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emploi des jeunes

Emplois d’avenir : le « oui » pragmatique des futurs partenaires

Publié le 10/09/2012 • Par Sophie Le Gall • dans : A la une, France

silhouettes foules emploi travail
F. Stijepovic
Alors que les députés débattront demain, mardi 11 septembre 2012, du projet de loi portant création des emplois d’avenir, élus et professionnels de l’insertion précisent leurs projets et leurs attentes.

Elus et collectivités ont, semble-t-il, entendu l’appel du gouvernement qui entend créer, dès le 1er novembre 2012, pas moins de 150 000 emplois réservés aux jeunes les moins qualifiés, ce principalement dans les secteurs public et associatif.

« Ma collectivité est prête à être la locomotive de ce dispositif », a ainsi déclaré Gilles Demailly, maire (PS) d’Amiens (Somme), ajoutant que sa ville pourrait « accueillir rapidement une centaine de jeunes ».
Le maire d’Amiens a précisé que les bénéficiaires pourraient être employés à la « gestion des espaces verts, l’animation de la ville au service des seniors, la valorisation des sites touristiques et patrimoniaux (…) ».
Un projet qui correspond au souhait du gouvernement de voir le dispositif s’ancrer « dans des activités présentant un caractère d’utilité sociale ou ayant un fort potentiel de création d’emplois ».

Dynamique engagée – Jérôme Guedj, président du conseil général de l’Essonne et député (PS), représentant de l’Assemblée des départements de France à la conférence sociale de juillet, confie avoir « déjà sollicité le service des ressources humaines de (sa) collectivité afin de répertorier les postes qui pourraient être créés ».
Il précise qu’il veillera à ce que les bénéficiaires « trouvent leur place dans un panel élargi de secteurs » et pas seulement « là où on a l’habitude de développer des emplois aidés ».

Sébastien Pietrasanta, maire (PS) d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) voit dans ce dispositif « la reconnaissance de l’engagement des collectivités qui ont déjà fait des expériences d’accueil de ces jeunes en très grande difficulté. Une mission aussi passionnante qu’exigeante ».
Il envisage de créer des emplois « dans une crèche et un équipement sportif qui doivent ouvrir courant 2013 ».

Beaucoup plus prudent, Gilles Leproust, maire (PC) d’Allonnes (Sarthe) et vice-président de l’Association des maires ville et banlieue de France, estime que la situation « mérite une politique de l’emploi beaucoup plus ambitieuse ».

Yves Auton, membre du Conseil national des missions locales (CNML), est satisfait que les missions locales aient été désignées par le gouvernement comme des partenaires privilégiées du dispositif, notamment en ce qui concerne l’accompagnement social des bénéficiaires.
« Les missions locales sont parfaitement légitimes dans ce rôle de par l’expertise qu’elle ont acquise dans le suivi de ce public spécifique, notamment à travers les dispositifs Trace (Trajet d’accès à l’emploi) et Civis (Contrat d’insertion dans la vie sociale). Pour mener à bien leur mission, elles pourront s’appuyer sur la force du réseau partenarial qu’elles ont noué avec les collectivités et les associations du secteur. »

Pression de l’urgence sociale – Quel que soit leur niveau d’adhésion au dispositif, les acteurs de terrain le perçoivent comme un défi à relever, au vu des derniers chiffres du chômage, et non comme une aubaine.
Au deuxième trimestre 2012, 22,7 % des jeunes de moins de 25 ans de métropole étaient sans activité pour un taux de 9,7 % pour l’ensemble de la population(1).
En 2011, 470 000 jeunes de 16 à 25 ans sans diplôme étaient ni en emploi ni en formation, un peu plus de la moitié seulement se déclarant à la recherche d’un emploi(2).
« Rien n’est pire pour un jeune qu’une ‘période blanche’, ce temps où il ne se passe rien », souligne Yves Loupret, directeur de la mission locale des Hautes-Pyrénées.

Vanik Berberian, président (Modem) de l’Association des maires ruraux de France, voit dans les emplois d’avenir « une bouée de sauvetage » et demande à ce que la question de la sortie du dispositif soit posée en amont de son lancement.

Fonction facilement transférable vers le privé – « Compte tenu du faible taux de pérennisation de l’emploi dans les collectivités, comme nous l’a enseignée l’expérience des emplois jeunes, souligne Yves Loupret, il faudra former le jeune sur une fonction facilement transférable vers le privé ».

Francis Vercamer, député-maire (NC) de Hem (Nord), veut attirer l’attention « sur les difficultés prévisibles qu’auront les associations à financer ces postes, même si l’Etat les subventionne à plus de 75 % ».
Et se dit « prêt à engager sa collectivité à soutenir les associations qui se lanceront dans l’expérience ».

Mission exigeante – « La qualité de l’encadrement de ces jeunes sera un paramètre essentiel de la réussite de leur insertion. Avec ce public spécifique, on est à la croisée de l’apprentissage et de l’éducatif », ajoute Vanik Berberian.
A Asnières-sur-Seine, Sébastien Pietrasanta, réfléchit « avec ses services » à la nature de l’accompagnement à mettre en place en espérant que les expériences passées, notamment celle du contrat unique d’insertion (CUI), seront riches d’enseignements ».

