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Santé publique

L’accès aux soins des plus pauvres ne cesse de reculer en France, selon Médecins du Monde

Publié le 15/10/2007 • Par La Rédaction • dans : France

Les plus pauvres éprouvent de plus en plus de difficultés à se faire soigner en France dans un contexte de « reculs législatifs » et de « peur de la police », dénonce le 15 octobre Médecins du Monde (MDM) dans un rapport annuel publié avant la Journée du refus de la Misère.
Dans ce document de l’observatoire de la Mission France issu de l’analyse de quelque 40.000 consultations réalisées en 2006 dans les 21 centres d’accueil, de soins et d’orientation (Caso) de l’association, MDM dresse le portrait d’une population vulnérable, victime à la fois de précarité, de pathologies aggravées par les conditions de vie, de retards d’accès aux soins et de freins à l’accès aux droits.
MDM qualifie de « signe inquiétant » la baisse du nombre de patients reçus en consultations en 2006 (-16%) qui semble se confirmer en 2007. C’est pour l’association une conséquence des « reculs législatifs », de « l’atmosphère de déni de droits », de « suspicion » et de « chasse à l’étranger ».
Alors que dans les Caso, 90% des patients sont étrangers, pour la plupart sans-papiers, la « peur de se déplacer pour se rendre dans les lieux de soins, par crainte de se faire arrêter par la police » est « un frein à l’accès aux soins », souligne l’organisation.
Ces craintes « peuvent être fondées » rappelle MDM, citant la circulaire du 21 février 2006 adressée aux préfets et procureurs, incitant les forces de l’ordre à « chercher des lieux favorables à l’arrestation : hôpitaux, centres de soins spécialisés pour toxicomanes, véhicules (donc bus associatifs, pompiers, ambulances), sièges d’associations…
Les patients des Caso sont encore majoritairement des hommes (55%) jeunes. Cinq nationalités sont les plus représentées : Roumanie (22% des consultants), Algérie, France (10%), Maroc et Cameroun.
La part des femmes augmente cependant de 41% en 2000 à plus de 45% en 2006 tandis que le nombre et la part de patients français ont été divisés par deux sur la même période, en raison notamment de la Couverture maladie universelle (CMU).
Cependant, MDM continue de plaider pour une « simplification du système » avec une seule couverture maladie universelle pour toutes les personnes en dessous du seuil de pauvreté au lieu du double système Aide médicale Etat (AME, accessible aux étrangers en situation irrégulière pouvant prouver trois mois de présence en France) et CMU « qui ne crée que confusion, méfiance et coûts supplémentaires de gestion». L’association, qui entend « ne pas abandonner les populations boucs-émissaires des politiques publiques », estime également que l’accès à une couverture maladie « ne doit pas être tributaire du domicile ».
Sur le total des patients vus en 2006, 86% n’avaient pas de couverture maladie lorsqu’ils sont arrivés dans les centres alors que 55% avaient droit à l’AME et 24% à l’assurance maladie (sécurité sociale/CMU). MDM déplore également une « augmentation des personnes sans droit », 21% ne pouvant bénéficier d’aucun dispositif car ne justifiant pas d’une présence de trois mois sur le sol français.
Ces personnes n’ont alors d’autres recours que de venir consulter dans des centres de soins gratuits pas toujours adaptés à la gravité de leur situation, constate MDM.
Comme ce jeune Tchétchène venu au centre MDM de Nice et chez qui celui-ci a diagnostiqué une paralysie partielle due à des éclats d’obus. Dépourvu de couverture maladie car il ne pouvait prouver trois mois de présence en France, le blessé a dû attendre 90 jours pour être opéré dans un hôpital français.

Pour en savoir plus, consulter la page du site de Médecins du Monde consacrée au rapport 2007

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