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Sectes

La Miviludes sensibilise les élus aux dérives sectaires

Publié le 10/04/2012 • Par Aurélien Hélias • dans : France • Source : Courrier des maires.fr

Alors que le secteur sanitaire n'est pas épargné par les dérives sectaires, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) vient de publier un nouveau guide pour donner aux professionnels de santé et aux élus locaux des outils pour prévenir et lutter contre les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique.

Promesses et recettes de guérison, de bien-être et de développement personnel : les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique (PNCAVT) se multiplient (près de 400 recensées aujourd’hui) et prennent une place croissante au sein des pratiques à risque de dérives sectaires.

La Miviludes dénombre ainsi dans son guide  pas moins de 1.800 structures d’enseignement ou de formation «à risques», 4.000 «psychothérapeutes» autoproclamés n’ayant suivi aucune formation et 3.000 médecins en lien avec la mouvance sectaire. Au point que les dérives sectaires dans le domaine de la santé représentent actuellement près de 25% de l’ensemble des signalements reçus à la Miviludes.

Face à ce qu’elle considère comme un véritable fléau, la Mission interministérielle publie le 11 avril un guide intitulé «Santé et dérives sectaires» (1), destiné à aider à «repérer les situations de danger et à proposer des outils pratiques pour pouvoir réagir en conséquence».

Situations à risques  – Ce guide s’attache avant tout à décrypter les mécanismes par lesquels les mouvements sectaires peuvent sévir dans le champ sanitaire :

  • quand une dérive thérapeutique devient-elle sectaire ?
  • Comment tombe-t-on sous l’emprise d’un gourou thérapeutique ?
  • Quelles sont les méthodes les plus répandues ?

Des conseils sont également prodigués aux différents professionnels de santé (médecins, pharmaciens, praticiens hospitaliers) pour gérer des patients «embrigadés»… et vice versa, lorsque des patients soupçonnent ou doivent faire face à des pratiques non conventionnelles utilisées par ces professionnels.

La Miviludes identifie également plusieurs situations particulièrement à risques : refus de vaccinations obligatoires, accompagnement des personnes en fin de vie par des « bénévoles » se révélant être des membres actifs de sectes souhaitant infiltrer des établissements de santé ou médico-sociaux, ou encore les activités dites de « psy-thérapie » qui s’apparentent le plus souvent à de la manipulation mentale.

Quel rôle pour les élus locaux ? – Dans la rubrique « Pratique », la Miviludes n’oublie pas de s’adresser aux élus locaux qui doivent faire face à diverses demandes de la part des mouvements sectaires, sous-couvert d’une action sanitaire ou de prévention.

Quatre cas pratiques, recensés comme les plus fréquents, sont ainsi répertoriés, à l’image de ces pseudo-thérapeutes sollicitant une mairie pour obtenir un local afin d’y tenir une conférence sur une pratique non conventionnelle ou de la multiplication, avec panneaux publicitaires sur le territoire de la commune, des cabinets de kinésiologie, méthode thérapeutique qui s’est peu à peu radicalisée.

Autre exemple : lorsque le maire est confronté à une demande de création d’un centre de santé en médecine holistique, définie par ses défenseurs comme une pratique visant à traiter la personne de façon globale (le corps et l’esprit) et non pas seulement la partie affectée par les symptômes. Cette méthode ne s’appuie pourtant sur aucun fondement scientifique et « peut conduire à asseoir une emprise mentale sur le patient », selon la Miviludes.

Utiliser le droit – Pour chacun des cas pratiques, la Mission apporte des éléments de réponse juridiques, s’appuyant sur des articles précis du code de la santé publique et du code général des collectivités territoriales, et précise la possibilité pour le conseil municipal de s’appuyer ou non sur une délibération pour enrayer une dérive sectaire. Car en la matière, ce sont le plus souvent les arguments juridiques qui permettent de consolider une action locale de prévention des pratiques à caractère sectaire.

Références

Guide "Santé et dérives sectaires" réalisé par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) 

Notes

Note 01 Guide disponible sur le site de la Miviludes et à La Documentation française Retour au texte

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Commentaires

La Miviludes sensibilise les élus aux dérives sectaires

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Emilieaussi

12/04/2012 09h37

Je découvre avec ravissement dans le titre en gras » qu’un Guide de la Miviludes vient de publier un guide » pour protéger les braves citoyens innocents et incultes de l’emprise du praticien sectaire qui traite sans empoisonner. Il s’agit donc d’un nouveau Guide spirituel ?? Et qui donc contrôle les dérives éventuelles de ce chasseur de dérives ?? Dieu le Père ? Veillons à ce qu’il ne prenne pas la grosse tête !

Arnaud Garrigues

12/04/2012 11h45

Merci pour votre oeil avisé et pour votre commentaire humoristique et bienveillant. Nous avons corrigé cette coquille.

Lovyves

12/04/2012 10h19

La Miviludes vient de publier un nouveau guide pour donner (…) aux élus locaux des outils pour prévenir et lutter contre les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique.
!?
Intéressant !
Le non conventionnel serait une dérive, et pas seulement une dérive mais plus est : sectaire !
Ne serait ce pas un peu « sectaire » cette affirmation !?
De dérive en dérive nous allons bientôt échouer à vivre ensemble.
Un vivre ensemble selon les lois du bien vivre, du respect d’autrui, de la DUDH !
Les citoyens, la Justice , les élus ont ils besoin d’une mission particulière pour connaitre ce qui légal et ce qui ne l’est pas !?
La pensée, la liberté ne font souvent pas bon ménage avec des missions qui, insidieusement, dérivent vers un sectarisme du « bien pensant » !

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