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CINéma

Les collectivités jouent un rôle « fondamental » dans l’équipement des salles pour le numérique

Publié le 09/03/2012 • Mis à jour le 12/03/2012 • Par Hélène Girard • dans : A la une, France

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© mr green - Fotolia.com

La commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale a auditionné, mardi 6 mars 2012, les professionnels du cinéma, collectivement, pour faire le bilan de la loi n° 2010-1149 du 30 septembre 2010 relative à l'équipement numérique des établissements de spectacles cinématographiques. Avec, fin février, un taux d’équipement des écrans de 71 %, la transition numérique devrait s’achever comme prévu en 2013. Les aides accordées par les 22 régions et de nombreuses collectivités infra-régionales en complément du dispositif du Centre national de la cinématographie et de l’image animée (CNC) ont un effet levier, salué par les professionnels. L’inquiétude prévaut, en revanche, du côté des exploitants de circuits itinérants, soumis à une course contre la montre pour leur survie.

 

Chiffres-clés

110 millions d’euros engagés par le CNC

 

  • En 2011, le Centre national de la cinématographie et de l’image animée (CNC) a soutenu le passage au numérique pour 597 écrans, répartis dans 448 établissements, dont 82 % classés « art et essai », pour 28,1 millions d’euros.
  • Pour 2012, il prévoit d’intervenir pour 1 200 écrans, répartis dans 850 établissements, pour 80 millions d’euros.
  • Au total, fin 2012, le CNC aura engagé 110 millions d’euros sur les 125 millions qu’il a provisionnés dans ses comptes pour la transition numérique.

Devant les députés, le directeur du Centre national de la cinématographie et de l’image animée (CNC), Eric Garandeau, a tiré un coup de chapeau aux collectivités : « Les régions où les collectivités territoriales se sont mobilisées en 2010-2011 à nos côtés pour aider les salles à s’équiper sont celles qui affichent aujourd’hui les meilleurs taux d’équipements. C’est le cas notamment en Bretagne, en Aquitaine et en Ile-de-France. Leur rôle a été fondamental. Il s’agit de la totalité des régions, mais aussi de nombreux départements et de certaines villes ».

Un engagement qui n’était pas acquis d’avance, vu la période de flottement qui prévalait il y a un an : les départements et les communes étaient loin, alors, d’avoir pris la vraie mesure du problème (lire la Gazette du 21 février 2011, pages 26-27).

Le CNC venait de mettre au point son dispositif d’aide sélective, baptisé Cinénum (www.cnc-cinenum.fr) pour le millier de salles dont l’activité ne permet pas de générer une « contribution numérique »(1) couvrant plus de 75 % des investissements nécessaires à l’acquisition des équipements requis.
Il demandait aux collectivités d’intervenir en complément de Cinénum pour assurer la préservation des salles de proximité, mises en danger par la concurrence des grands complexes déjà en mesure de diffuser des films numériques, voire en 3D.

Les petites exploitations surtout - Aujourd’hui la majorité des établissements équipés ont moins de 4 écrans, a souligné Eric Garandeau. Selon les données qu’il a présentées aux députés, c’est la petite exploitation qui a connu, entre 2010 et 2011, la plus forte augmentation du nombre de spectateurs : + 10 %, contre + 2 % pour la grande exploitation.
Ce qui, selon lui, n’est pas sans lien avec l’augmentation du nombre d’écrans équipés dans ces salles de proximité.

En revanche, les mois à venir s’annoncent cruciaux pour les exploitants de circuits itinérants, qui lancent un cri d’alarme et réclament des mesures spécifiques. « Pour nous, le numérique est un problème de survie. Si avant la fin de l’année, il n’y a pas de solutions financières et techniques, nous sommes morts », a assuré Michel Schotte, vice-président de l’Association nationale des cinémas itinérants (ANCI) aux parlementaires.
Leur situation est d’autant plus critique que les fabricants de matériels ne sont pas encore en mesure de leur livrer du matériel adapté à leur itinérance. Déjà, constate l’ANCI, ils n’ont plus accès aux copies en 35 mm avant 10 ou 20 semaines.
D’après Eric Raguet, le président de l’ANCI, la situation, en termes de programmation, est déjà critique dans certaines régions. En Rhône-Alpes, par exemple, les cinémas itinérants ne disposent que de deux copies en 35 mm, en version originale, du film The Descendants, et deux en version française.

