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[Débat] NTIC

Faut-il des jeux vidéo en bibliothèque ?

Publié le 04/06/2012 • Par Hélène Girard • dans : France

Quelques bibliothèques et médiathèques commencent à proposer des jeux vidéo, non sans susciter de nombreuses interrogations parmi les professionnels. Nicolas Barret, de la BDP du Val-d’Oise et Thierry Giappiconi, directeur de la bibliothèque municipale de Fresnes, en débattent pour la Gazette.

Nicolas Barret, responsable des animations à la bibliothèque départementale de prêt du Val-d’Oise

« C’est un moyen de fidéliser les adolescents »

Il y a déjà bien longtemps que les bibliothèques ne proposent pas que des livres, mais aussi d’autres supports (CD, DVD…). Le jeu vidéo a toute sa place dans ces structures car le divertissement figure parmi leurs missions, telles que les définit l’Unesco. Tout le monde n’a pas les moyens de s’offrir ce loisir. Il revient donc aux bibliothèques de le démocratiser. Par ailleurs, sa dimension culturelle est aujourd’hui reconnue, comme l’a montré, par exemple, la récente exposition « Game story », au Grand Palais, à Paris. Le jeu vidéo constitue une opportunité parmi d’autres de donner une image moderne et attractive des bibliothèques et des bibliothécaires. C’est aussi un moyen de fidéliser un nouveau public, notamment celui des adolescents, que nous avons du mal à capter. Enfin, le jeu, lorsqu’il est collectif, est un vecteur de sociabilisation, une mission qui relève aussi de ces établissements. Les coûts ne sont pas si élevés. L’an passé, pour 5 000 euros, nous avons acheté trois consoles, une quinzaine de jeux, trois écrans, quelques casques et manettes. Nous les proposons aux structures de notre département, que nous accompagnons dans l’élaboration d’animations. Nous prévoyons un budget de 600 euros pour renouveler notre collection. Pour la bibliothèque départementale de prêt, il s’agit d’élargir son offre et de suivre les évolutions des pratiques culturelles.

Thierry Giappiconi, directeur de la bibliothèque municipale de Fresnes (Val-de-Marne)

« Pas sans réflexion préalable sur les objectifs »

Nous devons nous poser les mêmes questions que pour toute autre composante de l’offre globale d’une bibliothèque : dans quel but intègre-t-on les jeux vidéo au projet de l’équipement, comment met-on en œuvre cette offre, comment en évalue-t-on les effets ? Le jeu vidéo recouvre des réalités diverses, qui font appel à des comportements de natures différentes : raisonnement logique, développement ou entretien de facultés cognitives, addiction, troubles comportementaux, etc. Autre aspect de la question : selon la place qui leur sera accordée, ils entreront plus ou moins en concurrence avec d’autres objectifs prioritaires de la bibliothèque. Cette dernière ne doit pas oublier ses ambitions, à savoir constituer un lieu de démocratisation de l’accès aux connaissances, où l’on favorise la réussite scolaire et l’ascension sociale. Ce qui n’exclut pas les loisirs, qui sont un moyen complémentaire de promouvoir la connaissance, à côté de l’école et de l’université. Une bibliothèque ne peut se contenter d’introduire des jeux vidéo dans ses collections pour attirer des jeunes, sans se demander dans quel but elle veut faire venir ces derniers. Est-ce pour leur proposer de reproduire les pratiques qu’ils ont déjà ou les amener à découvrir progressivement d’autres choses ? Sans réflexion préalable sur ces objectifs, on risque de banaliser la bibliothèque, ce qui serait une erreur de marketing.

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Faut-il des jeux vidéo en bibliothèque ?

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ALIMAS1

05/06/2012 08h43

(09A581A01). LA BIBLIOTHÈQUE NUMÉRIQUE. Oui ! Cent fois oui ! La bibliothèque classique, c’est fini. Il faut résolument y intégrer le monde numérique. La bibliothèque du futur doit être le lieu de rendez-vous culturel des générations. D’ailleurs, il faudrait structurellement les implanter dans ce qu’on appelle aujourd’hui, MAISON ou MAIRIE DE QUARTIER. Ces lieux devraient contenir les «outils d’apprentissage des savoirs pour l’esprit» par analogie aux salles de sport qui contiennent les outils d’apprentissage des savoirs pour le corps).

