Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
  • Accueil
  • Actualité
  • France
  • « Fixer un objectif national de rendement des réseaux est stupide » – Jean-Luc Trancart, professeur à l’Ecole nationale des Ponts et chaussées

Eau potable

« Fixer un objectif national de rendement des réseaux est stupide » – Jean-Luc Trancart, professeur à l’Ecole nationale des Ponts et chaussées

Publié le 18/09/2012 • Par Laurence Madoui • dans : France

Un litre d’eau potable sur quatre se perd dans le réseau « fuyard » et n’arrive pas au robinet : ce fut l’un des enseignements majeurs du rapport de l’Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement, rendu public au Forum mondial de l’eau de Marseille en mars 2012. Un chiffre saisissant mais toutefois à relativiser, selon Jean-Luc Trancart, professeur de politique et technique de l’eau à l’Ecole nationale des Ponts et chaussées.

Le taux de rendement des réseaux d’eau potable (76 % au plan national, soit 24 % de fuite) ne vous semble pas alarmant. Pourquoi ?

Car la carte de France des rendements de réseaux est rassurante : la performance est bonne là où la ressource est rare et chère, dépassant ainsi 80 % dans le Grand Ouest et culminant en Vendée, également confrontée à des tensions entre différents usagers de l’eau. L’ensemble du Massif Armoricain est pauvre en ressources souterraines exploitables et la quasi-totalité de l’eau consommée, issue de prélèvements en rivière, y subit des traitements de potabilisation poussés. Dans ces services où le coût de production est élevé, la « rentabilité économique » de la lutte contre les fuites l’est également. Les gestionnaires ajustent leur effort à la réalité économique et environnementale de leur territoire.

Est-ce à dire que, quand l’eau est abondante et de qualité, les fuites sont sans importance ?

A tout le moins, disons que l’approche jacobine sied mal à la diversité des profils. Dans des situations hydrologiques favorables – généralement associées au prélèvement d’eaux souterraines -, où les coûts de production sont faibles et l’eau abondante, le rendement du réseau est globalement inférieur à la moyenne. Mais faut-il vraiment investir dans son renforcement quand il n’y a pas de tension sur la ressource et que l’eau est bon marché? Quelle serait l’utilité d’une telle dépense à Périgueux par exemple, où une source karstique d’excellente qualité couvre quatre fois les besoins de la ville ? Fixer a priori un même niveau de performance pour tous les services est stupide. Faisons confiance aux territoires.

Les 85 % de rendement, visés par la loi « Grenelle 2 » de juillet 2010 (art. 161), sont donc excessifs ?

Il y aurait un énorme gâchis d’argent public si le texte devait être respecté à la lettre. Ce qui ne sera vraisemblablement pas le cas. Face à une réglementation monolithique, il y a fort à parier que le bons sens local et les lois de l’économie conduiront à faire la part des choses. Les services d’eau pour lesquels la lutte contre les fuites est économiquement justifiée ont déjà porté à haut niveau la performance de leur réseau. Ceux qui n’en ont pas la nécessité n’engageront pas de dépenses inutiles.

Cet article est en relation avec le dossier

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

« Fixer un objectif national de rendement des réseaux est stupide » – Jean-Luc Trancart, professeur à l’Ecole nationale des Ponts et chaussées

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X