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EDUCATION

Vincent Peillon crée une délégation ministérielle contre les violences scolaires

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé lundi 17 septembre la création d’une délégation ministérielle dédiée à la lutte contre les violences scolaires, une structure inédite et pérenne devant être à même d’apporter des réponses préventives. Vincent Peillon a également souhaité une évaluation des élèves "plus encourageante".

Cette structure, initialement qualifiée d’Observatoire de la violence scolaire, s’appellera plus précisément “délégation ministérielle chargée de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire”.

Créée dans “les semaines qui viennent”, elle sera rattachée à la Direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco) et permettra de “mieux connaître les réalités” mais aussi de “mettre en place un dispositif de prévention”.

“C’est la première fois, au sein de l’administration de l’Education nationale, que va être créée une structure pérenne qui a pour mission de lutter contre les violences en milieu scolaire”, a fait valoir le ministre, qui y voit l’occasion de “relier la connaissance à l’action.”
De cette manière, “l’Education nationale reconnaît qu’il faut mener une action spécifique contre les violences scolaires, et se dote des moyens de le faire”, a-t-il poursuivi.

Mieux connaître la violence scolaire à tous les niveaux - Cette nouvelle entité sera dirigée par le professeur Eric Debarbieux, spécialiste “réputé dans le monde entier”, qui préside actuellement l’Observatoire international de la violence à l’école, indépendant du ministère.
“Ce ne sera pas quelque chose de théorique”, il s’agit au contraire de voir “comment on transmet la connaissance sur la violence à l’école dans l’action publique, au niveau national, académique, local. C’est la connaissance au service de l’action”, a expliqué M. Debarbieux à l’AFP.

 Les missions de la délégation ministérielle seront de trois ordres.
Il faut “préparer les réponses et les actions pédagogiques, préventives et punitives, avec la Dgesco”, former les personnels, et “coordonner toutes les connaissances dont nous disposons concernant les sujets de violences scolaires, de harcèlements, d’incivilités, de faits graves de discriminations qui existent à l’école, à l’égard des élèves et des personnels”, a conclu Vincent Peillon.

L’annonce est intervenue alors que quatre agressions se sont succédé cette semaine en milieu scolaire.

Vincent Peillon a par ailleurs estimé qu’”il faut essayer d’avoir une politique de l’évaluation qui soit plus positive, qui soit encourageante”.
“Dans notre pays, on a tendance à pratiquer une notation un peu brutale, qui ne donne pas beaucoup confiance à l’enfant”, a-t-il déploré.

Des journées trop longues et une année trop courte - Concernant les rythmes scolaires, “il faut que nous remontions vers 180″ jours pour l’école primaire, a-t-il également déclaré, alors que les écoliers français ont actuellement 144 jours de classe par an.

Le chantier de la réforme des rythmes scolaires est au coeur de la concertation pour la refondation de l’école qu’il a lancée, en vue d’une loi à l’automne, suivant l’idée que les élèves ont des journées trop longues et une année scolaire trop courte, peu propice aux apprentissages.

“Je souhaite qu’il y ait quatre jours et demi (de classe, ndlr) à la rentrée 2013 et ce sera le mercredi matin”, a-t-il ajouté, évoquant une possible “souplesse” pour le samedi matin au niveau d’un département ou d’un établissement.
La réforme des rythmes, qui pourrait aussi passer par un raccourcissement de la journée de cours, pourrait prendre du temps, a-t-il reconnu.

Nouveau chapitre sur la e-education - “Il faut que des choses soient actées dès la rentrée 2013, et puis s’il faut étaler dans le temps (…) et se donner trois ans pour aller au bout de la réforme, il faudra se donner 3 ans”, a-t-il indiqué.
Interrogé sur le devenir de la carte scolaire, assouplie sous Nicolas Sarkozy, il a indiqué qu’il regardait “quelques hypothèses”. “Je ne crois pas que les grands changements de l’école viendront de là”, a-t-il précisé.

La loi comportera “un grand chapitre” sur la “e-education”, a-t-il indiqué. “Je veux créer une très grande filière française de production pédagogique de la e-education”, a-t-il ajouté.

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  1. ALIMAS

    17/09/2012, 18h02

    (09A1117A01). ENCORE UN ORGANISME DE GESTION D’ÉTAT ! Mais toujours pas d’investiture d’autorité, de responsabilité et de ressources aux chefs d’établissements, pour la prévention et la répression des actes délictueux à l’intérieur de leur établissement ! Je doute que le moment soit bien opportun pour annoncer la création d’un observatoire «Théodule d’État» de plus, qui va venir gonfler les dépenses des 1.200 organismes (agences, observatoires, missions, comités, etc. ...) dénoncés par la Cour des comptes.

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