Prototypes d’appareils « semi-portables » (40 kg) - Sur le plan technique, l’horizon semble se dégager. L’ANCI indique être en relation avec deux fabricants de projecteurs numériques qui travaillent sur des prototypes d’appareils « semi-portables » (40 kg).
Ces équipements devraient être testés par quelques circuits durant l’été. Mais, à supposer que les fabricants soient en mesure de produire du matériel en série à l’automne, « il faudra de toute façon du temps pour équiper tous les circuits, et pour former les techniciens, a observé Eric Raguet. Il est clair que nous ne serons pas passés au numérique d’ici à la fin de l’année. »

Eric Garandeau a assuré aux responsables de l’ANCI que le CNC allait mettre au point un dispositif spécifique pour les circuits itinérants, à l’image de Cinénum.
« Nous allons soutenir autant de projecteurs numériques que de projecteurs 35 mm existants, dans la limite de 4 projecteurs par circuit et de 90 % des dépenses ».
Et d’ajouter : « Nous souhaitons que les collectivités, là aussi, soient à nos côtés. »

37 000 séances par an - L’enjeu, en termes d’aménagement culturel du territoire, n’est pas mince : si ces circuits représentent 1,2 % des spectateurs, « ils concernent la moitié des communes françaises, fait valoir Michel Schotte. Nos 130 circuits sont présents dans 88 départements, et réalisent 37 000 séances par an. Nous assurons, en milieu rural et périurbain, une offre diversifiée, puisque nous proposons aussi bien des blockbusters français et américains, que 70 % de nos circuits relèvent du cinéma d’art et d’essai. De plus, nous participons aux différents dispositifs d’éducation à l’image. »

Une autre catégorie de salles attend avec impatience des mesures : celles dites « peu actives. Il s’agit des équipements proposant moins de 5 séances hebdomadaires, souvent des centres culturels pluridisciplinaires.
Lors de la table ronde à l’Assemblée nationale, Eric Garandeau n’a pas précisé quelles étaient les pistes envisagées par le CNC.

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  1. 1. Révolutionnaire Aujoud'hui, 16h56

    Il faut faire des efforts ....on entend que cela mais nos élus ne sont pas prêts à en faire pour eux. Toujours autant de Sénateurs inutiles, de nombreux députés biens payés et absents de l'assemblée, des conseillers généraux ? que font-ils ceux-là ?Des conseillers régionaux ?....mais tout cela a un coût et avant de demander encore aux autres de se serrer la ceinture il faudrait montrer l'exemple et être des sénateurs , députés etc... ordinaires et un salaire ordinaire entre 2500 et 3000 euros serait largement suffisant pour le temps de présence.la fronde monte et je vous assure que lorsque l'étincelle va démarrer il n'est pas dit que le feu soit circonscrit % d’augmentation sur les timbres, 2 cts par litre sur le gasoil etc...point d'indice gelé, augmentation des transports , EDF, GDF etc...La baisse des dotation et la mise en place des régions et métroples va avoir un effet pervers avec la diminution des agents territoriaux, de l'état et de l'hospitalière mais quand la gamelle est vide le 15 mois c'est dangereux: un vieux proverbe paysan dit ceci: quand il n'y a plus de foin à l'étable, les ânes se battent. A méditer.

  2. 2. TansonHenri Aujoud'hui, 12h30

    Cette baisse des dotations semble inéluctable. Nous devons donc nous préparer à des années difficiles. Pour les citoyens, pour les entreprises, pour l'emploi, etc...
    Et nous ne pouvons rien faire d'autre que de dire que nous ne sommes pas contents, pas d'accord. Mais qui nous demande notre avis. Et puisque l'Etat dit qu'il n'y a plus de sous, que pouvons nous faire? Essayer de comprendre pourquoi l'état nous dit cela? Et imaginer d'autres explications, d'autres solutions? Zut. Là, il faut faire de la politique et remettre en cause pas mal de choses. Mais qui est prêt à le faire?
    Qui dira que nous sommes gouvernés par des gens qui ne semblent pas mettre en avant l'intérêt des Français dans ses décisions. Qui obéit aux directives de Bruxelles sans se poser de questions. Qui accepte cette idée que la dette contractée auprès des banques privées doit être remboursée, maintenant, alors que d'autres pays, et pas des moindres, ont largement dépassé notre niveau d'endettement sans s'inquiéter! Qui essaye de nous persuader que notre travail est trop cher et que nous devons acçepter des sacrifices. Qui oublie de dire que notre travail n'est cher que par rapport aux coûts de main d'œuvre des pays sans protection sociale, les Chinois, les Bulgares, les Roumains. Etc...
    Il faut se poser les bonnes questions, essayer de comprendre et agir.
    Mais là, nous acceptons, résignés, de nous faire tondre, comme si il n'y avait pas de solution... Il y en a pourtant. J'en suis convaincu. Et pacifique en plus!

  3. 3. parisienne Aujoud'hui, 11h43

    Il aura donc fallu la diffusions d'une émission consacrée à la protection de l'enfance et à ses dérives pour qu'enfin, les conseils généraux s'en soucient enfin ! Et pour faire quoi ?
    Ah oui, un guide pour l'autodiagnostic…c'est vrai que c'est diablement efficace…

  4. 4. Yann Aujoud'hui, 09h02

    Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l'Etat de l'autre...
    Et les médias dominants, en n'informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

  5. 5. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  6. 6. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

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