rennais a largement répondu à l’invitation lancée par Rennes Métropole à venir écouter l’économiste américain Jeremy Rifkin, dans le cadre de l’opération Viva-Cités : 800 personnes, dont de nombreux jeunes, on assisté dimanche 30 septembre 2012 à la conférence de l’essayiste, qui prône l’avènement d’une « troisième révolution industrielle » (1).
Le lendemain, lundi 1er octobre, l’auteur a pu préciser sa vision du monde devant les élus de Rennes métropole et des partenaires économiques locaux, réunis en séminaire. L’occasion, pour Jeremy Rifkin, de marteler sa conviction que le monde devra être « décarboné » dans 25 ans. « La deuxième révolution industrielle, fondée sur l’exploitation des énergies fossiles, est en train de mourir, nous n’y reviendrons pas », explique-t-il.

Réseaux intelligents - Sa conviction : la troisième révolution industrielle va naitre de la convergence entre les énergies renouvelables et les réseaux de communication. Selon Rifkin, il est aujourd’hui techniquement possible d’exploiter les ressources énergétiques naturelles (solaire, éolien, biomasse, géothermie) localement, à partir des lieux de consommation, en transformant par exemple nos immeubles en mini-centrales. La question du stockage de l’énergie ainsi produite pourrait trouver sa solution dans des technologies innovantes, liées à l’hydrogène.
Surtout, l’auteur considère que demain, les réseaux intelligents (smarts grids) pourront non seulement acheminer de l’information, comme aujourd’hui avec Internet, mais aussi de l’énergie, à moindre coût.

Biosphere Valley- Evidemment, cette analyse iconoclaste suppose de bousculer les organisations actuelles, en passant « du pouvoir vertical au pouvoir latéral ». En clair, les centres de décisions doivent être plus collaboratifs, moins hiérarchiques.
Les élus rennais, autour du président de Rennes Métropole Daniel Delaveau, ont vu dans cette analyse un encouragement à approfondir leur projet communautaire autour des questions centrales du développement durable. D’autant que Jeremy Rifkin considère que la Bretagne, au regard de ses caractéristiques économiques et géographiques, dispose de nombreux atouts pour se transformer en « biosphere valley », un lieu d’expérimentation autour  :

  • de l’agriculture,
  • des nouveaux circuits de production et de distribution alimentaire,
  • et de nouveaux projets énergétiques renouvelables.

Master plan - Pour y parvenir, l’essayiste évoque une méthode : la création d’un « master plan », une feuille de route stratégique qui réunit tous les acteurs d’un territoire autour d’objectifs partagés. Il a déjà conseillé plusieurs grandes métropoles sur ce thème, et l’Union européenne se montre intéressée par ses travaux.
Ses détracteurs, car il n’en manquent pas, lui reprochent ses approximations scientifiques et son talent de conteur à l’américaine, effectivement très efficace. Le principal mérite de Jeremy Rifkin et d’encourager le débat en ouvrant des pistes de réflexion hétérodoxes, qui incitent à la remise en question. A son échelle, Rennes compte bien faire son miel de cette analyse décapante, futuriste et très stimulante. Pour quels résultats ? Rendez-vous dans vingt-cinq ans !

Haut de page

Imprimer

1

Commentaire

Réagir
Publicité

Liens sponsorisés

Tous les fournisseurs

Publicité

Télécharger
l'appli!

En savoir plus

Formations d’experts

3 Commentaires

Ajouter un commentaire

Du plus récent / Du plus ancien

  1. 1. Yann Aujoud'hui, 09h02

    Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l'Etat de l'autre...
    Et les médias dominants, en n'informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

  2. 2. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  3. 3. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

    1. Ajouter un commentaire

        Votre e-mail ne sera pas visible

      Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - 17, rue d'Uzès 75018 Paris cedex 02 ou en cliquant ici.