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Energie

Direct Energie et Siemens emportent le marché pour une centrale bretonne contestée

Publié le 29/02/2012 • Par Olivier Schneid • dans : Régions

La centrale à cycle combiné au gaz prévue par le pacte électrique breton pour renforcer la sécurité d’alimentation de cette région s’implantera à Landivisiau (Finistère). Le ministre de l’Energie Eric Besson l’a annoncé mercredi 29 février 2012 à Paris. Les opposants au projet promettent des actions de protestation dès ce week-end.

L’Etat a choisi le consortium franco-allemand Direct Energie/ Siemens pour construire à Landivisiau (Finistère) une centrale à cycle combiné au gaz d’une puissance installée de 422 MW, a annoncé mercredi 29 février 2012 à Paris le ministre de l’Energie Eric Besson.
Le vainqueur de l’appel d’offres lancé en juin 2011 s’est distingué de ses concurrents, EDF et Enel, sur trois critères, a-t-il précisé : « une subvention plus basse, une mise en service plus rapide (d’ici le 1er octobre 2016) et un meilleur impact environnemental ».

Sécuriser la « péninsule électrique » bretonne – Ce projet entre dans le cadre du pacte électrique breton conclu en décembre 2010 et approuvé par la quasi totalité de l’assemblée régionale le 6 janvier 2011. Ce pacte vise à résoudre le problème récurrent d’une Bretagne qualifiée de « péninsule électrique » en raison des caractéristiques suivantes :

  • une consommation d’électricité qui ne cesse d’augmenter, et ce, dans de fortes proportions car deux fois plus que la moyenne nationale ;
  • une croissance importante de la population, de l’ordre de 18 000 habitants par an jusqu’en 2040, prédit l’INSEE ;
  • une production locale d’électricité couvrant moins de 10% des besoins, contraignant donc la Bretagne à « importer » d’autres régions, au risque de saturer le réseau de transport dans les périodes de très grande consommation nationale, l’hiver en particulier.

Croissance contenue vs décroissance – Si la maîtrise des consommations d’électricité et le développement des énergies renouvelables, autrement dit, les deux premiers piliers de ce pacte qui en compte trois (d’où son appellation bretonne de triskell), font consensus, le dernier, la sécurisation de l’approvisionnement électrique, divise les élus.

Ses opposants, qui se trouvent dans le camp écologiste, lui reprochent de s’inscrire dans un scénario de croissance, même contenue, de la consommation d’électricité, et non de baisse de celle-ci.
« Ce projet de centrale est totalement archaïque et il vient à contretemps », commente le conseiller régional Christian Guyonvarc’h (UDB – Autonomie et Ecologie), en faisant référence au projet de directive sur l’efficacité énergétique adopté mardi 28 février par la commission de l’énergie du Parlement européen, qui entend contraindre les Etats membres à réduire leur consommation d’énergie.

La Bretagne bientôt aussi péninsule gazière ? – Circonstances aggravantes pour l’élu, « cet outil de production annoncé à l’origine pour couvrir uniquement la pointe, donc ponctuellement, tournera en réalité au moins 4 000 heures par an. Sinon, aucun opérateur ne s’y serait intéressé », estime-t-il.
« De plus, prédit-il, en faisant appel à une centrale gaz, on va aussi faire de la péninsule électrique bretonne une péninsule gazière en doublant sa consommation. Et par conséquent accroître sa fragilité… »

« L’Etat se trompe ! » – « L’Etat aurait choisi Direct Energie et donc Landivisiau pour des raisons ayant peu à voir avec l’objet même de l’appel d’offres, mais parce que la mobilisation de la population contre ce projet serait moindre que sur les projets concurrents d’EDF à Brennilis et d’Enel à Briec », avance Christian Guyonvarc’h. Pour ajouter dans la foulée : « Ce en quoi il se trompe ! » Et il annonce une première action publique dès samedi 3 mars sur le site choisi, à l’initiative du collectif Gaspare.

