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Rendre effective la formation tout au long de la vie

Publié le 19/03/2012 • Par Agathe Vovard • dans : France

En matière de formation, si les présidentiables s’accordent sur l’objectif de réforme, les moyens pour y parvenir diffèrent souvent, même si droite et gauche se retrouvent parfois.

Les candidats à la présidentielle 2012 sont au moins d’accord sur un point : il est nécessaire de réformer le système et d’assurer un véritable service public de la formation professionnelle.
Actuellement, les personnes qui y accèdent le plus facilement sont en effet celles qui sont le plus formées.

Mais concernant les cibles prioritaires, à droite, l’UMP préconise « d’affecter massivement » vers le public demandeur d’emploi une partie des quelque 30 milliards d’euros dépensés chaque année.

« Notre priorité est la formation des chômeurs dans un système de droits et de devoirs. Trois quarts des chômeurs qui retrouvent un emploi reprennent dans un métier ou une compétence différents de ce qu’ils faisaient initialement. La formation professionnelle n’a de sens que si elle concentre toute son énergie sur les filières qui se développent, où il manque de la main d’œuvre », justifie-t-on dans l’entourage du candidat.
Nicolas Sarkozy a expliqué plusieurs fois viser les centaines de milliers d’offres d’emploi de Pôle Emploi qui ne sont pas pourvues.

A gauche de l’échiquier politique (où l’on doute souvent de l’opportunité de miser autant sur ces offres d’emploi non pourvues) l’objectif paraît plus large que la priorité donnée aux demandeurs d’emploi. « Le financement de la formation sera concentré sur les publics les plus fragiles, les moins formés et les chômeurs », explique François Hollande dans son programme.
« Pour nous, la grande coupure se fait entre les personnes dépourvues de qualifications et les professionnels qui ne le sont pas. Il faut donc axer les efforts sur les moins qualifiés », précise Pascale Gérard, la porte-parole « formation » du candidat, qui rappelle que ces sujets devront dans un premier temps être discutés avec les partenaires sociaux.

Cercle vertueux – Du côté d’EELV, ce sont clairement les quartiers qui doivent devenir prioritaires en matière de formation. « Aujourd’hui, à part mettre en œuvre des contrats aidés et accompagner vers l’emploi les bénéficiaires du revenu de solidarité active, il n’y a pas de mise en place d’un cercle vertueux dans les zones urbaines sensibles », explique Jean-Philippe Magnen, conseiller emploi-formation d’Eva Joly.

Il faut aussi tout simplement simplifier, devant le magma de dispositifs à la disposition des personnes. Tandis que Marine Le Pen prône l’instauration d’un « chèque formation » sans plus de précisions, Nicolas Sarkozy et François Hollande proposent tous deux un « compte formation » avec un capital de départ inversement proportionnel à la durée de formation initiale. Eva Joly est plus généreuse : le crédit serait de 8 ans pour tout un chacun.

Pour le PS, il est aussi nécessaire d’agir sur les plans de formation des entreprises. « Aujourd’hui, les efforts de formation ne sont pas ciblés, déplore Pascale Gérard. Cela passerait par exemple par un pourcentage obligatoire de formation des personnes les plus fragiles. Et ce plan doit être négocié dans l’entreprise, avec les partenaires sociaux, au même titre que les accords de GPEC. »

Décrochage scolaire – EELV et PS abordent également la question du décrochage scolaire. « Un des axes fondamentaux consiste à donner une deuxième chance aux 150 000 jeunes qui sortent du système de formation initial chaque année », souligne Jean-Philippe Magnen.
François Hollande, de son côté, propose l’instauration d’un nouveau droit : 20 heures de formation par an pour les personnes qui ont quitté l’école sans diplôme, ou avec une faible formation qualifiante. Une formation « sans limite de temps et cumulable ».
Dans ses engagements, le candidat PS indique aussi vouloir « offrir à tout jeune déscolarisé de 16 à 18 ans une solution de formation, d’apprentissage ou un service civique ».

La gouvernance clive

Sur la gouvernance, les opinions sont nettement partagées. Le FN milite tout bonnement en faveur d’une recentralisation. Les autres partis ne remettent pas en cause la compétence des régions en matière de formation.
Il faudrait cependant une agence nationale de la formation, selon François Bayrou. « Cette institution aurait une mission de transparence, de stratégie et de coordination », précise Robert Rochefort, chargé des questions économiques.

Politique de filières et de territoires – Nicolas Sarkozy prône lui la création d’une instance nationale pour définir les métiers porteurs – qui existe déjà, critiquent ses détracteurs, par le biais du conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie (CNFPTLV).
« Les régions gèrent 64 % des formations des demandeurs d’emploi et il n’y a pas de suivi de ce qui est fait », justifie-t-on dans l’entourage du candidat.

François Hollande, comme Eva Joly, militent pour un véritable rôle de chef de file dévolu à la région. A travers la création de services publics régionaux de la formation, de l’emploi et de l’orientation.
« Dans ces domaines, les négociations territoriales sont plus appropriées. C’est à l’échelle régionale qu’il est possible de faire à la fois une politique de filières et de territoires », martèle Jean-Philippe Magnen.
EELV proposera par exemple de transformer les Carif-Oref(1) en véritables maisons régionales de l’orientation et de la formation tout au long de la vie.

« Sur les territoires, on commence à travailler maintenant partout sérieusement sur la gestion territoriale des emplois et des compétences, explique Pascale Gérard. Quand leur entreprise va mal, les salariés souhaitent retrouver un emploi sur le territoire, pas forcément dans la même branche. Et parfois il leur manque simplement un petit module de formation complémentaire. »

Halte aux marchés publics – Le PS est aussi le seul à aborder la question européenne, même si le rapport de Gérard Larcher sur la refonte de la formation professionnelle, attendu pour début avril, devrait également émettre des propositions en ce sens.
« Nous ferons en sorte que l’Etat transcrive enfin ce que permet la législation européenne, soit la possibilité de mettre en place des SSIG pour la formation [ce qui évite d’avoir recours aux marchés publics, ndlr]. Il faut des services publics régionaux de la formation identifiés, de qualité et pérennes », souligne Pascale Gérard.

Si les candidats en mesurent l’importance, le chantier s’annonce vaste, pour instaurer une véritable sécurisation des parcours professionnels, souhaitée depuis si longtemps.

Notes

Note 01 Centres d’animation, de ressources et d’information sur la formation - observatoires régionaux de l’emploi et de la formation. Retour au texte

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