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[Opinion] Prospective

Il faut refonder l’observation sociale

Publié le 10/05/2012 • Par La Rédaction • dans : France, Opinions

Hervé Guéry (photo) et Louis Maurin

Hervé Guéry (photo) et Louis Maurin

respectivement directeur de la société Compas et directeur de l’Observatoire des inégalités. Ils ont fondé ensemble le Centre d’observation de la société

Les électeurs ont choisi l’alternance. Dans un contexte de crise, François Hollande va devoir répondre à des attentes très fortes de la population. Toutes les enquêtes d’opinion montrent que la principale préoccupation des électeurs est l’état de la situation sociale : emploi, pouvoir d’achat, santé… Pourtant, la campagne a largement occulté ces questions.

Si le vote extrême a progressé, c’est aussi que les partis politiques se contentent le plus souvent d’une analyse superficielle et surplombante des questions de société, assurée par une poignée d’experts. Une vision polarisée entre les beaux quartiers et quelques cités délabrées de banlieue.

Si l’on veut mettre en œuvre des politiques adaptées aux besoins de la population, il est temps de refonder l’analyse des questions sociales, à l’aide des outils de plus en plus développés dont nous disposons pour observer la société.

Etat des lieux des inégalités et besoins sociaux – Comment faire ? Nous proposons que le prochain chef de l’Etat commande au Parlement au plus vite un « rapport sur l’état de la société française », dressant un véritable état des lieux des inégalités et les besoins sociaux, comme les centres communaux d’action sociale en ont l’obligation annuelle.

Ce document, actualisé chaque année devrait mobiliser le travail de très nombreux acteurs : services de l’Etat, chercheurs, bureaux d’études, associations, syndicats, etc. En incluant tous ceux qui observent les questions sociales au niveau territorial. Alors que les collectivités locales sont quasiment toutes engagées sur cette voie de l’observation sociale et la construction d’indicateurs, avec des outils totalement novateurs, comment est-il possible que l’Etat reste quasiment muet en la matière ?

Le nouveau président pourra sans difficulté s’appuyer sur de très nombreux travaux déjà réalisés localement, et les collectivités pourront à leur tour se nourrir de ce travail national.

Les enseignements de l’observation locale – Le travail au quotidien auprès de centaines de communes et de départements nous permet déjà de dresser quelques lignes de force pour l’action de demain. Le chômage et la précarité minent notre société. Les jeunes adultes sont en première ligne, la moitié étant employée en situation précaire. Ils sont pris en tenaille entre des revenus de plus en plus incertains d’un côté et la montée du coût du logement de l’autre.

Le « pouvoir d’achat » mesuré pour l’ensemble du pays n’a aucun sens pour la jeunesse française qui devrait avoir droit à des revenus stables et des logements abordables. Les familles ne trouvent plus de logements dans les villes centres. Elles doivent s’éloigner de plus en plus de leur lieu de travail, ce qui réduit leur reste à vivre. Les analyses réalisées localement mettent en évidence que les ménages les plus défavorisés sont les plus fortement pénalisés par les effets de la crise depuis 2008 : baisse du revenu, perte de l’emploi intérimaire, fin du CDD, diminution du reste à vivre, etc.

Repenser l’école – L’école française est formatée pour les catégories sociales diplômée. L’enjeu n’est pas d’aider quelques lycéens des zones défavorisées à entrer dans une classe prépa, mais de changer la façon de faire l’école. Elle doit cesser d’être une machine à trier, pour donner à tous les moyens de la réussite et de l’épanouissement.

En outre, le renchérissement très important des coûts de logement dans les quartiers les plus favorisés se traduit par une ségrégation croissante entre établissements. L’assouplissement de la carte scolaire a accru les inégalités, en renforçant une forme de spécialisation entre établissements recherchés et établissements délaissés par les parents. La diversité sociale à l’école est aujourd’hui abandonnée.

Notre système de soins, l’un des meilleurs au monde, reste en partie inaccessible. A force de déremboursements ou de dépassements d’honoraires, les ménages doivent consacrer à leur santé une part croissante de leurs revenus. Des centaines de milliers de personnes ne sont plus, ou mal, couverts. Pour un grand nombre de ménages, le reste à payer rend inaccessible l’accès à des soins courants de prévention au profit de soins d’urgence, plus onéreux pour le système d’assurance maladie au bout du compte.

Dans les vingt années à venir le nombre de personnes âgées de plus de 85 ans va fortement progresser, ce qui se traduira par une très forte hausse des besoins. La progression des 55-65 ans sera beaucoup plus faible, alors que ce sont ces tranches d’âge qui, le plus souvent, soutiennent leurs aînés. En l’absence de réponses, les personnes âgées les moins favorisées vont se retrouver en grande difficulté. Ce phénomène commence dès aujourd’hui et s’amplifiera d’ici à 2017.