« Les jeunes que nous suivons arrivent à se maintenir dans l’emploi quand nous leur apportons une aide pratique. Les jeunes filles parviennent à s’insérer dans la filière de l’aide à la personne, par exemple sur un poste d’auxiliaire de vie, quand nous résolvons avec elles la question de leur mobilité. Nous le faisons grâce au réseau des missions locales ou encore à celui des foyers de jeunes travailleurs, quand c’est la question de l’hébergement qui fait obstacle, en nous coordonnant sur un bassin d’emploi élargi », explique Ahmed Kassim-Isse, directeur de la mission locale rurale du Grand plateau picard (Oise).

Tout en estimant avec lucidité l’ampleur du travail à engager, les professionnels de l’insertion se raccrochent à des indicateurs encourageants. « Je remarque que, depuis quelques années, les entreprises font des efforts pour accueillir un jeune en difficulté. Elles ne les considèrent plus comme un employé comme un autre », se félicite Yves Loupret.
« Nos jeunes sont volontaires, ils méritent d’être encouragés ! J’aimerais que cela se sache », souligne Ahmed Kassim-Isse.

Derniers affinements du dispositif

Le texte du projet de loi amendé par la commission des affaires sociales de l’Assemblée mardi 4 septembre (sur lequel centristes et UMP se sont abstenus) varie du projet initial sur les principaux points suivants :

  • Les emplois d’avenir devraient entrer en vigueur au 1er novembre 2012 au lieu au 1er janvier 2013.
  • Le dispositif, initialement réservé aux jeunes résidant en ZUS, est également applicable dans les « zones de revitalisation rurale » et des « territoires connaissant des difficultés particulières en matière d’accès à l’emploi des jeunes ».
  • Le suivi individualisé est explicité, avec un bilan obligatoirement effectué deux mois avant la fin du contrat.
  • L’âge requis s’entend à la « signature du contrat ». Un jeune pourra occuper un emploi d’avenir jusqu’à ses 28 ans.
  • Il est prévu de prolonger, à titre dérogatoire, l’aide au-delà de 3 ans pour permettre de terminer une formation.
  • Le dispositif est étendu à des travailleurs handicapés peu qualifiés de moins de 30 ans.
  • Par ailleurs, les « emplois d’avenir professeurs » (18 000 contrats), initialement destinés aux étudiants en deuxième année de licence, ont été étendus jusqu’à la première année de master.
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Commentaires

Emplois d’avenir : le « oui » pragmatique des futurs partenaires

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ALIMAS

11/09/2012 08h25

(09A1075A01). C’EST UN SYSTÈME DE MAIN-D’ŒUVRE À BON PRIX, SUR LE DOS DES CONTRIBUABLES. Les administrations et associations locales vont disposer de bras et d’argent public, pour faire-faire à leur place, ce qu’elles ne font plus (et qu’elles devraient faire), ne veulent plus faire ou font mal. Les jeunes vont-ils être suivis au niveau des exigences de résultats quant à leur véritable avenir, c’est-à-dire l’apprentissage et l’acquisition de compétences à l’exercice d’un vrai métier d’avenir, directement exploitable à la sortie du système ? Permettez-moi d’en douter, connaissant par expérience, la propension des anciens à exploiter les nouveaux, directement ou indirectement (travaux de classement, de rangement, de photocopies, de pauses café, de préparation de salle de réunion, de concert, d’événement médiatique, etc. …).

Est-il raisonnable voire souhaitable, en ces temps de dettes et déficits publiques colossaux, de créer des emplois qui n’ont aucune réalité économique, pour l’unique objectif de diminuer le chômage et cela, à partir d’argent public et pour occuper des personnes à des activités bouche-trous ?! Pour que ce système soit équitable, il ne fallait pas le réserver à une catégorie. Il fallait l’ouvrir à toutes les catégories de personnes et de métiers et en particulier, aux personnes sans activité, (jeune et moins jeune), en activité réduite et aux chômeurs et surtout, être certain que les employeurs putatifs aient de véritables compétences à vouloir, savoir et pouvoir instruire les personnes à l’exercice de vrais métiers d’avenir et non pour satisfaire des besoins assujettis à leurs propres impérities.

MD

11/09/2012 01h36

Je trouve ces initiatives très intéressantes et productives au contraire pour lutter contre le chômage et la précarité des jeunes dans les zones urbaines et rurales en difficulté. Cela redynamiserait le territoire grâce à un projet global de rénovation des quartiers isolés et insalubres, et de requalification de jeunes. Il me semble que cette politique économique et sociale doit s’accompagner de la politique de la ville via l’ANRU et l’ACSé dans ces quartiers prioritaires. Tous les partenaires compétents devraient travailler main dans la main au service des usagers, comme le pole emploi, la mission locale, la commune, le département, l’école, les maisons de quartiers… Peut être que ce serait également le moyen de réinsérer des personnes désocialisées et exclues de la société comme les anciens détenus et les personnes SDF… Je pense également que ce dispositif devrait avoir une envergure nationale, voire européenne dans l’avenir pour encourager la croissance via l’emploi des jeunes, des seniors et des personnes handicapées.

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