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Comment réconcilier la police et la population

Publié le 13/04/2012 • Par Hervé Jouanneau • dans : Dossiers d'actualité, France

Si la lutte contre la délinquance apparaît comme un argument moins vendeur qu’en 2007, les candidats appellent au redéploiement des forces de l’ordre.

Crise oblige, l’emploi et le pouvoir d’achat auront dominé la campagne électorale, reléguant au second plan la lutte contre l’insécurité. Jusqu’aux événements dramatiques de Toulouse, qui ont relancé le débat sur le terrorisme et le bilan du Président candidat.
Mais au-delà des discours partisans, qu’en est-il des propositions avancées ?

« Quel que soit le nouveau président, il ne faut pas s’attendre à une révolution », observe un consultant. De l’avis général des associations d’élus et de professionnels, le premier enjeu auquel doivent répondre les candidats est bien de réconcilier la police et la population , notamment celle des quartiers pauvres.

Un habitant sur deux mécontent – Car le constat est unanime. Selon une enquête de victimation menée en 2011 par l’Insee et l’Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale, 51,1 % des habitants des zones urbaines sensibles estiment que l’action des forces de l’ordre est inefficace, dont 18,9 % « pas efficace du tout ».
En clair, plus de la moitié des habitants des quartiers populaires se disent fâchés avec la police.
Quant aux élus locaux, ils sont nombreux à exprimer le souhait d’un retour de celle-ci dans les quartiers prioritaires.
Dans ce contexte, l’ensemble des candidats appellent à un redéploiement des forces de l’ordre.

Chez les socialistes, François Hollande, déplorant « la suppression de 10 000 postes depuis 2007 », affiche son intention de « mettre plus de policiers sur le terrain » et avance le chiffre de « 1 000 postes supplémentaires par an pendant le prochain quinquennat, aussi bien pour la police, que la gendarmerie et la justice ».

Mesures phare de son programme, il préconise la création d’une centaine de « zones de sécurité prioritaires » et la réintroduction d’une « police de proximité », soit « une police de quartier, une police présente et donc avec le souci de ne pas infliger aux fonctionnaires de police des tâches administratives qui les empêchent d’être là où ils sont attendus ».
Enfin, il met l’accent sur la prévention, qui devra s’appuyer sur un partenariat entre l’Etat et les collectivités et un rôle accru des habitants dans leur participation à « la connaissance des faits ».

La « pol prox » fait son retour – Lourde de symbole, la réactivation d’une « police de proximité » cible directement le chef de l’Etat et sa décision, prise en 2002, dès son arrivée à la place Beauvau, de supprimer ce corps initié par le Premier ministre socialiste Lionel Jospin, au profit d’une police de maintien de l’ordre ou judiciaire.

La « pol prox » figure également en bonne place des propositions de François Bayrou, qui souhaite « enraciner des forces de sécurité, de surveillance et de prévention sur le terrain » et « désigner des sous-préfets dans les quartiers sensibles […] avec obligation de résidence ».

Pour sa part, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, veut, lui aussi, « redonner toute sa place à la police de proximité » et « revoir de manière drastique la répartition des forces de police ».
« Les communes populaires sont aujourd’hui les premières à souffrir de la rationalisation des effectifs à l’échelle des départements et un effort conséquent devra être opéré pour répondre à leurs besoins, effort relayé par un plan de construction de locaux et d’ouverture de commissariats », peut-on lire dans son programme, qui annonce par ailleurs le doublement des subventions aux collectivités et aux associations, afin de mener des actions de prévention et d’aide sociale.

Déconcentration – Du côté des écologistes, la candidate EELV, Eva Joly, préfère parler de « police territorialisée », plus proche de la population , et évoque une « déconcentration de l’action des services et une adaptation des priorités en fonction des territoires ».
« Vu l’état de nos commissariats, de nos brigades et de certains véhicules, un plan d’investissement s’impose », précise le programme.

Enfin, au Front national, Marine Le Pen observe que « les zones de non-droit, où les forces de l’ordre ne vont plus ou hésitent à pénétrer, se multiplient ». Elle appelle à une « reconstitution en cinq ans des effectifs de police et de gendarmerie supprimés depuis 2005 ».

