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Culture : la question du financement, principale ligne de partage entre les programmes

Publié le 11/04/2012 • Par Hélène Girard • dans : Dossiers d'actualité, France

Absente des débats électoraux, la culture est cependant présente dans les programmes présidentiels. Au-delà des propos plus ou moins convenus et consensuels sur la démocratisation culturelle, émergent quelques propositions ciblées et précises, qui mériteraient d’être discutées. La question du financement des politiques culturelles, et plus largement de l’économie de la culture, qui s’annonce comme un des prochains défis à relever pour l’Etat et les collectivités territoriales, constitue une des principales lignes de partage entre les candidats.

Sans surprise, quasiment tous les candidats promettent de soutenir les politiques culturelles locales et la diffusion de la culture dans les territoires. Seule Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) ne développe pas la question.

Pour sa part, Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) rappelle que « l’accès aux œuvres comme l’accès à la formation artistique et aux pratiques créatives sont des missions de service public. Ils doivent être garantis pour tous et toutes, sur les lieux de travail, dans les quartiers, les villes et les régions. »

Dans son plaidoyer pour le retour de la « culture classique », Jacques Cheminade – le seul à aborder la question des contenus culturels et des mouvements artistiques – veut « garantir que les grandes œuvres d’art entrent dans la vie quotidienne de nos concitoyens, ce qui suppose que les infrastructures existantes adaptent leur programmation en ce sens, mais également de doter l’ensemble du territoire des infrastructures nécessaires : depuis des salles ou des auditorium d’une capacité d’accueil suffisante avec une bonne acoustique et des salles de répétition, jusqu’à la mise à niveau, voire l’ouverture de bibliothèques/médiathèques mettant à disposition des fonds variés et complets des grandes oeuvres. » Seul moyen, selon lui, de faire en sorte le public devienne « exigeant » et que les œuvres classiques soient sources d’inspiration pour les créateurs modernes.

De son côté, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) pointe en filigrane une inégale répartition de l’offre culturelle : « J’encouragerai les échanges d’oeuvres pour faire sortir la culture de Paris ». Tout comme Marine Le Pen, qui se propose d’ « inverser » les clefs de répartition des crédits de l’Etat entre Paris et les régions. Sans toutefois indiquer de ratio.

Relations Etat-collectivités

Le principe du partenariat Etat-collectivités pour co-construire et cofinancer les politiques culturelles fait consensus. Plusieurs candidats veulent même le renforcer. François Hollande (PS) envisage des « contrats » entre État et collectivités « visant à doter le territoire d’un maillage culturel mieux coordonné et plus efficace. »

François Bayrou (Modem) évoque des « conventions de développement culturel », d’une durée de 5 ans, précise le député des Pyrénées-Atlantiques, pour les aligner sur celle des contrats de projets Etat-régions.

Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) lancerait, lui, un « vaste débat public, national, décentralisé », au sein de « conférences régionales réunissant l’État, les collectivités territoriales, les professionnels et les citoyens.

Sur le plan institutionnel, Eva Joly (Europe-Ecologie-Les Verts, EEVL) rendrait obligatoire la compétence culturelle pour les intercommunalités.

De son côté, Marine Le Pen (Front national) interdirait, en matière de patrimoine, les cessions de biens de l’Etat, qu’elle remplacerait par des « contrats d’usufruit de 30 ans renouvelables. »

Quant à Nicolas Sarkozy, il n’a pas encore beaucoup parlé des relations Etat-collectivités en matière de culture.

Financement

Pour financer les politiques culturelles, Jean-Luc Mélenchon annonce « la refondation du service public de l’art et de la culture par une loi d’orientation et de programmation budgétaire ». Le candidat du Front de Gauche promet, en outre, de porter les crédits de l’Etat à 1% « du PIB » en une législature (1).

Eva Joly se donne un « objectif » plus modeste : consacrer à la culture 1% « du budget de l’Etat » (2).

