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LECTURE PUBLIQUE

Bibliothèques : ouvrir un débat spécifique sur les aménagements intérieurs

Publié le 15/03/2012 • Par Hélène Girard • dans : France

A l’occasion du Salon du livre de Paris (16-19 mars 2012), le ministère de la Culture propose une exposition sur les mutations des équipements de lecture publique. On y constate notamment l’importance croissante des aménagements intérieurs. Pourtant, élus et professionnels omettent de prendre en compte ce volet dans le cadre de la commande publique. Pour faire le point sur les enjeux de cette problématique, encore mal maîtrisée par les acteurs locaux, La Gazette a rencontré Marc Germain, architecte-conseil au Service du livre et de la lecture (Direction générale des médias et des industries culturelles, ministère de la Culture).

Les récents programmes de construction de bibliothèques, réalisés ou en cours, témoignent d’un souci nouveau pour l’aménagement intérieur.
Peut-on considérer que cette problématique est montée en puissance au cours des dernières décennies du fait de l’évolution des pratiques des usagers et du rôle des bibliothèques ?

A l’échelle des dernières décennies, oui, incontestablement. L’échelle des projets, l’ampleur des services proposés, dont les collections documentaires, ont provoqué une montée en puissance de la problématique.
Les interrogations récentes sur le devenir de ce type d’équipement – libre accès aux collections, diversification des supports, des services proposés etc. – en ont bien évidemment accéléré l’importance. 

Comment l’aménagement intérieur est-il pris en compte dans les programmes ?

Fréquemment, l’aménagement intérieur n’est pas du tout traité dans le programme de construction d’une bibliothèque. Sauf, au mieux, à travers une première définition quantitative des mobiliers nécessaires.
Mais il est exceptionnel d’avoir une définition qualitative déjà sur les mobiliers, mais encore plus sur les aménagements intérieurs qui englobent la signalétique, l’éclairage, l’acoustique, les ambiances particulières le cas échéant.

Lorsqu’ils travaillent sur un projet, élus et professionnels doivent ouvrir un débat spécifique sur les aménagements intérieurs dans leur globalité, c’est-à-dire en intégrant, dans la conception, tous les éléments qui vont y contribuer : mobilier, signalétique, éclairage, acoustique…

Quels types de conséquences cette carence a-t-elle pour le futur fonctionnement de l’équipement ?

Une des conséquences assez fréquentes est l’ouverture d’équipement au public sans aucune signalétique. La lisibilité de l’espace architectural peut, certes, être satisfaisante en tant que telle, et le public arrive à s’orienter dans le bâtiment.
Mais comment s’oriente-t-il dans les collections, l’offre documentaire ? On voit encore souvent des feuilles de papier orner les étagères durant quelques mois pour aider le public à s’orienter.

Compte tenu de l’échelle des collections et des services proposés, la signalétique est indispensable. Mais elle n’est pas pour autant suffisante : il faut aussi que cette signalétique soit facilement perceptible dans le bâtiment ; un éclairage violent ou insuffisant, peuvent contrarier la lisibilité de l’aménagement intérieur.
Un jeu de couleurs très marqué dans le bâtiment peut aussi produire le même effet conflictuel avec une signalétique et aboutir à une orientation difficile à l’intérieur de la bibliothèque.

Autre conséquence possible : une acoustique certes traitée, mais sans rapport avec les activités qui s’y déroulent. Donc une présence forte de nuisances acoustiques dans certaines parties publiques de l’équipement.
Faut-il y voir une erreur de l’acousticien ? En fait si l’acousticien n’a pas d’éléments pour appréhender l’usage des lieux qu’il traite – or cet usage ne se comprend vraiment qu’avec un projet d’implantation des mobiliers – alors il y a un risque de décalage entre ce qui est imaginé par l’acousticien et ce qui va vraiment se passer dans le lieu.

Comment faire évoluer la situation ?

Un projet repose sur les acteurs dudit projet. Dans ce cas précis, l’ensemble des acteurs du projet d’aménagement d’une bibliothèque doit évoluer dans ses pratiques.

Je pense qu’il faudrait déjà considérer que l’aménagement intérieur est un sujet à part entière, c’est-à-dire non pas simplement une addition de marchés publics, pour le mobilier, la signalétique etc., mais une commande publique en soi, un vrai sujet partagé de réflexions, avec des débats sur les objectifs, un ou des cahiers des charges élaborés en rapport – et non pas indépendamment – les uns des autres, et une vraie conception, c’est-à-dire, à un moment donné, une synthèse exprimée, notamment, graphiquement.

