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Intercommunalité

Collectivités fusionnées, services mutualisés, agents partagés… comment créer une identité communautaire ?

Publié le 03/10/2012 • Par Laurence Denès • dans : A la Une RH, Actu Emploi, Dossiers d'actualité, France, Toute l'actu RH

Poignée de main
Getty images
A l'heure où s'ouvre, jusqu'au 5 octobre 2012, la 23e convention nationale de l'intercommunalité de l'ADCF, La Gazette s'intéresse à la construction de l'identité communautaire. Liés à une commune, habitués à travailler en équipe restreinte dans une forte proximité avec l’exécutif et la population, nombre d’agents vivent mal leur soudain « passage à l’interco ». Afin d’optimiser leur coopération, les collectivités doivent donc créer un sentiment d’appartenance communautaire au moyen d’une identité nouvelle. Un processus managérial exigeant…

1 – Donner des repères

« Encourager la disparition progressive de l’appartenance communale, c’est d’abord fournir un cadre de travail clair où chacun trouve place et utilité », énonce d’entrée Philippe Lacaïle, directeur général des services (DGS) de Tours et de la communauté d’agglomération (CA) Tours Plus (19 communes, Indre-et-Loire).
Premier impératif : « derrière une direction générale qui donne le « la » par sa propre mutualisation, il faut expliquer, en amont, les pourquoi et comment du projet, en valorisant les caractéristiques identitaires du territoire », pose Bernard Figuet, DGS de la ville et de la CA du Puy en Velay (28 communes, Haute-Loire).

« Les échéances doivent être précises et un organigramme rapidement présenté pour que tous visualisent leurs position et perspectives », ajoute Sylvie Morainville, DGS de la CC du grand pic Saint-Loup (33 communes, Hérault)…
Une opération plus essentielle encore lorsque les services construisent des configurations multiples (partages partiels, mise à disposition…) au sein desquels se différencient les autorités hiérarchiques, fonctionnelles et coordination.

A Pau et sa communauté (14 communes, Pyrénées-Atlantiques) se côtoient, sur le même champ, des agents « agglo », des agents « ville » et des agents mutualisés : « Forcément, la question identitaire se pose », reconnaît donc la DGS des deux entités, Marie-Laure Etienne, qui parie sur le concret pour rassembler les équipes, « montrer comment leurs gestes quotidiens s’inscrivent dans un ensemble. »

Appréhender avec finesse les éventuels déclassements – A ces objectifs doivent par ailleurs être associés des méthodes privilégiant l’humain. D’adhésions en fusions et mutualisations, la CA Agglopolys (48 communes, Loir-et-Cher) « a toujours consacré un temps à recevoir chaque agent et diffuse un dossier pédagogique », rapporte la DRH, Cécile Chapdelaine.
Les éventuels déclassements générés par le rapprochement doivent être appréhendés avec finesse pour ne pas susciter d’éventuelles poches d’aigreurs.

Enfin, intégrer les agents dès l’amont de la réflexion est évidemment un gage supplémentaire de réussite : pour préparer l’arrivée de 120 agents des écoles intégrés dans le cadre du transfert de la compétence scolaire, la CC4B (50 communes. Charente) a ainsi organisé des groupes de travail dès janvier 2011, groupes auxquels ont par ailleurs été associés les élus concernés.
« Il est essentiel que le sens du projet soit incarné par les politiques pour conférer un rapport plus ‘charnel’ à la communauté », insiste le DGS, Arnaud Latour.

2 – Harmoniser les pratiques

« Favoriser la constitution d’une culture commune, c’est aussi harmoniser les procédures et méthodes », souligne Sylvie Morainville. Temps de travail, promotion et avancement, régime indemnitaire, protection sociale… Le cadre statutaire et social doit d’abord être revisité pour converger vers le ‘mieux-disant’ car tous doivent être traités de la même façon, quel que soit leur employeur », appuie Cécile Chapdelaine.
Et cela, quitte à déjouer les éventuels obstacles réglementaires !

