Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Energie : quelles filières sur quels territoires ?

Publié le 10/04/2012 • Par Claudine Farrugia-Tayar • dans : France

Si tous les candidats semblent d’accord sur la notion de « transition énergétique », en revanche, leurs stratégies divergent.

Boostés par l’effet post-Fukushima, les différents candidats à la présidentielle ont présenté leurs scénarios de « transition énergétique ». Impossible de faire l’impasse sur la – difficile – sortie du nucléaire, sauf à vouloir perdre la face. Pour mémoire, François Hollande propose la réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire dans la production électrique en France à l’horizon 2025. Soit la fermeture progressive de quelque 25 réacteurs, le premier inscrit sur la liste étant celui de Fessenheim (Haut-Rhin), car cette centrale est la plus ancienne exploitée en France et est de plus située en zone sismique.

De son côté, le président Nicolas Sarkozy, tout en estimant que le nucléaire est « l’intérêt supérieur de la France », cautionne l’idée d’accroître la production des énergies renouvelables et de sécuriser les centrales nucléaires existantes. Des travaux estimés à 10 milliards d’euros, avec de nombreux emplois à la clé.

Réduction de la consommation – Pour les collectivités locales, les enjeux sont multiples : suppression des emplois liés au nucléaire, mise en place et consolidation des filières alternatives. En clair, quelles filières sur quels territoires ? Pour Jean-Jack Queyranne, qui anime un groupe de travail sur cette question à l’Association des régions de France, « le débat sur la transition énergétique ne doit pas se résumer à la question du nucléaire. Les 50 % correspondent à un seuil qui préserve l’indépendance énergétique de la France. Les régions examinent les projets de schémas climat-air-énergie à l’horizon 2020-2050 avec deux ambitions. D’une part, mener une politique de réduction de la consommation énergétique à travers une action sur le bâti, les transports et l’industrie. D’autre part, accompagner le développement des filières énergies renouvelables sur les territoires. » De son côté, le Syndicat des énergies renouvelables estime que l’on pourrait créer 124 000 emplois directs et indirects à l’horizon 2020. Un optimisme relayé par Jean-Jack Queyranne, qui confirme que « le secteur énergie recrute. Les plans régionaux de formation, à travers les contrats de plan régionaux de développement de formation accompagnent la montée en charge de ces nouveaux emplois. Nous sommes confiants dans notre capacité à accompagner la transition énergétique. »

Controverse sur l’emploi – L’industriel Areva, qui s’appuie sur une étude commandée à Pricewaterhousecoopers, évalue à 250 000 le nombre d’emplois détruits en cas de réduction du poids du nucléaire à 50 % (1). Une réduction qui pourrait au contraire générer des emplois, selon les tenants d’une troisième révolution industrielle, comme Corinne Lepage, qui souhaitait lancer le plan « soleil », plan de soutien aux PME destiné à créer 130 000 emplois avec une stratégie de reconversion des agents EDF. Ou Eva Joly, qui estime que « la transition écologique créerait un million d’emplois d’ici à 2020, dont 440 000 dans le BTP, grâce à la rénovation d’un million de logements par an au niveau basse consommation. »

Pour l’heure, seul Jean-Luc Mélenchon parle de « l’urgence d’un débat sur la transition énergétique, » et propose un référendum sur le nucléaire…

« Il ne faut pas raisonner France, mais Europe », selon Sébastien Delpont (2), consultant de la société Becitizen

« En matière de transition énergétique et en termes de développement des énergies renouvelables, il ne faut pas raisonner « France » mais Europe et régions. A l’horizon 2025, une approche franco-française n’a pas de sens. Car on aborde à la fois des sujets à traiter à l’échelle des continents [accès aux ressources en gaz, interconnexion des réseaux électriques nationaux] et, en parallèle, des sujets régionaux, tels que la production décentralisée d’énergie renouvelable. A l’avenir, l’électricité d’origine nucléaire restera utile pour couvrir les besoins intenses en énergie : lignes TGV, industrie lourde. En revanche, le bâtiment neuf sera positif en 2020 et le bâtiment rénové ne consommera presque plus rien : ces besoins pourront être couverts de plus en plus par des énergies renouvelables décentralisées. Nous devons assurer une continuité des politiques publiques de soutien aux énergies renouvelables et faciliter les possibilités de cofinancement de ces projets par les citoyens et les collectivités. »

Notes

Note 01 Selon PWC, 410 000 emplois directs et indirects sont générés par l’électronucléaire. Retour au texte

Note 02 Sébastien Delpont est spécialiste de l’efficacité énergétique chez Becitizen, société de conseil en stratégie de ruptures pour une économie positive. Retour au texte

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

Energie : quelles filières sur quels territoires ?

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X