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[opinion] sport

Arbitrages budgétaires

Publié le 31/08/2012 • Par La Rédaction • dans : France, Opinions

Bernard Dreyfus

Bernard Dreyfus

Professeur titulaire de la chaire « collectivités locales » au Conservatoire national des arts et métiers

Championnat d’Europe de football, tour de France, Jeux olympiques : l’été aura été sportif et nombreux sont ceux qui ne s’en plaindront pas. Cette actualité aura émoussé notre attention et, sans parler du Mali ou de la Syrie, on a peu évoqué le non-financement des bourses aux étudiants et le trou existant pour financer le dixième mois de celles-ci.

Le manque est chiffré à presque 150 millions d’euros, sans compter les 50 millions manquants pour assurer les paies des enseignants du supérieur jusqu’à la fin de l’année 2012.
Comment, dès lors, ne pas s’interroger sur la volonté d’un pays de préparer son avenir alors que l’on sait que l’effort dans l’enseignement supérieur et la recherche est sans doute celui qui y aide le mieux, dans un contexte de compétition internationale.

Mais l’on s’interroge davantage lorsque, au même moment, on apprend que la collectivité publique sera appelée à cofinancer de façon indirecte (voirie, aménagement de zones, transports publics…) le projet de grand stade de la Fédération française de rugby (600 millions).

Quand on sait que l’équilibre financier du Stade de France, déjà très coûteux avec un partenariat public-privé raté, sera davantage compromis, on se dit que la crise des finances publiques n’est peut-être pas encore partagée par tous.

En effet, pas moins de quatre projets sportifs d’envergure fleurissent en Ile-de-France : la rénovation du stade Jean-Bouin (150 millions), celle du parc des Princes pour l’euro 2016, l’extension de Roland-Garros et la rénovation du palais omnisports de Paris Bercy (plus de 100 millions), sans compter le nouveau stade de rugby à Nanterre ou le vélodrome à Saint-Quentin-en-Yvelines.

A l’évidence se posent des questions d’arbitrage budgétaire et d’aménagement du territoire. Dans le même esprit, on peut évoquer la grande salle symphonique de Paris, qui siphonnera plus de 40 % des crédits musicaux du ministère, et sur laquelle même des revues spécialisées en musique classique s’interrogent.

Encore beaucoup de chemin reste à parcourir pour une concertation globale avec les collectivités locales et une programmation pluriannuelle digne de ce nom.
Quant aux étudiants et aux chercheurs, ils patienteront jusqu’à la candidature française aux JO de 2024 !

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Arbitrages budgétaires

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lector

01/09/2012 03h52

L’article de Bernard Dreyfus n’évoque que la région Ile de France mais il serait intéressant que ce professeur valorise le montant des dépenses pour la construction, la rénovation, les aménagements (voirie etc.) des équipements sportifs réservés aux clubs professionnels par les collectivités territoriales (région, département, communautés communes) effectués depuis ces 2 dernières années et pour les trois prochaines. Ces dépenses se chiffrent en milliards d’euros pour le plaisir de quelques uns. Alors que la recherche peine à trouver des financements. Et puis n’est-il pas temps d’arrêter de presser les contribuables en faisant une pause dans les impôts.

Gerland-Gagnant

02/09/2012 10h20

Bonjour,
Je suis tout à fait d’accord, avec le fait que des arbitrages doivent être rendus, mais encore faut-il que ceux-ci soient cohérents avec les politiques d’aménagement des territoires, de développement durable, de déplacements et des Sports que nos représentants politiques défendent avant d’être élus.
Je vous livre notre réflexion sur ce sujet :
Des stades ! oui, mais pour quels sports ?

Les J.O (plus grand show médiatique de la planète) terminés, la ferveur des feux de l’olympe ne tiendra que quelques temps encore ; le temps de la tournée des médias et des congratulations pour les médaillés de la première vague, le temps des jeux paralympiques pour les « malchanceux ou traumatisés de la vie » (beaucoup moins médiatisés et sortis de l’oubli des programmes TV grâce à une pétition nationale), le temps de faire les comptes et la réalité reprendra vite le dessus.

Des firmes internationales (Coca-Cola, BMW, BP ou encore UPS ou Cadbury…) dont certaines sont membres du CIO, en quête de clientèle captive mondialisée, des pays candidats en quête de reconnaissance, des organisations sportives professionnelles et internationales (CIO, FIFA, UEFA LPF…) en quête de recettes médiatiques et des médias télévisuels en quêtes de téléspectateurs conditionnables, tout est fait et conduit pour rendre le consommateur addicte, comme si les valeurs de ces jeux et des sports devenus aujourd’hui (à ce niveau) professionnels avaient encore à voir avec les valeurs d’engagement, de dépassement de soi, de développement (d’un esprit sain dans un corps sain) qui présidaient lors des jeux à Olympie. Même les récompenses, du rameau d’olivier aux symboles forts : d’espérance, d’éternité, de paix, de force, de sagesse et de lumière, se sont changées en métaux.