A défaut de pouvoir les fusionner, les CTP de chaque entité sont ainsi systématiquement précédés d’une réunion commune de leurs représentants respectifs, tandis que « le COS et l’association des retraités de la ville d’Evreux ont été ouverts aux agents de l’agglomération comme à ceux des 37 communes membres dans un dispositif de cofinancement », rapporte le DGS du Grand Evreux Agglomération (37 communes, Eure), Thierry Cot.

Par ailleurs, « les règles du jeu administratif doivent aussi être redéfinies », poursuit Sylvie Morainville. La CC du grand pic Saint-Loup propose pour cela à ses cadres des modules de formation-action.
Partout, les démarches de fonctionnement en réseau sont également encouragées.

« Dans le cadre de sa mutualisation de moyens avec les communes qui la composent, Montpellier agglomération (Hérault) en réunit trimestriellement les 31 secrétaires de mairie et directeurs généraux et leur dédie une plateforme d’échange », rapporte le DGS, Christian Fina.
Afin de resserrer les liens, le collaboratif se fait également ici et là un impératif, via un management par projet qui « permet aux agents de tisser un fil conducteur commun », décrit Cécile Chapdelaine.

Enfin, « il faut savoir profiter de ce mouvement pour optimiser et valoriser le travail des agents en dévoilant l’élargissement du spectre de promotion et de formation possibles, l’intérêt accru des missions », prône Bernard Figuet.
Sans hésiter à repeindre les locaux ou acquérir du nouveau matériel pour symboliser ce renouveau. Ni craindre de chasser le diable caché dans les détails : messageries incompatibles, moyens de restauration différents…

3– S’appuyer sur des temps symboliques

Afin de renforcer cette ligne, les collectivités parient aussi sur des moments clés de la vie professionnelle. A commencer par ceux de la formation, premier vecteur d’acculturation.
Tours Plus veille ainsi à proposer des modules de formation communs aux agents de l’agglomération, de la ville centre et des communes membres, Grand Evreux Agglomération réserve systématiquement des places aux agents des communes membres aux sessions de formation de ses propres collaborateurs « afin de diffuser l’esprit du territoire ».
Dans le cadre de l’intégration récente d’une centaine de personnels scolaires, la CC4B réfléchit aussi à l’instauration d’un système de tutorat interne susceptible de rapprocher les agents.

Mais les moments festifs sont également conviés : fête des services, cérémonie des vœux, repas de Noël, remise des médailles, accueil des nouveaux venus et départ à la retraite… : une seule réception pour tous.
Ainsi, ville et CA d’Evreux partagent la même cérémonie des vœux aux personnels depuis 2008, « symbole d’une synergie politique à l’échelle du territoire et d’une mutualisation à son service. Les agents des 37 communes membres y sont également les bienvenus », relate Thierry Cot.

Le Grand Chalon (39 communes, Saône-et-Loire) a instauré des journées communes d’accueil des nouveaux agents. Et d’autres voies originales sont aussi tracées : afin que la « mayonnaise prenne », Montpellier Agglomération a ainsi choisi d’éditer en 2010 « L’agglomération aux fourneaux » aux pages desquelles se dégustent les meilleurs plats de 55 agents et 12 élus de la collectivité.
« Ce livre voulait permettre à tous de se retrouver, d’échanger et de mieux se connaître », appuie Christian Fina. De leur côté, la ville et l’agglomération de Pau ont ensemble créé cette année un « chœur des agents et des élus », « une expérience harmonique au service de l’unisson professionnelle, qui a permis de partager trac et applaudissements », soutient Marie-Laure Étienne.

Enfin, comme le relève une étude sur la question de juillet 2012, menée par l’Association des communautés de France et le CNFPT, « le manque de reconnaissance de l’intercommunalité par la population et ses partenaires est souvent un frein important au développement du sentiment d’appartenance des agents ».
Asseoir l’image de la communauté à l’extérieur participe donc aussi du management, afin qu’à terme, « plus rien ne distingue les agents les uns des autres, au bénéfice d’une idée maîtresse : quel que soit l’employeur, tous territoriaux ! » assène Thierry Cot.

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Collectivités fusionnées, services mutualisés, agents partagés… comment créer une identité communautaire ?

