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Indicateurs de richesse

Interview critique : « Le problème n’est pas la mesure elle-même, mais la synthèse dans un indicateur unique »

Publié le 16/04/2012 • Par Aude Raux • dans : A la une, Dossiers d'actualité, France

homme monnaie planète IDH
Ce rapport est le fruit de deux années de travail mené avec des chercheurs du Forum pour d'autres indicateurs de richesse, comme Jean Gadrey, soucieux de « compter enfin ce qui compte vraiment ». rukanoga - Fotolia.com
Le 4 avril 2012, l'ARF a présenté une démarche visant à "calculer la richesse autrement", par la mise en place de nouveaux indicateurs de richesse. Les mises en garde de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, consultant au Compas, un groupe spécialisé dans l'analyse de la situation économique et sociale des territoires, auteur notamment de Déchiffrer la société française (Ed. La découverte, 2009).

Quel regard portez-vous sur la quête d’indicateurs alternatifs au PIB ?

La tentative d’établir des indicateurs sociaux est ancienne : je citerais en exemple l’ouvrage publié sous la direction de Jacques Delors Les indicateurs sociaux, de 1971. Dès le début des années 1970, on recherchait ainsi en France comment mieux mesurer la qualité de la vie au-delà des questions économiques.
Oubliée dans les années 1980, cette problématique a ressurgi dans les années 1990 avec l’indice de développement humain (IDH) du Programme des nations unies pour l’environnement (Pnud). L’idée est de rendre compte, dans un chiffre, de l’état économique et social d’une société.
Si cette adoration pour le PIB est un peu étrange – car celui-ci ne reflète que la création de richesse monétaire -, deux questions se posent : peut-on et doit-on essayer de mesurer une sorte de « bonheur social » dans un indicateur unique ?

Cette quête de l’indicateur du « bonheur social » ne vous paraît-elle pas pertinente ?

L’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue fortement ! Pour l’instant, on n’a rien trouvé de mieux pour lutter contre le chômage que de créer de l’activité liée directement au PIB. Le problème est de faire du PIB ce qu’il n’est pas : un indicateur de progrès global comme le font souvent les médias.

Le travail sur la production d’indicateurs, permettant de mieux connaître les réalités sociales, du niveau local au niveau global, est essentiel. Je critique souvent le service public de la statistique, mais les choses évoluent plutôt dans le bon sens avec la diffusion d’un nombre croissant de données, dans de nombreux domaines. Aujourd’hui, le mouvement autour de l’Opendata va dans la même direction.

Le problème n’est pas la mesure elle-même, mais la synthèse dans un indicateur unique, comme le proposent depuis plus de 20 ans les Nations unies avec l’IDH. Beaucoup l’utilisent, mais très peu cherchent à comprendre comment il est construit. Pourquoi, par exemple, devrait-on considérer que santé, éducation et richesse monétaire ont le même poids comme c’est le cas dans l’IDH ?

Ce type d’indicateurs, faute d’étalon commun (la monnaie pour le PIB), sont très fragiles d’un point de vue méthodologique, ce que personne ne regarde en détail. On mélange de l’espérance de vie et des taux de scolarité sans se poser la question du comment.
Finalement, les choix de méthode influencent plus le résultat que les évolutions économiques et sociales elles-mêmes… Le risque est de se retrouver face à des indicateurs synthétiques qui, à défaut de présenter une pertinence scientifique, ont surtout une vocation politique. Et, personnellement, je ne suis pas prêt à sacrifier le scientifique pour le politique.

Que préconisez-vous alors ?

Il faut porter l’analyse encore plus loin et se demander si cela a un sens d’essayer de résumer la qualité de la vie dans un chiffre. Pour moi, c’est une erreur de principe. Si l’on veut comprendre les évolutions de la société, il faut justement arriver à en faire apparaître en partie la complexité en multipliant les dimensions et les éclairages.
C’est ce que fait le Compas au niveau local quand il réalise une analyse des besoins sociaux pour un Centre communal d’action sociale ou quand il construit un observatoire social.
C’est aussi le travail de l’Observatoire des inégalités au niveau global, ou du Centre d’observation de la société. Bien sûr, c’est moins « vendeur » politiquement, mais mon problème n’est pas de vendre, mais de comprendre la société qui m’entoure et de trouver des moyens de progresser. Nous travaillons au service du sens, pas d’un chiffre unique.

Mais concrètement, comment produire du sens ?

Il faut essayer de croiser des données et des approches afin de dessiner un état des lieux le plus complet possible. D’un côté on a des domaines (les revenus, la santé, l’éducation, etc.), de l’autre des catégories de population (selon l’âge, le sexe, la nationalité, la catégorie sociale, etc.).
Ce qu’il faut, c’est croiser ces domaines et ces catégories, les situer dans le temps et dans l’espace. On peut faire des tentatives de synthèse à titre d’illustration, sans se leurrer sur leur valeur, si on continue à mettre en avant le paysage produit par l’ensemble des indicateurs.

