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énergie

Les réseaux de chaleur représentent la solution la plus compétitive sur 20 ans, selon l’enquête 2010 d’Amorce

Publié le 19/04/2012 • Par Arnaud Garrigues • dans : France

Une étude intitulée "le prix de vente de la chaleur en 2010", publiée en mars 2012 par l'association Amorce, met en valeur l'intérêt pour les collectivités de faire appel à ce type d'énergie pour le chauffage urbain. Les avantages à en tirer concernent tant la lutte contre la précarité énergétique, la réduction des gaz à effet de serre que le développement de l'économie locale.

L’association Amorce, qui milite de longue date pour le développement des réseaux de chaleur pour le chauffage (chauffage thermique et eau chaude sanitaire des bâtiments), vient de publier une étude(1) très détaillée sur le prix de vente de la chaleur en 2010. « Cette enquête est très importante pour les collectivités qui se sont lancées dans les réseaux de chaleur, ou qui veulent le faire, explique Serge Nocodie, vice-président d’Amorce(2). Réalisée à partir des données des 450 plus gros réseaux de France(3), elle permet à chaque collectivité de se positionner en termes de prix de vente de la chaleur et d’informer ses abonnés et usagers de la compétitivité de ce mode de chauffage ».

Un prix stable sur trois ans – Comment a évolué le prix de la chaleur en 2010 ? « Le prix moyen du MWh vendu par les réseaux à leurs clients est de 58,8 euros HT/MWh, indique l’étude. Le prix moyen a ainsi diminué de 2,3 % par rapport au prix moyen en 2009 (qui était de 60,2  euros HT/MWh) ». Globalement, en prenant en compte l’évolution des conditions météorologiques d’une année sur l’autre, le prix moyen de vente de la chaleur est resté stable sur les trois dernières années. « Alors que dans le même temps, le gaz a augmenté de 25 % !, pointe Serge Nocodie. Cet outil est donc une solution incontournable pour lutter contre la précarité énergétique ».

Le réseau de chaleur (points verts sur ce schéma) apparaît comme la solution la moins coûteuse pour un parc social moyen.

En fonction du contexte local, le prix de la chaleur peut varier fortement, de moins de 25 euros HT/MWh à près de 120 euros HT/MWh. « Le prix moyen est notamment conditionné par les énergies primaires utilisées, faisant apparaître un niveau sensiblement inférieur à la moyenne pour les réseaux fonctionnant principalement à partir de chaleur issue d’usines d’incinération, de chaufferies bois ou de géothermie », note l’étude. Il s’agit là d’un autre point important : l’utilisation des énergies primaires renouvelables pour les réseaux de chaleur a été renforcée dans le cadre du Grenelle de l’environnement(4), avec la mise en place du Fonds chaleur qui subventionne les réseaux utilisant au moins 50 % d’énergies renouvelables et de récupération (biomasse, géothermie…).

L’impact de la TVA à 5,5 % et du Fonds chaleur – Ainsi, depuis 2007, on constate une augmentation de la part de l’utilisation des énergies renouvelables et de récupération (EnRR) sur les réseaux de chaleur. « Cette tendance est liée à la volonté de valoriser des énergies locales peu émettrices de GES, aux conditions d’éligibilité à la TVA à 5,5 % sur la partie consommation d’énergie (R13) et aux conditions à remplir pour bénéficier des aides du Fonds chaleur (besoins de chaleur du réseau assurés par des EnRR à hauteur de 50 % minimum) », explique l’étude. Les EnRR représentent désormais 31 % du bouquet énergétique des réseaux de chaleur français, contre 44 % pour le gaz naturel (en cogénération et hors cogénération), qui reste encore le combustible principal des réseaux de chaleur.

Entre les différentes sources d’énergies primaires, l’étude remarque que « les prix les plus bas sont constatés sur les réseaux de chaleur pour lesquels la géothermie (52,3 euros / MWh), la récupération sur l’incinération des déchets ménagers (56,9 euros / MWh), la biomasse (59,1 euros / MWh) ou la cogénération (57 euros / MWh) sont la principale source d’énergie ».

