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La culture, grande absente de la campagne

Publié le 28/03/2012 • Par Hélène Girard • dans : Dossiers d'actualité, France

A ce jour, les politiques culturelles envisagées par les candidats n’ont pas encore été débattues dans le cadre de la campagne. Ce qui ne signifie pas que la culture est absente des programmes présidentiels. Ce qui ne veut pas dire non plus que professionnels et élus à la culture ne font pas valoir leurs priorités auprès des prétendants à l’Elysée.

Jusqu’à présent, la culture n’a fait dans la campagne que quelques incursions à travers le débat sur la rémunération des artistes sur internet, et les hommages rendus au cinéma français dans le sillage des succès remportés par le film The Artist, aux Oscars, et par le comédien Omar Sy, aux César.

Terreau collectif – « Si on se contente, comme François Hollande, de se féliciter du succès d’un film qui n’a de français que sa signature, on passe à côté de l’essentiel, de ce terreau collectif qui permet non seulement de produire des oeuvres, mais aussi de former des êtres humains parlants, pensants, rêvants », critique Nicolas Roméas, directeur de la revue culturelle Cassandre/Hors-Champ.

Or, cette dimension de la culture, qui met en jeu la sensibilité de chacun et l’expérience collective, n’existe que grâce à un maillage du territoire en équipements culturels, des politiques publiques conduites sur le terrain, en matière de création et de diffusion, de médiation, d’éducation artistique et culturelle, d’enseignements artistiques, de préservation et de valorisation du patrimoine, etc.

Or sur les politiques culturelles et leurs enjeux, pas un mot dans les débats, du moins jusqu’à présent. On est loin du large débat qu’appelait de ses vœux Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la communication, aux premières semaines de la campagne, comme il l’avait expliqué à la Gazette.

Vecteur de l’économie numérique – Un vide que pointe l’ancien ministre de la Culture et de la francophonie (1993 -1995), Jacques Toubon. Aujourd’hui membre de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) , délégué français pour la fiscalité des services culturels en Europe, et président du conseil d’orientation de la Cité de l’histoire de l’immigration, l’ancien député de Paris estime que la montée en puissance de l’économie numérique aurait dû être l’occasion de parler culture.
« Tout est ramené à ‘suis-je pour ou contre l’Hadopi’, débat technique et juridique, et tout le monde a la même position : face à 10 millions d’internautes et 100 000 artistes, quand il s’agit d’élection, on choisit les internautes ».
Or, précise l’ancien député de Paris, « la culture est devenue un vecteur de l’économie numérique, préfigurant ce que sera l’économie mondiale dans 5 ou 10 ans. Elle devrait être un enjeu majeur de la campagne. »

Quant aux propositions du Parti socialiste, il estime qu’elles sont, à 70 % « déjà réalisées ou en train de l’être. »Une analyse que réfute Catherine Tasca, ancienne ministre de la Culture et de la communication (2000-2002 ) : « La question de la mutation numérique est présente dans tous les domaines, et François Hollande s’est clairement positionné sur la question du futur de l’Hadopi, qu’il veut supprimer. Il a posé deux grandes priorités de sa campagne et de son projet présidentiel : la jeunesse et la République. La culture est donc forcément au coeur du débat. »

Sens de la vie dans les temps difficiles – Pour sa part, le dramaturge et metteur en scène Olivier Py, qui dirigera le festival d’Avignon à partir de 2013, après avoir été pendant 5 ans à la tête de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, à Paris, avance une explication : « C’est la plante verte qu’on ressort juste avant la fin. »
Sans grand espoir sur la qualité du débat qui s’engagera alors. « J’attends toujours, à droite comme à gauche, un politique qui mette la culture au centre de la vie politique, car ce n’est pas un secteur de la vie, c’est le sens même de la vie. Le sens de la vie, ça s’impose aussi dans les temps difficiles, d’autant plus même. Mais les politiques n’y croient pas. Ils ne savent pas que les salles de théâtre sont pleines ; ils pensent que le peuple s’achète avec du pain et des jeux. »

Pour essayer de faire parler de culture pendant la campagne, Gaspard Delanoe, militant en faveur des collectifs d’artistes alternatifs, et porte-parole de l’ancien squat du 59 rue de Rivoli – devenu un pôle d’attraction de la culture alternative, avec le soutien de la Ville de Paris – a choisi de se présenter symboliquement à la présidentielle.
Avec un programme : « L’art pratiqué par tous pour le bien de tous. »

Pour autant, les candidats n’ont pas oublié de mentionner la culture dans leur programme… plus ou moins. Certains y consacrent quelques lignes, d’autres quelques pages. D’aucuns se limitent à développer de grands principes politiques généraux, d’autres s’intéressent de près à certaines problématiques spécifiques (économie de la culture, statut de l’artiste, contractualisation Etat-collectivités etc.), propositions concrètes à l’appui. Mais aucun candidat n’a développé un programme couvrant l’ensemble des champs culturels.

En ce sens, les initiatives de certains acteurs locaux pour interpeller les candidats sont loin d’être superflues. Pour en savoir plus sur leurs intentions, la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC) leur a ainsi adressé le 15 mars un questionnaire en 15 questions précises et ciblées.
Elle leur a demandé les réponses pour le 17 avril.

De leur côté, plusieurs associations professionnelles ont produit des manifestes, déclarations, et autres pétitions pour faire valoir leurs priorités. Notamment celles du spectacle vivant, ainsi que celles des bibliothèques.

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