Les inégalité, clés des votes extrêmes – Les questions sociales nécessitent des réponses et ne peuvent être reportées uniquement sur les collectivités locales ou les ménages eux-mêmes. L’absence de réflexion, de débats et de décisions renforcent les inégalités entre territoires comme les inégalités entre ménages, selon leurs capacités à financer eux-mêmes les réponses à leurs besoins sociaux. Au-delà d’une recherche vers plus d’égalité, se trouve aussi la question de l’aménagement du territoire.

Si l’on continue à ne rien faire, les inégalités spatiales s’accroîtront et les prochains scrutins verront encore s’accroître les votes extrêmes dans ces territoires oubliés de l’égalité. L’erreur serait d’analyser les seuls votes extrêmes au regard de l’immigration, alors que ceux-ci reflètent avant tout l’état d’une grande partie de la société qui se sent aujourd’hui abandonnée par la disparition d’un Etat providence et l’absence réelle d’un projet social global.

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Il faut refonder l’observation sociale

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ALIMAS1

21/05/2012 11h57

(09A499A01). LA PREMIÈRE DES INÉGALITÉS SOCIALES RÉSIDE DANS LE PRINCIPE ÉGALITAIRE VOIRE ÉGALITARISTE, DU MOT ÉGALITÉ DE NOTRE ÉTAT-PROVIDENCE. Ce dernier s’est construit sur la base d’engagements républicains : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ. Ce triptyque constitutionnel laisse apparaître aujourd’hui, des failles financières de protections sociales, que ne peuvent plus être comblées par notre seul ÉTAT-PROVIDENCE. Il est, à mon avis, venu le temps de rajouter un drapeau EUROPÉEN sous le triptyque : SOLIDARITÉ, ÉQUITÉ, RÉCIPROCITÉ, impliquant des réformes structurelles aux niveaux de tous les ÉTATS, membres de l’Union Européenne. Je m’explique :

(09A499A02). AIDE SOCIALE, RÉCIPROCITÉ, ENTRAIDE SOCIALE.
L’entraide sociale ne devrait pas être confondue avec l’aide sociale.
1). Notre devise républicaine «Liberté, Égalité, Fraternité» motivant les aides sociales et les entraides sociales, ne doit plus être galvaudée, gaspillée, dévalorisée sous le couvert de «l’égalité républicaine». La solidarité sans réciprocité quand on le peut, réelle ou différée, neutralise la croissance et l’Équité. Trop de gaspilleurs, pilleurs, fraudeurs, menteurs, profiteurs, tricheurs, magouilleurs, arnaqueurs, imposteurs, trompeurs, escrocs, parasites, flemmards, etc. … réclament des subventions, de la distribution, des prestations, de la redistribution etc. … mais ne participent pas et ne contribuent pas en temps réel ou différé, à la constitution ou reconstitution des fonds de richesses qui permettent une répartition équitable.

2). Puiser dans la marmite collective, sans réciprocité quand on le peut, réelle ou différée, est de la tricherie à l’aide sociale et à l’entraide sociale. La gratuité s’applique aux plus démunis, aux personnes vulnérables, désavantagées, défavorisées, déshéritées, maltraitées, etc. … Il faudrait distinguer les aides sociales des entraides sociales entre ceux qui ne peuvent pas ou ne peuvent plus et ne pourront plus se débrouiller seuls ainsi que ceux qui ont besoin d’un coup de pouce voire d’un coup de main pour s’en sortir, de ceux qui ont perdu la volonté et l’habitude de travailler. Cette distinction est faite dans d’autres pays, pas dans le nôtre ! Pourquoi ?

3). La notion d’égalité n’implique pas ou ne devrait pas impliquer la gratuité systématique ! Notre devise républicaine «Liberté, Égalité, Fraternité», nous confronte et nous affronte aux complexités annexes et connexes des deux triades «Solidarité, Équité, Réciprocité» et «Devoir, Obligation, Droit». La solidarité, l’équité et la réciprocité sont les curseurs pour ajuster l’égalité des chances et l’inégalité des capacités, aptitudes et mérites. La notion d’égalité n’implique pas ou ne devrait pas impliquer la gratuité systématique ! Attendre sans réciprocité ou sans contrepartie, que notre marmite se remplisse d’elle-même et de façon égalitaire à la marmite d’à côté, est spoliant pour ceux qui en ont vraiment besoin. Avant de distribuer ou redistribuer, il faut constituer et reconstituer sans cesse, les fonds de richesses qui permettent une distribution, redistribution et répartition équitable.

4). Peut-on continuer à ignorer une loi fondamentale de l’économie, selon laquelle tout ce qui est gratuit est gaspillé ? Chacun participe et contribue selon ses capacités, aptitudes, croyances et savoirs, (savoirs de base proprement dit (lire, écrire, parler, compter, calculer, etc. …), expériences, compétences, savoir-faire, savoir-être, savoir-vivre, etc. …, ressources réelles ou différées (financières, matérielles, temporelles, physiques, manuelles, intellectuelles, naturelles, culturelles, cultuelles, etc. …) et reçoit selon ses besoins et mérites. Puiser dans la marmite collective, sans réciprocité réelle ou différée quand on le peut, est de la tricherie à l’aide sociale et à l’entraide sociale.