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segolene

04/10/2012 09h16

A Rennes et Rennes Métropole, les agents des deux collectivités ont désormais le même journal interne, ce qui leur permet d’appréhender dans un même ensemble la vie, les hommes et la culture des deux collectivités. Et de diffuser des messages qui rassemblent et créent de la cohésion.

ALIMAS

07/10/2012 11h23

(09A1248A01). POURQUOI EST-CE SI DIFFICILE POUR LES AGENTS, D’ACCEPTER LE RENOUVELLEMENT, LE CHANGEMENT, LE REGROUPPEMENT, LA MUTUALISATION, LA COOPÉRATION, LA MOBILITÉ, ETC. … !? Finalement, n’est-ce pas tout simplement parce maintenant que, politiquement et administrativement, l’Intercommunalité est «imposée», les agents doivent changer leurs affinités, leurs habitudes et leurs routines … contre leur gré …!? En la matière, on ne nous a pas demandé notre avis sur la constitution des Intercommunalités ; cela s’est fait au suffrage indirect ! Pour exemple, lorsque j’ai appris que la commune de (Bezons, communiste) s’associait à la commune d’ (Argenteuil (UMP)) et qu’aujourd’hui, l’exécutif de l’Intercommunalité prend le pas sur l’exécutif de chaque commune, cela me déplaît intellectuellement et électoralement.
(09A1248A02). CE QUI M’EXASPÈRE DANS L’INTERCOMMUNALITÉ, C’EST QU’ELLE AVANCE MASQUÉE. Elle est pratiquement inconnue des électeurs. Les luttes de places et de pouvoirs, conduisent à de sérieux nombrilismes de dirigeants des fonctions politiques et publiques qui isolent le vouloir, le savoir et le pouvoir de la société civile, à chaque élection et création. (Les intercommunalités ne sont pas élues directement au suffrage universel). Pourtant, théoriquement, toute proposition et ou projet dans le cadre des compétences des Conseils exécutifs, ne devrait rencontrer, à priori, que des partenaires concernés et ou intéressés par les besoins généraux ! Certes, mais quels sont ces partenaires ? :

Europe (X États).
État français (1).
Régions (27).
Départements (101).
Communes (36.785).
Intercommunalités :
(CU) : Communauté Urbaine (16).
(CA) : Communauté d’Agglomération (191).
(CC) : Communauté de Commune (2.406).
Syndicats de Communes (?).
Agences (?), Missions, (?), Comités Théodule (?), Association ( ?), etc. …
Super-Région ou Territoire ou Métropole (?) à partir de 2014 ou 2015 ? On ne sait pas … !?
(EPIC) (?) : Établissement Public à Caractère Industriel et Commercial.
Et la Société civile des CONtribuables et PAS CONtribuables que je nomme la SOCIÉTÉ DES (CONPASCON) pour financer et ou bénéficier de tout ça.

La longueur d’avance souhaitable, c’est quand-même bien d’avoir tout le temps à l’esprit et dans les actes, le souci de réduire le millefeuille et les dépenses publiques, non !? Il faudrait donc que tous ces partenaires veuillent, sachent et puissent percevoir, savoir et juger, en fonction des compétences attribuées à chaque strate le traitement du (BPF) : Besoins, Priorités et Financements.

Le vœu pieux de vouloir planifier cet immense (BPF), implique, pour qu’il devienne solidaire, équitable et réciproque, de savoir, pouvoir et faire, autrement dit, des compétences et des décisions politiques cohérentes, transparentes et durables. Autant d’exigences apparemment incompatibles avec les changements politiques des Conseils exécutifs à chaque élection. Expérience vécue à Argenteuil : La municipalité actuelle (de Gauche) a eu comme première décision dès sa mandature, la modification du (PLU) de la ville voire la suppression de programmes d’aménagement et de construction de logements, votés par la municipalité précédente (de Droite) élue au suffrage universel, pour reprendre le tout, sous l’autorité politique de plus en plus prégnante de L’Agglomération Argenteuil-Bezons, non élue au suffrage direct.

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