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Le coût élastique de l’absentéisme dans la fonction publique territoriale

Publié le 25/06/2012 • Mis à jour le 11/10/2012 • Par Gaëlle Ginibrière • dans : A la une, A la une emploi, A la Une RH, Actu Emploi, Dossiers Emploi, France, Toute l'actu RH

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Le coût de l’absentéisme dans la fonction publique territoriale est encore mal connu. Plusieurs études essaient d’en préciser le montant, très variable selon les caractéristiques de la collectivité. La Gazette fait le point sur ce que l’on sait.

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L'absentéisme des agents publics : un symptôme, des remèdes

 

En 2011 encore, les chiffres de l’absence au travail ont progressé dans les collectivités territoriales, et avec eux, les coûts liés à l’absentéisme. Selon l’assureur Sofaxis (ex Dexia-Sofcap), ils auraient progressé de 14% depuis 2007.

Afin d’évaluer le coût global de l’absentéisme dans la fonction publique, le député Jean-Luc Warsmann (UMP) proposait, en 2009, dans un rapport d’information sur l’optimisation de la dépense publique, de se fonder sur un principe appliqué dans le secteur privé : 1 % d’absentéisme coûte 1 % de la masse salariale. « En 2004, l’absentéisme dans la fonction publique aurait coûté pas moins de 10,7 milliards d’euros à la France », poursuit le député.

Rapporté à l’année 2010, où le taux d’absentéisme a varié de 6,4% à 10,4% selon la taille des collectivités, le coût serait compris entre 3,34 milliards et 4,92 milliards d’euros. Un chiffre à prendre avec des pincettes.

« Je ne cautionne pas ce principe de calcul qui part de l’idée que 10% d’absentéisme revient à 10% de fonctionnaires que l’on paie à ne pas travailler. Il permet d’avoir un ordre d’idée très général, mais pas davantage. Pour être précis, il faudrait notamment y ajouter les frais médicaux qui sont à la charge des collectivités en cas d’accident de service, en retirer les demi-traitements que ne touchent plus les agents au bout de trois mois en cas d’arrêt pour maladie ordinaire… », rectifie Pierre Souchon, directeur adjoint du département ingénierie et services du groupe Sofaxis.

Les facteurs de variation des coûts - Dans une étude datée d’octobre 2011, cette société estime entre 1 328 et 2 197 euros par an et par agent titulaire employé – ce qui revient à lisser ce chiffre sur le nombre total d’agents employés dans la collectivité plutôt qu’à le calculer par rapport au nombre d’agent absent – le coût de l’absentéisme dans la fonction publique territoriale. Un montant qui intègre les indemnités journalières versées et les charges patronales.

Les écarts s’expliquent par la taille des collectivités (plus elles sont grandes, plus l’absentéisme et son coût sont importants) ainsi que par l’âge des agents concernés. Entre 40 et 59 ans, le coût moyen des absences double.
En cause ? L’accroissement des durées moyennes d’arrêts avec l’âge ainsi que la revalorisation des rémunérations selon l’ancienneté au fur et à mesure de la carrière.

Globalement, les arrêts pour maladie ordinaire correspondent à une fourchette de 40 à 46 % des coûts liés aux absences, les congés longue maladie/longue durée en représentent environ un tiers et les accidents de service, de 13 à 15 %. Le reste est lié aux congés maternités.

Les coûts indirects de l’absentéisme - A ces coûts directs pour les collectivités, se superposent des coûts indirects induits par le recrutement d’un remplaçant (dont la rémunération s’ajoute aux indemnités journalières versées à l’agent absent), la désorganisation des services (missions non remplies qui doivent être assumées par d’autres) ou encore la perte de qualité du service rendu (retard pris dans le traitement de dossiers, moindre fluidité aux guichets…).

« On a l’habitude de dire que les coûts indirects représentent 3 à 5 fois les coûts directs », avance Pierre Souchon. Pour en avoir le cœur net, Sofaxis a demandé à des chercheurs de l’école des Mines Paristech de modéliser ces coûts. L’étude a duré trois ans et porté sur une quarantaine d’études de cas.
Il en ressort que, dans la plupart des cas, ils s’inscrivent bien dans cette fourchette, mais peuvent parfois aussi se révéler beaucoup plus élevés. « Il y a autant de facteurs multiplicateurs qu’il y a d’éléments rencontrés dans la réalité », commente Pierre Souchon. De fait, ces coûts sont fortement liés au fonctionnement de la collectivité et à sa capacité à faire face aux aléas que sont les absences.

Les chercheurs ont pointé quatre grands types de comportements pouvant amortir ou au contraire renforcer ces effets indirects selon qu’ils sont plus ou moins présents :

  1. l’élasticité, c’est-à-dire la capacité de l’équipe ou du service à encaisser par elle-même l’absence et à s’adapter pour y pallier. Celle-ci sera d’autant plus développée dans un service polyvalent, engagé, doté d’un esprit d’équipe et d’un bon sens du service public.
  2. la réactivité, que l’on pourrait traduire par la débrouillardise des collègues pour prioriser les tâches et trouver une solution pour assurer au mieux le fonctionnement du service. Elle suppose une vision claire des attentes des usagers.
  3. la proactivité ou capacité à anticiper les conséquences d’une absence, par la délégation, le partage des informations ou encore des solutions très concrètes (comme répartir entre différents agents les clés d’un local technique) est également citée.
  4. la plasticité, elle, fait référence à la capacité d’apprendre des erreurs passées.

La problématique est en tout cas devenue très sensible pour les collectivités, compte-tenu des fortes contraintes qui pèsent sur leur budget.

Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) s’est dotée en 2003 d’un service de prévention des risques professionnels pour impulser des actions de prévention et sensibiliser les collaborateurs sur les conditions d’hygiène et de sécurité au travail. Cette dynamique a entraîné une forte réduction du risque « accident de travail » de 2003 à 2006 et une nette diminution du taux d’absentéisme. Les économies ainsi engendrées ont été redistribuées au personnel, sous forme d’une réévaluation du régime indemnitaire des agents de catégorie C.

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  1. 1. ALIMAS1 30/06/2012, 05h45

    (09A712A01). ABSENTÉISME, PRÉSENTÉISME. L'absentéisme mesure l’altération de la présence ; le présentéisme est le fait d’être présent. Le moins que l’on puisse dire ou écrire, c’est que ça ne s’améliore pas !

    1). L’absentéisme est une conduite qui se caractérise par des absences régulières du lieu de travail ou d’études (absentéisme scolaire, appelé couramment «école buissonnière»). On définit l'absentéisme par la répétition et la durée des absences sur une période donnée. L’absentéisme est déterminé par l'insatisfaction vis-à-vis du travail et de ses conditions mais aussi par la santé, la situation familiale, l'implication dans les activités hors travail, les pressions de l'organisation ou l'éthique personnelle.

    2). Les causes sont diverses et multiples telles que pour exemples : Arrêt de travail pour maladie, arrêt de travail pour accident, arrêt de travail pour maternité, arrêt de travail pour formation professionnelle, arrêt de travail pour délégation syndicale, autorisation d’absence, jour de congé exceptionnel, etc. ... Le taux de présentéisme représente le nombre de présents effectifs rapporté au nombre de présents attendus. Ce taux est le complémentaire à 100 % du taux d’absentéisme (c’est-à-dire que la somme de ces deux taux vaut 100 %). Le sur présentéisme est le fait de faire des heures supplémentaires sans être payé. Il concernerait plus de 50 % des salariés français.

    3). En 2007, l'absentéisme est deux fois plus important dans la fonction publique que dans le secteur privé ! Pourquoi ? L’ (IFRAP) : Institut Français de Recherche sur les Administrations Publiques, a publié en Février 2006, N°55 et en Mars 2008, N°78, page 14, dans son magazine Société Civile, une étude sur l’absentéisme dans la fonction publique. Les taux d’absentéisme ont surpris par leur ampleur dans les trois fonctions publiques : État, hospitalière et territoriale. Pourquoi le délai de carence des (IJ) : Indemnités Journalières, est de trois jours pour le civil et de zéro jours pour le public ?

    4). Vigilance Fonction publique, plus souvent en arrêt maladie que les autres …
    Sources : Société Civile N°79 Avril 2008 : Contrairement à une idée répandue, le salaire moyen des fonctionnaires est supérieur à celui des salariés du secteur privé. En effet, le salaire moyen net dans la fonction publique est de 2.108 € par mois contre 1.860 € net par mois dans le privé [source : Rapport annuel fonction publique : 2005-2006, (INSEE)]. Pour le justifier, les syndicats de fonctionnaires invoquent à juste titre, le niveau moyen de qualification des fonctionnaires supérieur à celui du privé.

    5). Le Haut Conseil pour l’assurance-maladie vient pourtant de révéler un avatar nouveau à l’exception française, défiant toutes les comparaisons internationales. Alors que dans tous les secteurs d’activité, l’absentéisme diminue avec la qualification des agents, nos fonctionnaires, avec une fréquence de 43 % d’arrêts maladie par an, contre 22 % pour les salariés du privé, dérogent à la règle générale. Cette statistique cache-t-elle le malaise profond d’une fonction publique en quête de sens ou un comportement abusif de la part d’individus profitant (voire fraudant) le système ?

    6). Pour exemple, est-il vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’État, que nous fassions passer des concours bac + 3 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? Si l’on retire les récréations, les collations, la sieste et les passages aux toilettes, la maternelle ne consacrerait qu’un peu plus d’une heure sur six aux apprentissages stricto sensu. Sources : Valeurs Actuelles n° 3748 Septembre/Octobre 2008 page 32 titré : La maternelle en débat.

    7). L’absence au travail serait-elle traitée par la fonction publique, à partir du principe de précaution ... pour ses propres agents ... pour ne pas contaminer leurs collègues ... ! Pour cela, le principe de précaution implique l’exemption du délai de carence et les invite à s’arrêter, dès qu’ils «pensent» être malades ! ... Contrairement au privé, la fonction publique ne comptabilise pas les absences pour maladies dans l’évolution des carrières et le montant des primes et retraites ! Combien coûte un arrêt de travail justifié ou injustifié : Au salarié ? À la sécurité sociale ? À l’entreprise ? À la dépense publique ?

    8). Depuis 2002, les Français détiennent le record d’Europe de l’absentéisme au travail, avec un taux de 4,5 %. Une conséquence paradoxale de l’instauration des 35 heures, qui impose des périodes de travail plus stressantes. On constate aussi une différence importante entre les employés de la fonction publique (8,4 %) et le secteur privé (3,7 %). Sources : Valeurs actuelles 3728 Mai 2008 page 34.

  2. 2. santéotravail 26/06/2012, 16h49

    parler d'absentéisme est une façon bien connotée de parler de l'absence au travail. comme si l'on choisissait d'être malade - puisque c'est de très loin la raison principale de l'absence.

  3. 3. Kouznetzoff 26/06/2012, 12h29

    Le mot "proactif" est un mot anglais qui a des traductions en français.

    À force d'utiliser des mots à tort et à travers, on ne sait plus de quoi on parle; la perte du langage est un des éléments de la perte des repères, nuisible à la bonne marche de la société.

    "Proactif" n'est pas un mot français.

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