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« Le déclassement, un sentiment surtout lié aux nouveaux modes de vie »

Publié le 13/06/2011 • Par Sylvie Fagnart • dans : Dossiers Emploi

Dans une interview à la Gazette de juin 2011, Jean Viard, sociologue et conseiller municipal de Marseille, évoque le fossé qui sépare l’évolution réelle du pouvoir d’achat et son ressenti par les territoriaux.
EN PARTENARIAT AVEC sponsor du dossier « Le déclassement, un sentiment surtout lié aux nouveaux modes de vie »

Existe-t-il un décalage entre le ressenti des agents et la progression effective de leur pouvoir d’achat ?

Oui. La principale raison de ce décalage tient au changement de nos modes de vie. Les hausses de salaires, ces dernières décennies, n’ont pas compensé les nouveaux modes de consommation. Elles n’absorbent plus les nouveautés technologiques.

Les fonctionnaires, comme les salariés du privé, nourrissent le sentiment que les statistiques sur l’évolution des revenus sont fausses. Elles ne le sont pas tant que ça. Les gens ont l’impression d’être moins bien payés alors qu’ils peuvent surtout moins bien consommer.

Chacun doit donc opérer des choix qui n’étaient pas exigés de lui auparavant. C’est cela qui procure le sentiment de déclassement.

D’autres phénomènes expliquent-ils ce sentiment de déclassement ?

Oui, l’éclatement de la masse salariale, entre les petits et les très gros revenus. En 1998, les 10 % les moins riches de la population avaient un revenu de 7 100 euros par an et par personne, en moyenne. En 2008, hors inflation, ce chiffre avait augmenté de 13,7 %, soit 970 euros de plus.
Pour les 10 % les plus riches, ce même indicateur a progressé de 27,3 %, c’est-à-dire 11 530 euros en plus. Et les 0,01 % les plus riches, eux, ont gagné 360 000 euros de plus !
Pour les revenus moyens, entre 1 200 et 1 500 euros, tranche dans laquelle se situent la majorité des fonctionnaires territoriaux, cette augmentation n’a été que de 100 euros !

Le sentiment d’injustice lié à l’écart des salaires est aussi perceptible dans la territoriale. Par exemple entre un agent de catégorie C et un membre de cabinet. Sans compter les bénéfices liés à la fonction.

Ce que ne supportent pas les Français réside, d’ailleurs, dans les avantages hors salaires. A quel niveau placer l’écart légitime, du point de vue moral et non économique, des salaires ? De un à cinq ? De un à douze, comme le propose le Parti socialiste ? Cette question n’est pas étrangère à la perte de sens ressentie dans le monde du travail.

Quelles sont les spécificités de cette perte de sens ?

Dans un contexte de crise et de sentiment de stagnation des salaires, certains optent pour la fonction publique dans une logique d’emploi protégé et non pas pour servir l’intérêt général.

La réflexion à l’oeuvre dans les pays nordiques est, à ce titre, intéressante : pour l’équivalent des agents des collectivités, les pouvoirs publics envisagent de privilégier les personnes en deuxième partie de carrière, en reculant l’âge d’accession aux concours.
De façon contradictoire, les salariés sont désireux de mobilité et de protection. Des idées doivent donc surgir, comme l’émergence d’une caisse unique de retraite permettant véritablement des phases très différentes de carrière.

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Commentaires

« Le déclassement, un sentiment surtout lié aux nouveaux modes de vie »

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Aurélia

14/04/2012 02h12

Fonctionnaire territoriale au « revenu moyen », je ne supporte plus d’entendre des « sociologues » parler de « ressenti » et de « nouveaux modes de vies et de consommation ». Je n’ai que faire des nouvelles technologies, je n’ai ni IPhone ni écran plat, mon souci est l’augmentation des loyers (actuellement le mien représente près de la moitié de mon salaire net mensuel) et l’augmentation du prix des produits de consommation courante, de la nourriture, ou encore, plus futilement, des vêtements ou des places concert ou de cinéma… En région parisienne, avec les exigences des bailleurs et le niveau de mes revenus je ne peux louer qu’un minuscule studio. Il est là le déclassement.

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