Le terrorisme, centre de l’attention – Pour l’instant, le Président candidat (UMP), Nicolas Sarkozy, se montre peu disert sur la sécurité publique, pourtant l’un de ses thèmes favoris, concentrant son discours sur la lutte contre le terrorisme et la « réponse pénale ».
Néanmoins, il a admis qu’en matière d’effectifs de police et de gendarmerie, la règle du « non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux » partant à la retraite atteignait ses limites.

Selon le programme de l’UMP, le renforcement de la présence policière sur le terrain constitue une priorité, en généralisant notamment les patrouilleurs, chargés par le ministère de l’Intérieur de « donner plus de visibilité » aux forces de l’ordre.
Une forme de police de proximité qui ne dit pas son nom, selon ses détracteurs.

« Il y a une vraie demande dans les quartiers » – Christian Mouhanna, sociologue(1)

« Voilà trente ans que l’on observe une dégradation des relations entre la police et la population . Certes, il y a eu des tentatives pour y remédier, en particulier celle de Lionel Jospin, en 1998, de constituer une police de proximité. Mais elle n’a pas survécu à Nicolas Sarkozy et à sa volonté d’instaurer une culture du résultat. Il y a pourtant une vraie demande de police dans les quartiers, y compris parmi les jeunes. En outre, le renforcement de la police judiciaire voulu par le gouvernement ne peut pas marcher en l’absence de contact avec la population . Le rétablissement d’une police de proximité est nécessaire. Cela passe par une fidélisation des policiers pour faciliter leur intégration dans le quartier. Il faut les mêmes policiers au même endroit, clarifier les missions et travailler en partenariat avec les acteurs locaux. Comme le disent les Québécois, il s’agit de créer ‘une police de résolution de problèmes’, qui trouve un équilibre entre prévention et répression. »

La police municipale confortée par les candidats

Si l’ensemble des candidats appellent de leur vœu un retour des forces de l’ordre dans les quartiers, bon nombre d’entre eux confortent le rôle de la police municipale (PM) dans la chaîne de sécurité. Qu’il s’agisse du candidat UMP, Nicolas Sarkozy, ou du socialiste François Hollande, la nécessité d’une plus grande coopération entre PM et police d’Etat est soulignée. Les écologistes d’EELV se distinguent en exprimant leur opposition à l’armement en quatrième catégorie (armes à feu) des agents municipaux. Dans le débat sur la réactivation ou non de la police de proximité, dont se réclament souvent les agents de PM, Virginie Malochet, sociologue à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France, reconnaît que « les PM ont tout intérêt à se positionner sur ce registre ». Mais, prévient-elle, « l’usage du terme proximité s’est tellement généralisé qu’il ne dit plus grand-chose de la manière dont est effectivement employée la police municipale », dont les missions varient fortement d’une ville à l’autre.

Cet article fait partie du Dossier

Le thème de la sécurité, bien ancré dans la campagne

Sommaire du dossier

  1. Sécurité : les associations demandent une clarification des compétences
  2. Le thème de la sécurité, bien ancré dans la campagne
  3. Sécurité civile : les pompiers veulent se faire entendre dans la campagne
  4. Comment réconcilier la police et la population

Notes

Note 01 directeur adjoint du Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales Retour au texte

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Commentaires

Comment réconcilier la police et la population

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Raphael

21/05/2012 08h48

Comme on le voit, peu de candidats ont compris l’enjeu, tous se rangent derrière la police, certains partis de gauche parlent d’éducation, mais disons que pour les problèmes existants la police est leur seule solution, la répression n’est pas la solution, ce n’est pas en réprimant quelqu’un, qu’on change ce qu’il y a dans son coeur, surtout quand on voit la haine qui est très répandue dans les quartiers, le problème est spirituel, humain…..
Ce qu il faut c’est de la justice l’impression d’être respecté et d’avoir des chances égales, et du dialogue pour rappeler les valeurs à ces jeunes qui les ont perdus de vue, c est la seule façon de régler le problème de la violence.
Evoquer toujours la solution policière pour la délinquance, c’est une façon de vouloir nier une réalité, le problème est plus complexe, et il doit être affronté, en considérant la nature dysfonctionnelle de notre système.

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