Lagazette.fr

Publicité


PAUVRETÉ

37 % des Français ont déjà connu une situation de pauvreté

Par A. l'AFP

Publié le 03/09/2012

dans : France

Imprimer la page

Envoyer à un ami

Permalien

1 commentaire

Plus d'un tiers des Français (37 %) affirment avoir déjà connu, à un moment de leur vie, une situation de pauvreté, soit deux points de plus que l'an dernier, selon la 6e édition du baromètre Ipsos-Secours populaire sur la précarité présentée lundi 3 septembre 2012.

Si 44 % disent n’avoir jamais été dans une telle situation, 19 % déclarent avoir été “sur le point de connaître” une situation de pauvreté, sans y être pour autant tombé.

Inquiets pour l’avenir, une large majorité (85 %) d’entre eux estiment que les risques que leurs enfants connaissent un jour une situation de pauvreté sont plus élevés que pour eux-mêmes (dont 55 % estiment qu’ils sont beaucoup plus élevés).
A l’inverse, seulement 11 % jugent que ces risques sont moins élevés.

Accéder à des biens ou des activités culturelles et de loisirs - Pour 91 % des Français, éprouver régulièrement d’importantes difficultés pour se procurer une alimentation saine et équilibrée constitue une situation de pauvreté.
Mais ne pas pouvoir envoyer ses enfants en vacances au moins une fois par an ou ne pas pouvoir accéder à des biens ou des activités culturelles et de loisirs pour soi et sa famille constituent aussi des situations de pauvreté pour respectivement 73 % et 74 % des Français.

Pour les sondés, le revenu minimum nécessaire pour une personne seule pour ne pas être considérée comme pauvre en France se situe à 1 062 euros, soit au-dessus du seuil de pauvreté officiel (954 euros selon l’Insee).

Plus précisément, 37 % estiment ce revenu minimum à “plus de 1 000 euros”, et 30 % à 1 000 euros, dès moins 800 euros pour 12 % des personnes interrogées et pour 17 % d’entre eux, “entre 800 et 999 euros”.

Sondage réalisé par téléphone du 6 au 9 juillet, auprès de 1 021 personnes représentatives de la population française de 15 ans et plus, selon la méthodes des quotas.

58 % des 8-14 ans ont peur - Par ailleurs, dans un autre sondage réalisé par internet du 4 au 12 juillet, auprès de 500 enfants de 8 à 14 ans, 58 % affirment avoir peur d’être pauvre un jour.

Publicité
Cet article est en relation avec le dossier

Liens sponsorisés

Tous les fournisseurs

Approfondir le sujet

Haut de page

Qu’en pensez vous ? Réagissez à cet article !

Du plus récent / Du plus ancien
  1. Pad

    19/09/2012, 11h34

    Il y a aussi la réalité des demandeurs d’emploi longue durée, qui ne perçoivent que le RSA ou l’ASS. Ainsi se retrouve-t-on avec moins de 470 euros par mois. Alors, comment vivre avec un tel revenu, deux fois moindre que le seuil de pauvreté « officiel » ?

    J’apprends en autodidacte car ce ne sont pas mon bac+5 et mes 31 ans d’expériences professionnelles qui m’y ont préparé. Pôle Emploi non plus, ce qui est lamentable alors que formations et séminaires préparent à la retraite ! Qui fait l’autruche ? Et puis, je ne raisonne plus en euros pour une dépense mais en journée d’allocation ; alors, on se rend compte très vite à quel point le moindre achat de première nécessité épuise sa cagnotte.

    On peut arriver à manger sainement et de façon équilibrée - il ne faut surtout pas être exigeant - mais les coupes sombres sont partout ailleurs : pas de loisirs, pas de santé (comment se payer une mutuelle ?), pas de voiture, économie maximum sur l’eau et l’électricité (j’ai passé un hiver sans me chauffer avec 2 °C dans la maison alors qu’il y avait - 13 °C dehors)… c’est la réalité d’une vie qui n’en est pas une. Heureusement, je ne fume pas. Evidemment, plus aucun projet...

    Mais il n’y a pas que le matériel. Je me sens totalement diminué moralement bien que je n’ai pas honte de ma situation. Comment faire entrer une femme dans sa vie quand on ne peut rien lui offrir et que je ne veux pas avoir l’impression d’être à son crochet ? Par le passé, j’ai aidé des personnes en difficulté ; aujourd’hui, c’est mon tour d’être dans une situation encore pire.

    Je veux travailler. Tous les jours je suis dans une dynamique extrêmement active de recherche d’emploi mais au bout de plus 1300 candidatures, j’ai bien le sentiment que le discours politique est loin des réalités économiques et des mentalités qui animent les recruteurs. Ainsi devient-on sans le vouloir un « très pauvre ». Dur d’être senior.

    Tout de même, j’allais oublier mon luxe : avoir un portable avec un forfait minimum, un incontournable quand on cherche du travail.

  1. Ajouter un commentaire

      votre e-mail ne sera pas visible

Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - 17, rue d'Uzès 75018 Paris cedex 02 ou en cliquant ici.