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LECTURE PUBLIQUE

Salon du livre de Paris : zoom sur les mutations des bibliothèques

Publié le 14/03/2012 • Par Hélène Girard • dans : France

L’édition 2012 du Salon du livre de Paris ouvre ses portes vendredi 16 mars. Outre le Japon et Moscou – pays et ville invités – les bibliothèques sont, cette année, sous les projecteurs. Elles font l’objet de 14 tables rondes et d’une exposition organisées par le Service du livre et de la lecture (ministère de la Culture et de la communication). Les équipements de lecture publique sont en pleine mutation, et le ministère entend montrer et expliquer ce mouvement.

Selon Reed Expositions, l’organisateur du Salon du livre de Paris, « près de 4 000 » bibliothécaires fréquentent chaque année cette manifestation. D’où l’idée de « mettre à l’honneur » leurs équipements à la faveur d’une des 5 thématiques (1) choisies pour l’édition 2012 : « le livre dans la cité ».
« Nous saisissons cette occasion pour décliner les thèmes de la lecture et du lecteur, dont les éditions précédentes parlaient finalement très peu », explique Nicolas Georges, directeur adjoint de la Direction des médias et des industries culturelles (DGMIC), chargé du livre et de la lecture publique, au ministère de la Culture et de la communication.

Croisée des chemins – Alors que le numérique bouleverse les modes d’accès aux savoirs et à la culture, que les contraintes budgétaires pèsent de plus en plus sur le fonctionnement des équipements culturels, et que la demande sociale s’intensifie, les bibliothèques se trouvent, aujourd’hui, à la croisée des chemins.
« En matière de lecture publique, de nombreuses mutations sont à l’œuvre. Nous voulons en montrer les enjeux, fait valoir Nicolas Georges.

Pour donner à voir ces tendances de fond, le Service du livre et de la lecture propose donc une exposition, intitulée « architecture des bibliothèques : les nouveaux territoires de la lecture ».

Il s’agit de présenter une nouvelle génération d’équipements en train d’émerger, à travers 9 bibliothèques récemment ouvertes, en chantier, ou encore à l’état de projet :

  1. celles d’Angoulême (Charente),
  2. Caen-la-mer (Calvados),
  3. Colombes (Hauts-de-Seine),
  4. Colomiers (Haute-Garonne),
  5. Oloron Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques),
  6. Saint-Malo (Ille-et-Vilaine),
  7. Thionville (Moselle),
  8. Vitrolles (Bouches-du-Rhône),
  9. et Paris (Marguerite-Yourcenar, 20e arrondissement).

Extrêmement diversifiées – « Aujourd’hui, les bibliothèques qui voient le jour sont extrêmement diversifiées. Il n’y a pas un modèle, mais des modèles. De plus, ces nouveaux équipements sont à géométrie variable et marient missions culturelle, sociale et citoyenne, souligne René Phalippou, chargé de mission au Service du livre et de la lecture. Nul ne sait à quoi ressembleront les bibliothèques à l’avenir. La seule certitude, c’est qu’elles évolueront encore. Il faut donc qu’elles soient évolutives. »

L’exposition essaie de rendre palpables trois grandes tendances constatées depuis quelques années.
En premier lieu, la « transversalité » et la « fluidité ». « Il s’agit d’équipements avec de grands volumes, qui favorisent la circulation des supports et des usagers, proposent des ambiances différentes selon les endroits et travaillent sur l’éditorialisation des contenus », détaille René Phalippou.
Des concepts perceptibles, par exemple, à travers une continuité dans l’appropriation des ressources imprimées et numériques, dans une logique de parcours (comme à Caen-la-mer), et une abolition des frontières entre supports, générations, et communautés (comme à Vitrolles, dont le projet se veut une « intermédiathèque »).

Lien avec le territoire – Deuxième axe fort : le lien avec le territoire. La bibliothèque s’imbrique dans son environnement, qu’elle contribue à revitaliser, avec des enjeux urbains et sociaux qui dépassent ses missions culturelles.

C’est le cas à Paris, où la bibliothèque Marguerite Duras voisine avec un hôtel, des logements et un parking public ; ce sera le cas à Angoulême, où le futur équipement reliera la Charente, la future gare LGV et le pôle d’échange multimodal pour constituer le nouveau cœur de l’agglomération.
Ou encore à Vitrolles, où la bibliothèque, au cœur d’un projet de rénovation urbaine, sera implantée au milieu d’un quartier « jusqu’ici oublié et ostracisé », selon le maire, Loïc Gachon.