Antony

07/06/2012 12h52

Adepte de jeux vidéo, je pense qu’il est important de distinguer les jeux vidéo selon leur type. En effet, à mon humble avis, tous les genres de jeux vidéo n’ont pas leur place dans une médiathèque ou une bibliothèque, notamment les jeux d’arcade, d’action ou violent.

Il existe cependant des jeux vidéo, même s’ils ne représentent pas la majorité des titres, basé sur la stratégie (age of empire), la simulation (simcity), l’investigation, l’aventure (LBA) voire la culture (Versailles).
(ps : j’ai conscience que les exemples cités entre parenthèse sont anciens mais il existe des équivalents plus récents).

L’objectif doit en effet être de faire connaître des jeux moins connus et demandant davantage de réflexion. Il n’y a en effet aucun intérêt à proposer ce que chaque boutique de jeux vidéo propose d’acheter d’occasion.

BiblioEdualk

08/06/2012 11h58

La question porte, comme toujours, sur le rôle des bibliothèques. Doit-on proposer uniquement de la culture, de la connaissance, de l’information ? Pour une bibliothèque publique, la réponse est clairement « non », sous peine de devoir se débarrasser des romans, BDs, CDs, DVDs, etc.
Le jeu vidéo est un divertissement qui ressemble énormément au cinéma. Sa particularité est d’être interactif.
Mais n’oublions pas que le jeu vidéo, son interactivité et son aspect divertissement sont depuis longtemps en bibliothèque, par le biais des CD-roms (notamment certaines collections Jeunesse).

Un dernier point qui rejoint celui d’Anthony dans les commentaires.
Je suis en charge des jeux vidéo dans ma bibliothèque (nous avons choisi de faire du prêt plus que de l’animation sur place) et gamer depuis 30 ans. J’estime que nous avons un rôle à jouer par rapport à ce support dans le choix des jeux proposés (nous proposons du prêt).
Une boutique cherche à vendre, c’est normal – et ils ont du mal. Nous, bibliothèques, choisissons nos collections. C’est notre atout.

Oui pour ne pas proposer de jeux trop violents (j’exclus les jeux de rôle, car ce sont les jeux les plus riches en terme d’univers, de personnages et d’intrigues), au moins pour rassurer notre public et nos décideurs.
Oui pour privilégier les jeux moins connus, plus originaux. Un jeu coûte jusqu’à 70€ neuf, le gamer va privilégier des jeux connus dans ses achats, à nous de lui proposer des jeux qu’il n’aura pas acheté par peur d’être déçu.
Oui aux jeux de gestion, de plateforme, d’aventure, de réflexion, de sport. Vive les party-games qui réunissent toute la famille. Tous ces jeux plaisent, pas besoin de faire dans le jeu de guerre, le FPS ou le jeu de combat pour attirer les joueurs.

Un dernier point important : le jeu vidéo fête cette année ses 40 ans. La 1ère vraie génération est celle de « l’âge d’or de l’arcade », fin 70-début 80. Sortons du schéma « jeu vidéo = ado », surtout si on part sur une logique de prêt de jeux. Le gamer est trentenaire maintenant, et on utilise la Wii en maison de retraite, avec des logiques intergénérationnelles très intéressantes.
Nous cherchons tous à attirer les ados, mais ce serait une erreur de ne considérer le jeu vidéo que comme un « appât » pour eux.

Valmont

05/07/2012 09h20

Bravo Nicolas ! Il faut arrêter de faire de l’élitisme et replacer l’usager au centre de nos missions. Que ce soit une offre apparentière pour certains ou un hameçonnage déguisé pour d’autres nous conduit à notre chakra bibliothéconomique … Et de rester convaincu que nulle stratégie n’est mauvaise pour peu que l’on respecte le chemin de l’autre, et ce faisant qu’on ne l’écarte pas d’office.

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