A quelle étape du projet ce sujet doit-il être pris en compte ?

Dans l’idéal, il faudrait que le projet de bâtiment et le projet d’aménagement intérieur soient étudiés en parallèle, et non pas en différé, comme cela se fait actuellement, et avec le même niveau d’exigences de commande publique que celle qui prévaut pour l’architecture.
Concrètement, il faudrait un véritable programme d’aménagement intérieur, avec des objectifs qualitatifs – et pas simplement une définition quantitative des mobiliers nécessaires – des prestations explicitement demandées lors du choix de la maîtrise d’œuvre.
L’aménagement intérieur deviendrait alors vraiment un critère parmi d’autres pour le choix du maître d’oeuvre, et aussi des prestations très définies pour la remise de l’avant-projet sommaire, de l’avant-projet définitif, etc., le tout faisant partie intégrante du projet.

Il faut toutefois insister sur l’importance de la définition des prestations demandées aux concepteurs, car il y a encore très fréquemment de nombreuses incompréhensions entre les architectes et les bibliothécaires sur les questions relatives à l’aménagement intérieur.

Dans le passé, et cela arrive encore, les architectes ont eu tendance déjà à vouloir dessiner tous les mobiliers et ensuite à concevoir l’espace intérieur comme figé, jusqu’aux portes manteaux.
Ce n’est pas ce qui est recherché bien sûr par les équipes des bibliothèques, qui veulent des mobiliers certes esthétiques mais aussi standards (on peut donc les compléter, les remplacer aisément), et l’on veut surtout des aménagements flexibles, adaptables, évolutifs.

Pour éviter ce type de situation, insatisfaisante, il faut être précis dans la commande passée à l’architecte, dans les prestations qui lui sont demandées.

Au fond, l’idée, ici, c’est simplement de transposer ce qui est fait depuis maintenant de nombreuses années, pour la commande publique d’architecture, sur une commande publique d’aménagement intérieur des bibliothèques.

Dans la commande publique portant sur l’aménagement intérieur, quelle place le bibliothécaire/chef de projet doit-il occuper et quel rôle doit-il jouer par rapport aux autres parties ?

Son rôle est très important à plusieurs titres. Déjà pour la définition du programme d’aménagement intérieur, quantitatif et qualitatif, mais aussi pour « l’animation » du dit programme, en présence de l’équipe de bibliothécaires.
Car l’aménagement intérieur des espaces publics d’une bibliothèque touche bien évidemment, aussi, à l’organisation du travail des bibliothécaires.

Prenons un premier exemple : l’organisation des espaces d’accueil et de prêt/retour des documents. Quel est le schéma d’organisation retenu : prêt centralisé et retour centralisé, ou prêt dans les sections et retour centralisé, etc. ?
La définition du hall d’accueil, sa surface, son dispositif, seront différents selon l’organisation retenue, mais également l’organisation du travail des bibliothécaires, notamment pour ceux et celles qui vont ranger au fur et à mesure les documents en retour, pour les rendre à nouveau disponibles pour les lecteurs intéressés.

Autre exemple : la limitation de la hauteur des rayonnages, afin de donner à l’intérieur de la bibliothèque une perception moins monumentale, moins massive, plus attractive de l’offre documentaire.
Concrètement ce dispositif implique, souvent, de ne pas présenter la totalité des collections en libre accès, faute d’étagères en nombre suffisant, et donc de laisser une partie des collections en magasin.
Pour valoriser l’ensemble du fonds documentaire, il faut donc organiser des rotations de documents entre le magasin et les espaces publics. Si l’équipe de la bibliothèque n’adhère pas au projet, alors les collections ne connaîtront pas de rotation.

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Commentaires

Bibliothèques : ouvrir un débat spécifique sur les aménagements intérieurs

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Gavroche

16/03/2012 09h20

Un projet d’équipement public est évidemment un tout, construction, mobilier, aménagement, utilisation. Ce plaidoyer pour donner plus d’importance au rôle de l’architecte est bien dans l’air du temps, loi MOP, etc. Sauf que des collectivités ont des spécialistes, notamment les équipes des bibliothèques dans le cas présent. Je ne vois pas l’intérêt pour la CT de donner encore plus d’argent public à un prestataire… Evidemment que l’évolutivité de l’équipement est prépondérant (documents sur tous supports).. La question est d’un chef de projet (au sein de la CT) compétent qui soit l’interlocuteur de tous, et fait rendre des arbitrages par les seuls légitimes, les élus !
La polyvalence (et le plein emploi) des équipements est une mine d’économie que beaucoup ne soupçonnent pas…

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