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[opinion] ruralité

Rural et périurbain, parier sur l’innovation sociale

Publié le 13/08/2012 • Par La Rédaction • dans : Opinions

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Serge Guérin, © B. Fenouil

Serge Guérin, ,Professeur à l'ESG-MS, auteur de « La Nouvelle Société des seniors »

 

Plus de 60 % de la population vit en zone rurale ou dans des villes petites et moyennes éloignées des grandes métropoles : c’est la France périphérique, selon Christophe Guilluy, géographe et consultant auprès des collectivités territoriales.

Ces territoires fragilisés cumulent disparition des services publics, faiblesse de l’offre loisirs et culture, raréfaction de l’emploi, hausse des coûts et des temps de transport…

Pire, avec l’aggravation des prix de l’habitat et la baisse du pouvoir d’achat de plus en plus de personnes (travailleurs pauvres, salariés à temps partiel contraint, fonctionnaires de catégorie C, employés et ouvriers, retraités précarisés…), la population s’accroît dans ces zones.

Face à cette spirale du déclin, les collectivités territoriales doivent s’appuyer sur l’innovation sociale de proximité pour accompagner ces publics en difficulté par la présence des services publics via une démarche de mutualisation de l’offre de services publics, à l’exemple des Point information médiation multi services (Pimss), par le développement de plate-forme multiservices de soin orientés vers la prévention, en constituant des points de regroupement physiques et numériques pour favoriser le covoiturage, l’utilisation de mini-bus à la demande, de vélos…

L’innovation sociale de proximité implique que les collectivités territoriales soutiennent les initiatives des associations, des entreprises sociales et solidaires et des bailleurs sociaux légitimes sur leur territoire.
Il s’agit aussi bien de favoriser la compétence numérique des populations, d’organiser du soutien scolaire, de soutenir l’inclusion sociale de publics précaires… Mais aussi de faciliter l’habitat partagé et l’habitat intergénérationnel, d’accompagner l’auto-construction de logements, l’organisation du recyclage ou l’échange de biens et de services, d’aider une agriculture de maraichage…

Pour sortir la France périurbaine et rurale du déclin et de la défiance, une politique d’accompagnement des personnes est essentielle. La crise des finances publiques nécessite de s’appuyer sur les associations et l’économie sociale et solidaire, souvent à la fois plus économes en ressources et plus adaptées à la diversité des publics soutenus comme des territoires.

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Thèmes abordés Aménagement ruralService publicSocial

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  1. 1. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  2. 2. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

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