Dans la recherche de nouveaux financements, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, et Marine Le Pen sont favorables au développement du mécénat. Tout comme Eva Joly, qui pose cependant une condition : que les dispositions d’exonération dont bénéficient les grands groupes mécènes fassent l’objet d’une « évaluation » et d’un « contrôle renforcé ». La candidate d’Europe-Ecologie-Les Verts préconise une « cogestion d’une partie de ces fonds par des dispositifs partenariaux. »

En revanche, Jacques Cheminade prend clairement ses distances avec les collectes de dons privés. Selon lui, le mécénat « a comme défaut irrémédiable qu’il est l’expression non pas d’une volonté politique reflétant l’aspiration de la nation, mais celle d’intérêts privés qui peuvent être le meilleur comme le pire. » Mais, sans avancer d’autres pistes de financement.

Comme Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly favoriserait l’émergence d’un tiers secteur culturel (économie sociale et solidaire). Si le représentant du Front de Gauche ne s’étend pas sur les modalités, la candidate écologiste précise les mesures qu’elle prendrait : la création d’un « fonds de développement » spécifique pour drainer les crédits, et de « fonds mutualisés » pour faciliter l’accès des artistes et artisans d’art à des locaux ou terrains vacants, ainsi qu’à des services partagés. En outre, pour sécuriser le statut de l’artiste, Eva Joly encouragerait la création de groupements d’employeurs et de coopératives d’artistes.

Promesse d’une loi sur le spectacle vivant

En matière de spectacle vivant, François Hollande et Nicolas Sarkozy ont en commun la promesse d’une loi pour structurer le secteur, réclamée de longue date par les professionnels. Le candidat socialiste ne donne aucune précision sur le contenu de cette « loi d’orientation ».

Dans un entretien avec Lepoint.fr publié le 14 mars, son concurrent UMP parle d’une « loi-cadre », qui « fixera les responsabilités et les engagements de tous les partenaires publics et privés, ainsi que les moyens de dégager des ressources complémentaires pour la diffusion des spectacles dans le cadre d’un compte de soutien au spectacle vivant. »

Plutôt qu’une loi, François Bayrou évoque des mesures ciblées pour répondre à des problématiques précises. Ainsi, il instaurerait « une aide dégressive au démarrage des petites structures et compagnies. » De même, face au problème de la surproduction artistique, induite par une faible diffusion des créations, il ferait « Inscrire au cahier des charges des spectacles subventionnés de création des représentations supplémentaires qui multiplient le nombre des spectateurs à un coût réduit. »

Le CNM en débat

Nicolas Sarkozy compte également beaucoup sur le Centre national de la musique (CNM), créé le 6 février 2012, à l’image du Centre national de la cinématographie et de l’image animée (CNC), pour fédérer les acteurs et les financements de ce secteur. A l’inverse, François Hollande annonce qu’il reverrait les contours de cet établissement public « pour en faire un outil au service de la diversité culturelle », sans plus de précision.

La FNCC, aiguillon des candidats

Du concret, pas de blabla. Tel est, en substance, ce que la Fédération nationale des collectivités territoriales (FNCC) demande aux prétendants à l’Elysée. L’association d’élus leur a envoyé le 15 mars 2012 quinze questions précises et pointues, auxquelles ils devront avoir répondu le 17 avril.
Exemple : « Face à l’émergence du ‘‘hors-film” permise par la mutation numérique, comment appréhender la probable transformation des écrans de cinéma en simples écrans aptes à diffuser des contenus non exclusivement cinématographiques (sport, spectacle vivant…) ? ».
Ou bien : « Quelle serait votre première décision en matière de politique culturelle ? » La FNCC attend de ce questionnaire « qu’il fasse comprendre à celle ou celui qui dirigera prochainement ce pays si centralisé que les collectivités sont et seront des interlocuteurs légitimes pour l’Etat », explique son président Philippe Laurent, maire (DVD) de Sceaux (Hauts-de-Seine).

Cet article fait partie du Dossier

Culture : les candidats n’ont pas pris la mesure des attentes

Notes

Note 01 Le produit intérieur brut représente environ 1932 milliards d’euros Retour au texte

Note 02 Le budget de l’Etat s’élève à quelque 366 milliards d’euros Retour au texte

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