5). L’entraide sociale ne doit pas être confondue avec la gratuité de l’aide sociale ; elle doit être évaluée, répartie, équitable, justifiée et réciproque. Les besoins de tous et de chacun s’actualisent et s’ajustent sans cesse à nos devoirs, obligations et droits. On devrait vouloir, savoir et pouvoir distinguer dans les aides sociales et les entraides sociales, celles avec ou sans réciprocité ou contrepartie. L’aide sociale est la condition de survie des plus démunis. La solidarité devrait se concevoir à partir des triades : «Solidarité, Équité, Réciprocité» et «Devoir, Obligation, Droit», s’ajoutant à notre devise républicaine Liberté, Égalité, Fraternité. Il est possible d’imaginer des formes de services publics de solidarité où l’on aide les personnes à se prendre en charge et où l’on reconnaît que des acteurs privés peuvent assurer une mission de service public.

6). Dans le contexte actuel, cette séparation entre entraide sociale et aide sociale est très mal cernée et insuffisamment traitée. Pour exemple, la Sécurité Sociale est incapable de dire aujourd’hui combien coûte la solidarité. Il faut s’interroger sur le contenu même de cette solidarité. L’État doit intervenir quand les personnes sont défaillantes, quand cela dépasse leurs capacités financières du moment (pouvant laisser envisager des réciprocités ou contreparties, réelles ou différées). La solidarité ne consiste pas à nous protéger tous contre la mort. Avant que la solidarité publique ne s’exerce, il faut que les personnes aient épuisé leurs capacités contributives de protection privée (responsabilité civile personnelle). La Sécurité sociale ne fait pas de gestion du risque. C’est un payeur aveugle.

7). Des millions de chômeurs privés réclament du travail et des centaines de milliers de personnes actives dans la fonction publique, réclament du personnel ! Pour exemple : Les médecins hospitaliers prescrivent des traitements longs, douloureux et coûteux pour hydrater et ou alimenter les personnes qui ne peuvent pas se débrouiller seules, au prétexte que les agents hospitaliers en nombre insuffisant et ayant trop de travail, n’ont pas le temps de le faire ! Bon nombre d’activités quotidiennes de nursing pourraient être effectuées par des personnes privées, redevables de réciprocité ou contrepartie dans le cadre d’un dispositif de type je (SERS) : Solidarité, Équité et Réciprocité Sociale, reçue des fonds publics en période de difficulté personnelle.

8). Plus la personne vieillissante «dure» et plus cela coûte cher et se retranche du patrimoine. Le dispositif d’obligation alimentaire et de récupération sur héritage des sommes avancées, mises en œuvre judiciairement à partir des potentialités financières de la personne et de sa famille réelles ou différées est, non seulement profondément inégal, injuste et inéquitable, mais peut nuire gravement au pronostic de durée de vie de la personne … ! Plus la personne vieillissante «dure» et plus cela coûte cher et se retranche du patrimoine … ! Eût égard aux pertes de patrimoine des ayants droits … ! Les actifs ont un devoir de solidarité nationale au profit des personnes vieillissantes, malades, accidentées, ne pouvant plus se débrouiller seules, mais ayant en leur temps participé à la solidarité et à l’enrichissement national et, de ce fait, obtenu un droit de solidarité devant être financé par les actifs.

9). Une personne peut être dans la nécessité d’être aidée temporairement. Pour autant, sa capacité réelle ou différée de réciprocité ou de contrepartie vis à vis de la société, à partir de ses changements de fortune, devrait être comptabilisée. À force de prendre à ceux qui travaillent pour donner sans réciprocité ou contrepartie à ceux qui ne travaillent pas, on tue la démocratie et on entretient les irresponsables : Gaspilleurs, pilleurs, fraudeurs, menteurs, profiteurs, tricheurs, magouilleurs, arnaqueurs, imposteurs, trompeurs, escrocs, parasites, flemmards, etc. … Toujours plus de gratuité sans réciprocité ou contrepartie pour certaines catégories, induit aucune limite et donc de l’irresponsabilité dans l’expression et la consommation de leurs désirs et besoins, au détriment des personnes ne pouvant plus se débrouiller seules durablement ou temporairement.

10). Un (FCS) : Fonds de Compensation de Solidarité, permettrait aux organismes de tutelle de lancer des programmes : Formation, aménagement et fonctionnement de structures et services à la personne. Seuls les bénéficiaires du (FCS) capables de se débrouiller seuls, devraient être assujettis aux contributions de compensation (remboursement en tout ou partie des versements de fonds publics, soit en heures de service à la personne, soit de (TIG) : Travaux d’Intérêt Général ou soit en argent). Imagine-t-on ce que l’on aurait pu récupérer comme «bras» lors de la canicule en 2003 !

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