Ces J.O, moins que les précédents en Chine ont connu leurs excès et leurs débordements. Nos voisins britanniques ayant abandonné à plusieurs reprises le fair-play dont ils se réclament. C’est grâce à l’implication et la détermination de son gouvernement en 2005, que la capitale britannique a remporté les JO, au nez et à la barbe de Paris. Sur le plan financier la facture initiale a été multipliée par 4, passant de 2,4 milliards en 2005 à 9,3 milliards de livres (le budget est au final de plus de 12 milliards d’Euros) ; l’expulsion des habitants du quartier pauvre de Newham pour laisser place à la construction des complexes sportifs et commerciaux. Et l’utilisation de la réglementation à l’extrême pour se donner une seconde chance de conquérir une médaille qu’ils voyaient leur échapper. Nous ne parlerons évidemment pas des cas de dopage, malheureusement habituels à ce niveau, mais révélés hors des jeux.

Pendant ce temps les firmes industrielles annoncent leur plan de dégraissement des effectifs, le Gouvernement recherche des économies, tente de sauvegarder les emplois au sein de notre industrie automobile et rechigne à augmenter les salaires ou à contenir le prix de l’énergie et des produits à la consommation pendant que l’OL s’accommode d’un partenariat provocateur et « outrancier » avec le constructeur automobile sud-coréen Hyundai. L’heure n’est plus à la recherche dans tous les domaines du savoir pour assurer le plein épanouissement de l’Homme (comme disait Juvénal : « Mens sana in corpore sano ») mais à la recherche de la rentabilité économique maximale.

Aujourd’hui, dans le football professionnel comme aux JO, les organisateurs, qu’ils soient associatifs ou privés cherchent avant tout à faire main basse sur la manne financière des droits de retransmission télé colossaux, des partenariats avec de grandes multinationales, des ressources liées à l’exploitation des marques, (anneaux olympiques, naming et autres exploitations d’images…) en faisant payer par les collectivités les installations et/ou les infrastructures pour y accéder. Celles-ci sont d’ailleurs priées à chaque manifestation d’en mettre un peu plus pour le confort des places VIP et des médias (lors de l’Euro 2008 en Suisse/Autriche, les places VIP avaient rapporté plus que les spectateurs lambda (12% des recettes, contre 7%)). Serait-ce là, la construction du nouveau « Temple de l’Humanité ».

Comme le reconnaissait le député (UMP) Bernard Depierre, rapporteur de la loi éponyme permettant la DIG (Déclaration d’Intérêt Général) des stades pour l’Euro2016, donc le financement des stades et des « annexes » par les collectivités, «l’UEFA demande des structures d’accueil haut de gamme pour des invités de marque, dont les partenaires financeurs de l’événement».
Les clubs, qui bénéficieront des stades neufs ou rénovés, s’en frottent déjà les mains. Si Le Président de l’OL tient autant à son grand stade, qu’il envisage de planter à 15 kilomètres du centre-ville de Lyon en sacrifiant 150ha de terres agricoles, c’est aussi parce qu’il contiendrait 6.200 places VIP contre 1.800 à Gerland (avant toute rénovation de ce dernier).

A l’Assemblée nationale, lors du débat sur l’article 28 de la loi de modernisation du tourisme (loi Depierre), l’opposition avait bien dénoncé les caprices de l’UEFA : 5.000 loges, salle de musculation de 150 m2, des sièges élargis de 4 centimètres pour les postérieurs des VIP…
Jean-Marc Ayrault notre Premier Ministre, Maire de Nantes avait justifié le retrait de sa ville à l’Euro en prétextant : «L’UEFA est dans la démesure, ce sont des dépenses considérables auxquelles ont ne peut pas faire face en ces temps de crise » (Il lui aurait fallu dépenser 80 à 100 millions d’Euros de travaux). Pendant que son collègue Michel Ménard, député (PS) de Loire-Atlantique expliquait que « Nantes avait accueilli la Coupe du monde de rugby en 2007. Les sièges mesuraient alors 47 cm. Aujourd’hui l’UEFA demande des sièges de 50cm. Les spectateurs de football seraient-ils plus gros que ceux du rugby ? On nous demande aussi d’agrandir les vestiaires : onze footballeurs ont apparemment besoin de plus de place que quinze rugbymen.»

