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Eau

Forum mondial de l’eau : les villes du Sud misent sur l’aide de leurs homologues du Nord

Publié le 15/03/2012 • Par Laurence Madoui • dans : A la une, France

Robinet desert
africa - Fotolia.com
La consécration du rôle des autorités locales est d’abord perçue comme un accès facilité aux financements. Et ensuite, comme un impératif de renforcement des compétences des collectivités et de l’efficacité et de la transparence de leur gestion.

Au Forum mondial de l’eau de Marseille, les pays en développement voient dans la déclaration ministérielle du 13 mars, qui consacre le rôle des autorités locales et régionales dans la gestion de l’eau et de l’assainissement, une promesse d’aide accrue.

Financements alternatifs – « Les financements classiques, bilatéraux (d’Etat à Etat, NDLR) et multilatéraux (via les agences internationales de développement) ont montré leurs limites, surtout en ces temps de crise, observe Mahamadou Ouhoumoudou, ministre des Finances du Niger. Il est donc nécessaire de trouver des financements alternatifs, notamment par le biais de la coopération décentralisée ». Le maire de Harare (Zimbabwe), Muchayedi Masunda, dresse le même constat : « Il est de plus en plus difficile d’accéder aux réseaux bilatéraux et multilatéraux de coopération. « L’élu anglophone d’Afrique centrale observe que les délégués d’Afrique de l’Ouest francophone fournissent le gros des troupes du continent au forum. « C’est très vraisemblablement la marque de la tradition de coopération décentralisée avec la France. » Le maire, également vice-président de l’association Cités et gouvernements locaux unis, espère que la légitimation des autorités locales inscrite dans la déclaration ministérielle affermira leur démarche auprès des organismes de financement de tous ordres.

Gouvernance locale – Indispensables à l’émergence concrète d’acteurs de terrain, les évolutions institutionnelles et organisationnelles dans les pays en développement « sont déjà en cours », assure Serge Lepeltier, président du « processus des autorités locales » du forum. L’ancien ministre de l’Environnement cite « les pays très centralisés » du Laos et du Viet Nam, où se mettent en place des autorités de bassin hydrographique. Dans la monarchie marocaine, la reconnaissance des collectivités locales vient conforter « les doléances des collectivités qui se sentent dépossédées de missions qui leur reviennent, estime Abdeddaim Lahmouri, conseiller technique auprès du ministre de l’Eau et de l’Environnement. Le processus de ‘régionalisation’, engagé en 2010, montre que les problèmes sont nettement mieux résolus à l’échelle locale que centrale. » Ce constat conforte l’affirmation que martèle Serge Lepeltier, convaincu qu’« il ne peut y avoir au niveau central de bonne gestion de l’eau, ressource locale ». Le maire de Bourges défend parallèlement une « bonne coopération multi-niveau » (Etat, organismes de bassin, autorités locales).

Bonne gestion des services – La déclaration ministérielle évoque aussi « le besoin de renforcer (les) capacités (des autorités locales et régionales) pour assumer leurs responsabilités. » C’est aussi un pan de la coopération décentralisée : le maire de Harare (Zimbabwe), Muchayedi Masunda, salue d’ailleurs l’expertise fournie par la ville jumelée de Münich (Allemagne), qui met à disposition un ingénieur en eau et assainissement. Le ministre des Finances du Niger, Mahamadou Ouhoumoudou, admet que l’échelon local n’est pas aujourd’hui à même de développer une vision à moyen terme de la gestion du service : « En l’absence de souci pendant un an ou deux, les autorités locales négligent de provisionner pour l’entretien et le renouvellement des équipements et consacrent l’argent à d’autres fins. » A Madagascar, le directeur général du ministère de l’Eau, Alain Randriamaherisoa, souligne le besoin de « capacity building (renforcement des compétences, NDLR) chez les maires et les services techniques ».

Pour Henri Bégorre, représentant de l’Association des maires de France, la reconnaissance du rôle des autorités locales doit inciter « les Parlements nationaux à voter, dans les lois de finances, l’allocation de ressources aux autorités locales, comparables à la dotation globale de fonctionnement française. Ainsi, on ne sera plus confronté à des situations où des équipements, installés dans le cadre de coopération d’Etat à Etat, sont rapidement hors service car l’échelon local, en charge de leur entretien, n’en a pas les moyens. »

L’accès à l’eau et à l’assainissement n’est en effet « pas qu’une question de financement mais aussi de gouvernance et de compétence », rappelle Serge Lepeltier. L’ancien ministre de l’Environnement, aujourd’hui ambassadeur de France pour les négociations sur le climat, espère que la déclaration finale qu’adoptera la communauté internationale, au sommet « Rio + 20 » de juin 2012, se réfèrera expressément à l’action des collectivités. Ces dernières plaident aussi pour que le texte intègre l’accès à l’eau et à l’assainissement, condition de la croissance économique, aux objectifs de développement durable.

L’ONU se saisit du mécanisme du « 1 % »

Marseille n’aura pas été le lieu de la duplication de la loi « Oudin-Santini » de 2005. Contrairement aux espoirs des organisateurs français du Forum, le dispositif de coopération entre collectivités en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement n’y a pas été formellement repris par d’autres Etats.

Toutefois, l’idée d’une affectation de 1 % des recettes des services publics locaux à des opérations de solidarité internationale « fait son chemin », assure Henri Bégorre, maire de Maxéville (Meurthe-et-Moselle). Ainsi, « le Programme des Nations unies pour le développement, qui émet des recommandations de bonne gouvernance, s’empare du sujet, indique l’élu. Le Parlement européen s’en saisit également. »

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