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développement durable

Quelle place pour les collectivités au prochain sommet Rio+20 ?

Publié le 25/05/2012 • Par Arnaud Garrigues • dans : France

Tous les dix ans se tient un grand sommet international sur le développement durable : après les sommets de Stockholm (Suède) en 1972, Rio de Janeiro (Brésil) en 1992 et Johannesburg (Afrique du sud) en 2002, voici donc venu le temps de Rio+20, qui se tiendra du 12 au 17 juin 2012 au Brésil. Un évènement mondial, où les collectivités auront un message à porter, qui permettra de construire un imaginaire collectif en matière de développement durable et irriguera les projet locaux dans la décennie à venir.

Pour les collectivités locales, la tenue du Sommet Rio+20 soulève de nombreuses questions. Qu’attendre de ce grand rendez-vous qui donne la part belle aux Etats (qui seront représentés par 193 délégations) ? Quels messages porter ? Que retirer de cette manifestation qui regroupe plus de 40 000 participants ? Et peut-être la plus simple des questions : faut-il y aller ?

La contribution des collectivités françaises – Toutes les associations de collectivités françaises ont souhaité se réunir le 23 mai 2012 au Sénat lors d’un séminaire(1) pour répondre à ces questions et en premier lieu pour faire passer un message commun à la nouvelle ministre de l’Ecologie, de l’énergie et du développement durable, Nicole Bricq. Celui-ci découle du texte signé par les douze associations d’élus(2) le 28 octobre 2011 lors des Assises nationales du développement durable en France. Une initiative commune unique au monde et saluée à ce titre par la ministre, qui a tenu à souligner que « du côté de ce gouvernement, vous pouvez être sûrs que vos demandes en matière de développement durable seront prises en compte ».

Un statut pour les acteurs locaux – Une des principales revendications des collectivités locales est la reconnaissance de leur rôle, car elles ne participent pas aux négociations internationales, comme le font les Etats, et sont encore intégrées dans la société civile, au même titre que les associations et les entreprises. Nicole Bricq estime que « les collectivités ne seront pas des figurantes à Rio » et « qu’une place nouvelle leur sera donnée ». « Elles joueront un rôle central dans l’élaboration et la construction du nouveau mode de développement, et leur rôle dans la gouvernance du développement durable doit être consacré au niveau multilatéral, notamment dans le cadre d’une Organisation des Nations unies pour l’Environnement, organisation mondiale pour l’environnement », veut croire la ministre.

Construire un imaginaire collectif – Porter un message au nom des collectivités est une bonne chose, mais au fond, quel est le rôle de ces grands sommets et qu’en retirer ? Pour Ronan Dantec , sénateur et président de la commission environnement de l’Association française du Conseil des communes et régions d’Europe (AFCCRE)(3), « ces grands moments disent un moment de l’état du monde et fixent un imaginaire collectif mondial ». C’est cette dynamique qui permet ainsi d’avancer sur le terrain et de mobiliser les citoyens dans les territoires, comme ont pu le faire les agendas 21 dont la création remonte au sommet de Rio de 1992.

Un autre enjeu de Rio+20 sera de donner une définition à la notion d’économie verte, qui constitue l’une des deux thématiques de ce sommet, avec celle du cadre institutionnel du développement durable.

Irriguer les débats locaux – De son côté, Andrée Buchmann, vice-présidente de la communauté urbaine de Strasbourg (CUS) souligne « le grand décalage qu’il existe entre ce type de grande réunion mondiale, la réalité que nous vivons, au quotidien, en tant qu’élus, et la réalité des populations locales ». Ce qui explique que les élus de la CUS ont décidé de ne pas se rendre à Rio, estimant que le travail est à faire localement. « Les conférences mondiales sont un ailleurs dont on ne reçoit rien et auquel on ne peut rien apporter. Mon rêve aurait été de faire de faire ce qui a été fait dans la région Nord-Pas-de-Calais avec un travail de fond engagé durant un an avec la totalité des acteurs (élus, entreprises, associations) et qui aboutit à un déplacement commun à Rio. Il faudrait arriver à généraliser ce type de démarche. Cela permet de revenir et d’irriguer tous les débats locaux, les ateliers de quartier, avec cette idée qu’on participe à quelque chose de mondial, à cet imaginaire qui est aussi du rêve ».

Un coût de déplacement très élevé – Enfin, de nombreux élus ont dénoncé les coûts très élevés d’un tel déplacement – et notamment les prix prohibitifs pratiqués par les hôteliers de Rio qui obligent à réserver un minimum de dix nuitées ! –  et s’interrogent sur l’opportunité d’aller à ce sommet, dans un contexte où les finances locales sont tendues. D’autant que le gouvernement Fillon refusait d’intégrer les collectivités dans la délégation officielle française. Un comble, alors que les collectivités cherchent la reconnaissance de leur statut. Sur ce point, la nouvelle ministre de l’Ecologie s’est voulue rassurante, en annonçant la volonté du gouvernement de les accueillir dans la délégation, sans cacher la complexité de l’organisation à la dernière minute de ce déplacement collectif.

Thèmes abordés

Notes

Note 01 L’intitulé du séminaire était : « Rio+20, les autorités locales et régionales au cœur des ambitions ». Retour au texte

Note 02 Associations des régions de France, Assemblée des départements de France, Association des maires de France, Assemblée des communautés de France, Maire des grandes villes, Fédération des maires et des villes moyennes, Communautés urbaines de France, Petites villes de France, Association de maires ville et banlieue de France, Association des maires ruraux de France, Association française du conseil des communes et régions d’Europe, Assembly of european regions, Cités unies France. Retour au texte

Note 03 Ronan Dantec est également porte-parole du réseau des Cités et gouvernements locaux unis (CGLU). Retour au texte

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