Le projet de médiathèque du Grand Angoulême

De même, l’ancrage dans le territoire peut se traduire par l’adossement à d’autres services culturels, dans une logique de globalisation de l’offre de services. Comme à Colomiers, où la bibliothèque s’articule sur un centre d’art et un festival de bande dessinée ; ou à Saint-Malo où elle sera partie intégrante d’un bâtiment-esplanade accueillant trois salles de cinéma Art et Essai, un espace d’exposition, etc.

Vecteur de lien social et de participation citoyenne – Enfin, le troisième axe repose sur la notion de « troisième lieu » [lire encadré ci-dessous], notion chère à certains professionnels. Ni domicile privé, ni lieu de travail, la bibliothèque devient un univers intermédiaire, « le livre et la lecture devenant un vecteur de lien social et de participation citoyenne », précise René Phalippou.
Avec, le concept de « troisième lieu », la problématique de l’aménagement intérieur devient déterminante pour la fréquentation et l’identité des lieux. Les équipements présentés « témoignent d’un souci nouveau pour l’aménagement intérieur, l’évolutivité des équipements et l’appropriation des lieux par l’usager », peut-on lire dans l’argumentaire de l’exposition.

Le projet de Thionville, à la fois bibliothèque, lieu de création et de diffusion (studio, salle de concert, d’exposition), et lieu de vie sociale (avec un café) proposera, entre autres, une alternance entre espaces individualisés et espaces décloisonnés.
Autre illustration de cette tendance, la conception des lieux à la bibliothèque parisienne Marguerite Duras (avec cafétéria, chauffeuses colorées…).
Thionville envisage même d’appeler son futur équipement « Le troisième lieu ».
Quant au projet de Colombes, il fait varier les atmosphères, avec des bulles, espaces circulaires adaptés aux tout-petits, aux adeptes du travail en groupe, aux férus de multimédia, etc.

« Tous les équipements présentés marient plus ou moins les trois tendances, selon les spécificités de leur environnement, observe René Phalippou. Il est d’ailleurs difficile de les dissocier. »

Selon qu’elles mettent l’accent sur l’une ou l’autre, les collectivités confèrent à leur équipement de lecture publique une atmosphère, qui va nourrir une identité.
La bibliothèque devient alors le lieu d’une « expérience ». Construite à la pointe de la confluence entre les deux gaves d’Aspe et d’Ossau, la médiathèque du Piémont Oloronnais (opération lauréate de l’Equerre d’argent 2010) offre, par exemple, aux lecteurs de la section jeunesse une vue plongeante sur les cours d’eau, à travers des grandes baies vitrées, « comme si les enfants étaient à la proue d’un bateau », observe l’architecte Pascale Guédot.
« Depuis l’ouverture de la médiathèque, cette salle est souvent demandée pour les mariages », rapporte René Phalippou. Preuve qu’au bout de deux ans d’existence, cet équipement a déjà gagné une identité qui lui est propre.

Qu’est-ce que le « troisième lieu »

Concept forgé aux Etats-Unis dans les années 1980, par le sociologue Ray Oldenburg, le troisième lieu se définit comme un espace distinct et complémentaire des deux premiers que sont le foyer et le travail. Il est dédié à « la vie sociale de la communauté, et se rapporte à des espaces où les individus peuvent se rencontrer, se réunir et échanger de façon informelle », précise Mathilde Servet, conservateur d’Etat et consultante pour le projet de Thionville, dans un article du Bulletin français des bibliothèques (BBF) (n°4/2010). Jusqu’à présent, le concept a surtout fait florès aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Europe du Nord.

En France, il n’y a pas encore d’expérience aboutie de troisième lieu, mais des équipements ou des projets tendent vers ce concept, en introduisant des espaces de convivialité, de confort, de détente, tout en préservant les fonctions et l’organisation traditionnelles d’une bibliothèque basées sur l’offre de ressources documentaires.

« Certains professionnels sont tentés d’en faire un modèle, constate Nicolas Georges, directeur adjoint de la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC), chargé du livre et de la lecture publique, au ministère de la Culture et de la communication. Nous nous contentons de dire que c’est un modèle, parmi d’autres. »

De fait, le troisième lieu conduit les professionnels de la lecture publique et les architectes à s’interroger sur la place – traditionnellement centrale – des ressources documentaires dans la conception des lieux. « La bibliothèque troisième lieu amène à repenser les aménagements intérieurs et les conditions d’accueil du public, souligne Marc Germain, architecte-conseil du Service du livre et de la lecture (ministère de la Culture et de la communication).

 [Retourner à la lecture de l’article]

Cet article est en relation avec le dossier

Notes

Note 01 Outre « le livre dans la cité », la littérature japonaise et la ville de Moscou, le Salon du livre 2012 met l’accent sur les liens entre littératures et cinéma (« du livre au film ») et la culture manga. Retour au texte

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