Les modalités des réponses spécifiques proposées par les Députés et le Gouvernement de l’époque (qualifiés de «petits arrangements entre amis pour les intérêts de quelques-uns») introduisent un risque de distorsion de la concurrence entre clubs, contraires aux lois européennes : «Quelques clubs se verront financer des stades neufs et/ou leurs accès, bénéficiant ainsi indirectement de subventions déplafonnées».

Devant les exploits de certains compétiteurs, arrachés souvent dans la douleur, nous nous prenions à rêver d’un monde où le sport serait utilisé comme moyen éducatif pour contribuer à l’élévation de l’individu, à l’amélioration du monde et aider à la réduction des injustices.
On peut dès lors avancer que ces compétitions de haut niveau sont pour l’instant un moyen gâché de mettre en exergue les valeurs d’effort, de tolérance, de fraternité et de générosité dont font preuve un grand nombre de sportifs amateurs et leur encadrement bénévole.

C’est pourquoi nous sommes en droit d’exiger plus de démocratie, de transparence dans l’utilisation des ressources financières publiques de la part de ceux qui organisent la vie de la cité et facilitent l’organisation de ces shows médiatiques. La majorité et le Gouvernement actuels oseront-ils saisir cette occasion qui ne se représentera pas, d’arrêter pendant qu’il est encore temps les projets inutiles et de revenir sur les largesses que le précédent Gouvernement a accordées aux professionnels du football, et dans le cas de l’Euro2016, se confronter aux maires des villes candidates dont la plupart sont socialistes???

Nos caciques de la démocratie participative écouteront-ils enfin la voix de la sagesse (celle du peuple) pour arrêter pendant qu’il en est encore temps ce projet insensé de l’OL Land à Décines? Projet d’un autre temps, inadapté à l’éthique et aux valeurs du sport pour tous, à notre territoire et aux politiques de développement durable.

Pour le collectif « Les Gones pour Gerland »
gerland-gagnant@orange.fr

ALIMAS

03/09/2012 08h25

(09A1026A01). VOULOIR, SAVOIR ET POUVOIR COMPRENDRE LES ÊTRES, LES CHOSES ET LES CIRCONSTANCES QUI LES RELIE OU LES DÉSUNIE. @ Gerland-Gagnant 02/09/2012, 10h20. L’arbitrage est finalement toute la problématique de nos existences … AVANT, PENDANT et APRÈS … !? Je me suis découvert, au travers de mon existence, un désir profond de vouloir, savoir et pouvoir comprendre les personnes (y compris moi-même), les choses et les circonstances qui les relie ou les désunie. Souvent contradictoire, dérangeant, voire antagoniste, je me suis contraint à appliquer une méthode de questionnement, connue sous le sigle de l’HEXAMÈTRE DE QUINTILIEN (QQOQC) : Quoi ? Qui ? Où ? Quand ? Comment ?, À laquelle je préconise d’ajouter (CP) : Combien ? Pourquoi ? J’ai le sentiment que si je cherche à comprendre et à mettre des mots sur mes perceptions (sentiments, intuitions, émotions, etc. …), mes raisonnements (opinions, réflexions, concepts, etc. …) et mes jugements (décisions, engagements, actions, etc. …) du monde à moi et du monde pour tous, je pourrais peut-être donner du sens à ce que je vis mais aussi à ce que j’ai vécu.

Quand vous posez la question de savoir pour quel sport ? Je présume que vous voulez dire : Pour quelles «valeurs humaines et autres …» !? Pour tout ce qui concerne les ÉVÉNEMENTS MÉDIATIQUES au sens populaire (et non populiste) tels que (exposition culturelle, spectacle vivant, manifestation sportive, etc. …), à mon sens, les valeurs ne sont pas de même nature selon qu’il s’agit : Des acteurs et organismes subventionnés ou privés, des partenaires financiers publics ou privés, des lieux publics ou privés et des consommateurs tout publics. Pour ne prendre que moi-même, je n’ai jamais appris ou pratiqué de sport de ma vie (j’ai 73 ans) et pourtant, je peux vous assurer que j’ai toujours pris et prends encore un réel plaisir à regarder un «spectacle sportif». Certes, je choisis avant et c’est toujours pendant ou après que je suis déçu ou satisfait … et cela conditionne ma participation voire ma contribution aux projets des prochains spectacles.

Quant à savoir si l’on doit placer des limites budgétaires aux projets des fonctions politiques et publiques, cela me paraît être une évidence. On ne peut être à la fois, c’est-à-dire en même temps, à la fenêtre et dans la rue en train de se regarder passer ! Dans le réel, il faut choisir pour agir et réagir en fonction des besoins et des possibles temporels. Toutefois, pour ce qui concerne nos dirigeants, tout ce qui peut unir et réunir les personnes me semble par nature, contribuer à favoriser le «vivre ensemble». Toute la question est de savoir à quel prix ?

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