Améliorer l’approvisionnement en bois – Face aux rumeurs qui évoquent des difficultés d’approvisionnement en bois, cette source d’énergie primaire étant intéressante car peu coûteuse, Serge Nocodie se veut rassurant : « Il y a largement de quoi assurer le développement des réseaux de chaleur ». Par contre, souligne-t-il, « il est important que les collectivités se mettent en mouvement par rapport au plan d’approvisionnement en bois, qui a été prévu dans le Grenelle de l’environnement. Cela permettra de sécuriser les collectivités qui veulent se lancer. »

Pour Amorce, il est également important de signaler que les avantages liées aux EnRR sont multiples : « Ce sont des ressources locales compétitives, créatrices d’emploi et qui s’intègrent dans les plans climat territoriaux et schémas régionaux climat-air-énergie des collectivités », rappelle Serge Nocodie.

Coût global sur 20 ans – Pour la première fois, cette étude intègre un calcul en coût global sur 20 ans pour comparer toutes les solutions de chauffage. « Il en ressort que les réseaux de chaleur sont les plus performants, et que la chaudière individuelle à gaz à condensation qui est souvent citée en exemple est la plus chère », révèle Serge Nocodie.

Qu’en est-il également de l’influence du développement des bâtiments à basse consommation (BBC) d’énergie sur celui des réseaux de chaleur ? L’analyse en coût global montre que « même sur 30 ans, le surcoût engendré sur les factures d’énergie est largement compensé par un niveau d’investissement initial bien plus faible. Ainsi, le système ‘production de chaleur + enveloppe thermique’ des bâtiments alimentés par un réseau vertueux présente le meilleur bilan économique global. »

L’influence du mode de gestion – Enfin, Amorce a étudié l’influence du mode de gestion du réseau de chaleur sur le prix de vente HT moyen et le niveau des livraisons moyennes aux abonnés. Les contrats en affermage, régie publique, concessions ou autres ont ainsi été passés au crible. Résultat : « Le prix de vente moyen fluctue légèrement selon le type de gestion du réseau ». Par contre, « on peut clairement identifier que la quantité de chaleur livrée aux abonnées diffère selon le mode de gestion. La régie est davantage utilisée pour des réseaux de taille modeste (25 000 MW en moyenne) tandis que les délégations de service public sont plus souvent créées pour des réseaux plus importants (100 000 MWh en moyenne) », est-il rapporté dans une annexe de l’étude.

Le mode de gestion des réseaux de chaleur a une influence  plus forte sur la quantité de chaleur livrée que sur le prix de vente moyen HT.

Références

L'enquête est disponible pour les adhérents de l'association Amorce sur cette page
Pour plus de renseignements, contacter Thomas Duffes : tduffes@amorce.asso.fr

Notes

Note 01 Il s’agit de la quatrième version de cette étude annuelle Retour au texte

Note 02 Serge Nocodie est également conseiller municipal (PRG) de Grenoble et président de la Compagnie de chauffage intercommunale de l'agglomération grenobloise Retour au texte

Note 03 Ce qui représente 77 % de l’effectif et 90 % de l’énergie distribuée par les 700 réseaux de chaleurs existant en France Retour au texte

Note 04 « Le Grenelle de l’Environnement a mis en évidence le rôle indispensable des réseaux de chaleur pour le développement des énergies renouvelables et de récupération (EnRR) et fixe des objectifs ambitieux de développement pour les réseaux : augmentation d’environ 1 MTep (12 TWh) des énergies renouvelables utilisées sur les réseaux impliquant, compte tenu des baisses de consommation unitaire des bâtiments par ailleurs, un passage de 2 à 6 millions d’équivalents logements desservis à 2020 », souligne l’étude d’Amorce. Retour au texte

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