Si la production d’un indicateur unique me paraît être une erreur, le travail réalisé en amont par ceux qui travaillent sur la production des indicateurs sociaux est, quant à lui, très pertinent.

Les citoyens sont souvent appelés à participer à la définition des indicateurs alternatifs. Est-ce une bonne méthode ?

Je suis pour, car cela permet de gagner en légitimité et cette question ne doit pas concerner les seuls experts. En France, l’absence de données dans de nombreux domaines fait qu’on est souvent dans le brouillard. Ce qui profite à beaucoup : tout le monde peut avoir raison en même temps ! En l’absence de données, on peut tout dire et son contraire… Enfin, l’important est de participer à la diffusion la plus large possible des indicateurs et des analyses auprès du grand public. Dans ce domaine, nous sommes très en retard en France.

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Interview critique : « Le problème n’est pas la mesure elle-même, mais la synthèse dans un indicateur unique »

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ALIMAS1

18/04/2012 05h39

(09A486A01). MAIS CONCRÈTEMENT, COMMENT PRODUIRE DU SENS ? J’ai longtemps cru, que la richesse, c’était l’«ACQUISITION» de savoirs, de ressources et de biens, pour une vie bonne à soi et pour les siens. À 73 ans, mes expériences et celles des uns et des autres m’ont appris que la véritable richesse, résidait dans les capacités d’«ACCESSIBILITÉ» nécessaires et suffisantes, aux connaissances universelles des éléments du vivre ensemble.

Il me paraît essentiel, pour produire du sens à sa propre existence avec celles des autres, de pouvoir accéder à :
L’éducation.
L’instruction.
La formation.
La santé.
Le travail.

Il faut essayer de croiser ces données et les rapprocher, afin de dessiner un état des lieux le plus complet possible, en fonction des catégories de population (selon l’âge, le sexe, la nationalité, la catégorie sociale, etc.). Ce qu’il faut, c’est croiser ces domaines et ces catégories, les situer dans le temps et dans l’espace.

La richesse ne réside pas dans le fait de «posséder» une belle voiture, une belle maison, un gros compte bancaire, etc. … car tout peut-être repris du jour au lendemain. La seule richesse qui nous resterait serait celle de savoir comment accéder de nouveau aux éléments du vivre ensemble.

ALIMAS1

18/04/2012 04h25

(09A486A02). LA RICHESSE À SOI. Maintenant que j’ai exprimé ma perception sur «LA RICHESSE DU BIEN-ÊTRE HUMAIN», je vais redescendre sur terre pour vous exprimer mon sentiment sur «LA RICHESSE À SOI». À mon sens, la richesse à soi concerne L’«ÉVALUATION DE CE QUE L’ON POSSÈDE DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT» de façon durable ou temporaire, donc devant être régulièrement actualisé. Les éléments que l’on peut y assujettir sont :

1). LE PATRIMOINE ENVIRONNEMENTAL D’ACCESSIBILITÉ À LA CONNAISSANCE UNIVERSELLE.
2). LE PATRIMOINE D’ACQUISITION DE SAVOIRS, D’EXPÉRIENCES ET DE COMPÉTENCES À SOI.
3). LE PATRIMOINE DE PROPRIÉTÉS BÂTIES ET NON BÂTIES.
4). LE PATRIMOINE DE BIENS ET SERVICES.
5). LE PATRIMOINE FINANCIER.
6). LE PATRIMOINE D’OEUVRES ARTISTIQUES.
7). LES RESSOURCES PROFESSIONNELLES.
8). LES RESSOURCES DE PLACEMENTS FINANCIERS.

Et sans doute, d’autres évaluations … !

ALIMAS1

20/04/2012 06h51

(09A486A03). J’AI QUELQUE PEU CHANGÉ MON TEXTE. Je vous propose trois autres commentaires : (09A486A04 à 06) annulant et remplaçant (09A486A01 et 02).
(09A486A04). LA RICHESSE DU BIEN-ÊTRE HUMAIN SE CONFRONTE À LA PAUVRETÉ DU MAL-ÊTRE HUMAIN. Concrètement, c’est QUOI ? J’ai longtemps cru, que la richesse se mesurait uniquement, à partir d’indicateurs de «POSSESSION» de ressources et de biens matériels et que son contraire, à savoir la pauvreté, se mesurait à l’absence de ressources et de biens. On peut dire que toute chose égale par ailleurs, chaque chose s’analyse à partir de son contraire. On peut donc confronter les indicateurs de «RICHESSE DU BIEN-ÊTRE HUMAIN», à ceux de «PAUVRETÉ DU MAL-ÊTRE HUMAIN».

À 73 ans, mes expériences et celles des uns et des autres m’ont appris que les éléments de richesse et de pauvreté, se mesuraient aussi à partir du sens et donc du bien-être et du mal-être humain ressenti, tout au long de notre vie et de notre existence, du berceau à la tombe, avec le monde pour tous et que je nomme : «LA RICHESSE DU BIEN–ÊTRE HUMAIN», permettant de la confronter à LA PAUVRETÉ DU MAL-ÊTRE HUMAIN.

