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Un plébiscite pour le service public

Publié le 05/03/2012 • Par Laurence Denès • dans : Dossiers Emploi

Alors que certains se demandent chaque matin pourquoi ils se lèvent, les agents de la fonction publique territoriale répondent d’une seule voix : pour rendre un service de qualité aux administrés !

Sans discrimination de profils, ils sont en effet 98 % ( !) à classer cette proposition au premier rang des impératifs du service public, un service public qu’ils sont comblés de mettre en œuvre pour près de 90 % d’entre eux.
Dès lors, malgré le peu de reconnaissance accordée à leur travail par les élus ou la hiérarchie – valorisation qu’ils ne sont d’ailleurs que respectivement 13 % et 28 % à considérer comme prioritaires -, ils sont trois sur quatre à se proclamer fiers de travailler pour leur collectivité, avec, au cœur, le plaisir de satisfaire les usagers pour plus de huit d’entre eux sur dix.

Comme investis d’une mission républicaine qui vient anoblir leur tache, même la moins qualifiée ou la plus subordonnée, ils se révèlent tous très impliqués dans leur travail auquel ils trouvent grand intérêt pour 85 % d’entre eux, quatre points seulement séparent ici la position des cadres A (87 %) de celle des personnels de catégorie C (83 %).
Avec pour moteur le sens de l’intérêt général et pour carburant ces valeurs fortes auxquels ils adhèrent tous sans réserve, le secteur public territorial affirme donc là son engagement, voire son dévouement.

Sa conscience professionnelle aussi : veiller à la bonne gestion de l’argent public est une obligation pour plus d’un sur deux. Autant de qualités qui feraient sans doute rêver plus d’un manager du privé. Et qu’il ne faudrait surtout, ni négliger, ni étouffer…

Cliquer sur l'image pour agrandir

La réaction de Rémy Le Saout, Maître de conférences en sociologie à l’Université de Nantes

« La fierté est souvent le dernier rempart pour « tenir »

L’exercice d’une mission de service public est la première des satisfactions professionnelles pour neuf territoriaux sur dix tandis que la satisfaction des usagers en comble 84 %. Faut-il se féliciter de ces scores ?

Oui et non. Pris séparément, ces chiffres sont, bien sûr, l’expression d’un engagement fort dont on ne peut que se féliciter. Ils soulignent une formidable implication individuelle et collective, au service de la « chose publique » comme des administrés auxquels rendre un service de qualité est de première importance pour tous.
Au passage, il serait néanmoins pertinent de se demander qui pouvait répondre autrement sans se déjuger… Mais, comparés aux items suivants, notamment les résultats obtenus sur la reconnaissance par la hiérarchie et les élus, ces scores peuvent prendre une autre dimension.
En effet, ils semblent compenser la faible reconnaissance en interne par la valorisation d’une reconnaissance par l’externe, c’est-à-dire l’usager.

Quoi qu’il en soit, les agents territoriaux se disent fiers à 75 % de travailler pour leur collectivité. N’est-ce pas le signe d’une bonne santé psychologique ?

C’est vrai, les personnels de la FPT tirent un sentiment de valeur personnelle des missions qu’ils remplissent. Même si le travail en question n’est pas toujours gratifiant, ses objectifs, au service du collectif et plus encore de la proximité, restent considérés comme nobles.

Il n’est pas certain que toutes les fonctions publiques aient une approche aussi positive et, sur ce point, les agents territoriaux semblent être mieux « dans leur peau » qu’une partie des personnels de la fonction publique d’État, notamment les enseignants qui sont régulièrement stigmatisés.
Cela dit, il ne faut pas oublier non plus que la fierté est souvent le dernier rempart pour « tenir » quand on se sent attaqué de toute part comme l’est la fonction publique actuellement !
C’est une façon d’exister, voire de se rassurer, surtout en ces temps d’incertitudes dans le cadre duquel le collectif, la solidarité, l’intérêt général, etc., entrent dans un «registre repère » en tant que valeurs phares.

Les techniques organisationnelles et managériales mises en œuvre depuis plusieurs années au sein des collectivités sont majoritairement mises à l’index. Seraient-elles en contradiction avec les valeurs qui « portent » l’exercice territorial ?

D’abord, il n’est guère étonnant que des méthodes managériales et gestionnaires, plus ou moins inspirées des modèles privés, heurtent des pratiques professionnelles inscrites depuis des décennies, d’autant que dans des univers qui ne cessent de se complexifier, elles n’apparaissent souvent que comme la source des contraintes supplémentaires.
Toutefois, il est possible que les impératifs d’efficience et de rationalisation finissent par démobiliser ceux qui adhèrent le plus aux valeurs du service public.
Le management public, ou new public management, doit se méfier de ces effets pervers. La faiblesse des réponses obtenues sur la question de la reconnaissance est peut-être à prendre comme un signe de cette tension.

Ces valeurs très partagées sont-elles suffisantes pour maintenir la cohésion du groupe ?

Si elles sont évidemment nécessaires, elles ne sont hélas pas suffisantes. Bien que rares, les disparités d’approche, notamment sur la question de la rémunération et de la reconnaissance, marquent des clivages suffisamment importants entre catégories, filières et types de collectivités pour révéler une inquiétude latente.

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