Des opérateurs peu rassurés – Dans le cadre de l’appel d’offres, les opérateurs intéressés s’étaient inquiétés des risques de retard dans le déroulement de la procédure, voire d’un abandon pur et simple du projet. L’un d’eux avait même demandé à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) : « Pouvez-vous nous garantir qu’il n’y aura pas de débat public pour ce projet ? ».
Un débat public que les opposants revendiquent d’ailleurs, pour pouvoir discuter le bien-fondé de l’implantation de cette future centrale de production d’électricité.

La page Plogoff est-elle réellement tournée ? – Alors, Landivisiau connaîtra-t-il le même sort que le précédent projet de centrale à cycle combiné au gaz de Ploufragan (Côtes d’Armor), abandonné il y a trois ans en raison des oppositions locales. Ou que celui de la centrale nucléaire de Plogoff, objet d’un combat légendaire des Bretons en 1981 ?
« La page Plogoff est tournée », avait estimé le président de la Région Bretagne Jean-Yves Le Drian (PS) le 6 janvier 2011, lors de la session extraordinaire du conseil régional consacrée au pacte électrique breton. « C’est une erreur d’analyse fondamentale », lui répond aujourd’hui Christian Guyonvarc’h.

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Commentaires

Direct Energie et Siemens emportent le marché pour une centrale bretonne contestée

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G-E

01/03/2012 09h24

cela me peine d’entendre sans cesse rabacher que la Bretagne ne produit même pas 10 % de son énergie… 25% de ce qui est consommé en Bretagne est produit à Cordemais, en Loire Atlantique ! Rétrouvons donc notre Bretagne à 5 départements et nous produirons déjà 35% de notre électricité !

chalopin

01/03/2012 01h01

pauvre France, pauvre Bretagne !
en effet, maintenant, vouloir construire une route , un barrage, un e ligne électrique ou encore un site de production d’électricité devient impossible !
les éoliennes gâchent la vue, comme les lignes électriques, comme les centrales à gaz ou nucléaires, alors que la consommation électrique ne peut qu’augmenter les écologistes (authentiques irresponsables) sont contre tout ! ou quand ils proposent, c’est de l’énergie qui serait au moins 5 fois plus chère !

s’ils veulent être crédibles , qu’ils commencent par promouvoir une baisse de la natalité; moins d’humains = moins de consommation et moins de pollution…

stoppeur

19/03/2012 01h37

Voilà un comportement qui va « mettre de l’eau au moulin » du gouvernement actuel pour propulser le nucléaire(vieilles centrales + nouvelles)à des sommets encore jamais atteints,en France…Alors que,dans le même temps,l’Allemagne,la Belgique,la Suisse s’engagent délibérément dans la politique inverse…Les Anglais estiment eux qu’une centrale de 40 ans n’est plus rentable…Mais en France,rien n’est fait comme ailleurs, c’est évident…Faut-il rappeler aux ultras du pro-nucléaire que les centrales construites en 70-80, l’ont été pour une période transitoire de 30-35 ans…Et que la centrale de Cattenom était prévue à 6 réacteurs,qui,sur protestations des pays voisins(Allemagne,Belgique,Luxembourg)n’a été réalisée qu’à 4 réacteurs…Vraiment,le lobby nucléaire existe bien en France; et il n’est pas prêt à renoncer à ses objectifs,quitte à « forcer l’admiration » de la population française…Cependant,quoiqu’il en soit,il faudra bien démanteler les centrales après 40 ans de « bons et loyaux services »,dont le « devis » est estimé à rien moins de 4000 Milliards d’Euros…Quand certains consommateurs n’arrivent pas à imaginer que le coût de l’électricité ne baissera plus dans les années à venir…Et qu’il faudra faire beaucoup pour que la
« consommation des ménages » baisse vraiment pour éviter-par exemple-les super pics en hiver…Les énergies renouvelables existent ! Il y a une progression non négligeable envisageable dans ce secteur;et qui serait très certainement producteur d’emplois…tout comme les emplois consacrés à la destructuration des vieilles centrales…Oui,ça coûtera cher,pour tout le monde,dans toute l’Europe!Chaque chose en son temps,chaque chose à sa place…Plus il y aura de sites nucléaires dans le monde,plus il y aura de risques nucléaires dans le monde…Quant au traitement des déchets,se lie celui du stockage…

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