Et, puisque nous parlons de bien-être et de mal-être, je voudrais rappeler que chaque être humain naît, vit et meurt entouré de vivants et de disparus, à partir de biens et de choses passé(e)s, présent(e)s et à venir, du monde pour tous et celui du monde à soi, que tout un chacun DOIT se construire, tout au long de sa vie. L’être humain est confronté à des défis majeurs tels que l’éducation, l’instruction, la formation, la santé et le travail.

Leur vie durant, tous les mortels sont condamnés à vivre et à exister ensemble, à partir de SAVOIRS de base proprement dit (LIRE, ÉCRIRE, PARLER, COMPTER … dans une seule ou plusieurs langues) pour apprendre les SAVOIR-FAIRE, SAVOIR-ÊTRE et SAVOIR-VIVRE et dans une mesure plus marginale, FAIRE-SAVOIR et SAVOIR FAIRE-FAIRE.

Chacun de nous et de façon inégale à la naissance, auront naturellement des éléments de RICHESSE DE BIEN-ÊTRE HUMAIN ou de PAUVRETÉ DE MAL-ÊTRE HUMAIN, à partir de capacités et aptitudes personnelles, mais aussi autours de nous, en fonction de nos milieux : Familial, sociétal, économique, environnemental, professionnel, etc. … ouvrant ou n’ouvrant pas l’«ACCESSIBILITÉ» aux connaissances, ressources, exigences, traditions, etc. … des éléments du vivre ensemble, pour l’ «ACQUISITION» de savoirs et de biens à soi, nécessaires et suffisants à la construction d’une vie bonne à soi, avec le monde pour tous.

Il me paraît essentiel, pour produire du sens à sa propre existence avec celles des autres, que chaque être humain doit vouloir, savoir et pouvoir accéder et acquérir :
L’éducation.
L’instruction.
La formation.
La santé.
Le travail.

Il faut essayer de croiser ces données et de les rapprocher, afin de dessiner un état des lieux le plus complet possible, en fonction des catégories de population (selon l’âge, le sexe, la nationalité, la catégorie sociale, etc. …). Ce qu’il faut, c’est croiser ces domaines et ces catégories, les situer dans le temps et dans l’espace.

La richesse ne réside pas dans le fait de «posséder» une belle voiture, une belle maison, un gros compte bancaire, etc. … car tout peut nous être repris du jour au lendemain. La seule richesse qui nous resterait si tout venait à disparaître, serait celle de savoir comment accéder et acquérir de nouveau, «LA RICHESSE DU BIEN-ÊTRE HUMAIN».

(09A486A05). LA RICHESSE À SOI. Maintenant que j’ai exprimé ma perception sur la richesse du BIEN-ÊTRE HUMAIN et celle du MAL-ÊTRE HUMAIN, je vais redescendre sur terre pour vous exprimer mon sentiment sur «LA RICHESSE À SOI».
À mon sens, la richesse à soi concerne L’«ÉVALUATION DE CE QUE L’ON POSSÈDE VIRTUELLEMENT ET RÉELLEMENT, DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT» de façon durable ou temporaire, donc devant être régulièrement actualisée. Les éléments que l’on peut y assujettir sont :

1). LE PATRIMOINE ENVIRONNEMENTAL D’ACCESSIBILITÉ À LA CONNAISSANCE UNIVERSELLE.
2). LE PATRIMOINE D’ACQUISITION DE SAVOIRS, D’EXPÉRIENCES ET DE COMPÉTENCES À SOI.
3). LE PATRIMOINE DE PROPRIÉTÉS BÂTIES ET NON BÂTIES.
4). LE PATRIMOINE DE BIENS ET SERVICES.
5). LE PATRIMOINE FINANCIER.
6). LE PATRIMOINE D’OEUVRES ARTISTIQUES.
7). LES RESSOURCES PROFESSIONNELLES.
8). LES RESSOURCES DE PLACEMENTS FINANCIERS.

Et sans doute, d’autres évaluations … !

(09A486A06). LA RICHESSE POUR TOUS. Je ne l’avais pas oubliée, mais il me fallait trouver le texte le plus court possible. LA RICHESSE POUR TOUS est à mon sens, celle produite et traduite en valeur de … (PIB), tel qu’il est défini.

Chaque individu ne peut vivre et exister qu’au travers de ce qu’il VEUT FAIRE, de ce qu’il SAIT FAIRE et de ce qu’il PEUT FAIRE, soit seul ou avec les autres, dans un environnement, sans cesse créer, modeler et façonner par la NATURE, dont l’HOMME est partie prenante et intégrante. La production de chacun s’ajoutant à celle de tous, la richesse globale produite à savoir le (PIB), s’ajoute à l’existant dans un seul but : Assurer le bien-être de la condition humaine et réduire l’inégalité du mal-être.

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